Le Beau

Articles du blog classés sous la catégorie « Le Beau »…les belles choses au quotidien

Le Beau

Lac et poésie

montagnes-lac-leman copy
views
807

Dans les sujets qui font du bien, il y en a un, peu traité dans les thématiques à la mode et pourtant, reconnu à une certaine époque comme un sacré compagnon de bien-être et comme un exutoire pour (re)trouver la joie. Cinq petites lettres pour initier une thérapie du soulagement : P.O.E.S.I.E.
Poésie un jour, poésie toujours. Quand on aime bien les mots, quand on aime bien la lecture, il est difficile de ne pas se laisser touchée par des associations souvent délicates et musicales. Une syllabe par ci, une note par là et les vers couplés les uns aux autres, porteurs d’émotions particulières, racontent une histoire universelle et singulière.

Aux origines de la poésie

La poésie est un genre si ancien qu’il est quasiment impossible pour les historiens d’établir très précisément les prémices de cette forme littéraire. Même l’écriture de ces cinq lettres portent à confusion et fut assez libre pour s’arroger le droit de se modifier au fil des siècles. Impossible d’en retrouver les traces chez nos ancêtres Sapiens. Les Sages se sont mis d’accord sur un point : on retrouve ses racines dans les grandes civilisations de l’Antiquité : grecque, indienne ou encore égyptienne et ce fut dès le début une tradition orale porteuse de philosophie, de sens et parfois même de comique.

Protéiforme, la poésie s’est modifiée au fil des siècles et de l’Histoire avec un grand H. Sophocle, Ovide, Charles d’Orléans, Ronsard du Bellay, La Fontaine, Nerval, Hugo, Prévert ou le grand Baudelaire. Autant de noms entendus et parfois moins connus, dont la prose ne peut laisser de marbre. Siècle après siècle-, elle est encore lue, apprise et considérée comme un monument de notre culture.

poesie-aragon

La poésie comme thérapie

La poésie, porteuse de sonorités, aux vertus thérapeutiques ? De nombreuses études le prouvent. : les mots guérissent les maux. A l’instar de l’écriture automatique, accumuler les vers serait bien un outil de développement personnel.
Le simple fait de lire ou de réciter des vers entrainerait l’imaginaire et notre créativité. C’est par l’exploration de nouveaux univers que la vie est en ébullition. En faisant de nous des créateurs, que ce soit des metteurs en scène de l’imaginaire ou des poètes du dimanche, la poésie stimule les sens et nous connecte à nos ressources intérieures.

Parce qu’elle explore d’autre chemins que ceux de la rationalité et parce-qu’elle joue avec les ellipses, métaphores et associations, la poésie a le pouvoir de faire de l’espace, créer du vide en soi pour que puisse se développer une nouvelle façon d’être,  plus singulière. Mais pour s’ouvrir à cette nouvelle dimension et se mettre en marche, agir sur le mental ne suffit pas. Par essence, le poète est en mouvement. N’était-il pas appelé un joyeux troubadour à une époque ? Pour lui – et à l’instar des philosophes antiques qui enseignaient en marchant –, la mobilité de l’esprit est indissociable de celle du corps.
Et on retrouve alors les préceptes des civilisations orientales ou les vertus du yoga qui ne divisent rien mais au contraire, (r)assemblent tout.

Lac et poésie

De nombreux vers évoquent les ressentiments de plénitude face aux grandes étendues d’eau. Que ce soit la mer, des rivières qui courent ou des lacs aux abysses insoupçonnées, ce n’est pas un secret, l’eau attire magnétiquement.
Il y a quelques semaines, j’ai passé du temps au bord de l’eau, au bord du Léman. Consciente que seules les étendues d’eau pouvaient me « remplir » d’un je-ne-sais-quoi de sérénité durant un hiver sans fin.

Quel bonheur de  contempler les mouvements à l’infini, la ville qui s’illumine de l’autre côté de la rive et les cieux qui rendent les couleurs si différentes d’un jour à l’autre. Je retrouve les mêmes sensations nourrissantes que les lors d’une virée à la mer. A la différence près que ce n’est pas à perte de vue. Encore que. L’immensément grand, l’infiniment petit. Tout se complète parfaitement. Jusqu’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours su, qu’un jour, je vivrais au bord de l’eau.  En attendant ce prochain jour, je vous laisse avec les vers d’un grand admirateur de lac, homme de poésie qui manie la plume et les touches du clavier d’aujourd’hui bien mieux que moi.

 Concentrez-vous sur chaque mot pour en apprécier le son et le ressenti. La pleine conscience, dont on entend tant parler, c’est aussi cela. Lamartine, c’est à toi.

✦✦✦

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

 » Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

 » Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

 » Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

 » Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! « 

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

✦✦✦

banc-lac-leman
glace-lac-leman
oiseaux-lac-leman
panorama-lausanne-leman
bateaux-lac-leman
coucher-soleil-lac-leman
Le Beau

Road-trip dans le Tamil Nadu

lavoir-femme-tamil-nadu
views
1514

Voilà un peu plus d’un mois que je suis rentrée d’Inde et plus précisément de mon road-trip dans le Tamil Nadu, région du Sud-Est aussi riche que vaste et belle.
 La nostalgie de me replonger dans le millier de photos prises ou bien l’envie de ne pas refermer ce chapitre ont fait qu’il m’a été difficile de raconter ce périple avant aujourd’hui. Incapable de finir ce post, je suis revenue plusieurs fois sur cet article pour enfin vous faire découvrir Pondichéry, Madurai, Chennai et le Chettinad.

J’avais initialement envisagé partir seule au Rajhastan et de toute façon il était clair dans ma tête que, d’une manière ou d’une autre, j’allais partir en Inde. Les coïncidences du destin agrémentées de quelques signes ici et là ont fait qu’en moins de 48h, nous avions acheté nos billets direction Chennai, capitale du Tamil Nadu, l’état des temples.
Je dis « nous », car je suis partie avec quelqu’une que je ne connaissais pas à moins d’un mois du départ. J’ai, comme toujours, suivi mon intuition qui affichait tous les signaux au vert et le périple à travers l’état de Madras était tout tracé.

Mahabalipuram

Nous sommes arrivées à Chennai (Madras) à 2H du matin après un vol de 11H sur Lufthansa. Une arrivée sous 32°C avec 300 panneaux nous faisant face et arborant tous les noms de la Terre sauf le nôtre. Nous avons finalement rejoint un hôtel près de l’aéroport, réservé à la hâte quelques jours plus tôt. Hôtel sur lequel je ne m’attarderai pas tellement il ressemblait à un condensé de l’Inde toute entière dans notre chambre. Chambre qui, sans fenêtre, donnait sur la rue d’à côté.
Surréaliste. Ayant survécu à cela à coup de grands fous rires, je savais déjà que ce voyage allait être rempli d’événements surréels.

composition-mahabalipuram-inde

 

Après 3H de taxi, nous sommes arrivés à Mahabalipuram et ce fut réellement mon premier contact avec le sous-continent. Cette ville, ou village pour l’Inde, était déjà connu au temps de l’Antiquité. C’est dire l’histoire qui se cache ici. Le lieu est parsemé de temples dédiés à Shiva, à Vishnou et à Krishna. Le monument le plus plébiscité est un bas-relief de 27m de long sur 9m de haut qui dépeint la descente du Gange et tous les symboles hindous que, malheureusement, on a eu bien du mal à comprendre. Cette fresque rocheuse se parcourt comme un long parchemin où l’on retrouve le chat yogi, Shiva ou encore des naginis. C’est à peu près tout ce dont je me souviens.

Après 3 jours passés à flâner et à buller entre la piscine de notre hôtel et les rues poussiéreuses de Mamallapuram, nous sommes partis en bus direction Pondichéry. Puducherry, la ville de tous les fantasmes. Les bus indiens ? Comment dire ? Ce fût une grande expérience… A vrai dire nous avons beaucoup ri dans ce convoi infernal, balayé fortement par les vents et surchargé de locaux. Et nous avons aussi fait rire beaucoup de monde et des jeunes filles qui, par pudeur, se cachaient parfois derrière un pan de tissu.

 

Pondichéry

Notre arrivée à Pondichéry fut également assez chaotique avec nos valises déjà trop lourdes, les 35°C ambiants et une horde de tuk-tuk qui s’amusaient de nos mines décontenancées.

Situé sur la côte de Coromandel, Pondichéry est incroyable. Je m’étais déjà imaginé la ville par mille fois et elle a répondu à toutes mes attentes. Elle était exactement comme je l’avais vue dans mon imagination. C’est un petit joyau. Un joyau qui mélange le meilleur de deux cultures et où l’air y est paisible. Se perdre dans les différents quartiers et dans les rues quadrillées à la française pour finalement voir apparaitre le Golfe du Bengale à peu près partout, c’est tout un programme. Un festival de couleurs ravissant pour les yeux et un régal pour l’appareil photo !  Petite ville de moins de 800 000 habitants, petite ville indienne à taille humaine et ancien comptoir français, on ne se sent ni oppressée ni déboussolée en déambulant par ci, par là. On a vraiment profité plusieurs jours de cette atmosphère, des nombreuses maisons coloniales qui abritent un paquet d’expatriés, de rencontres toutes plus agréables les unes que les autres, de belles boutiques chics et ethniques, des Coffee-shops où le raffinement est de mise, des merveilleux magasins d’antiquaires qui m’ont donné envie de tout ramener et des vendeurs de Chai à tous les coins de rue.

villa-helene-pondichery
Là-bas,  on a eu aussi eu la chance d’expérimenter la cuisine indienne en faisant notre marché et en cuisinant nous-mêmes. Et puis, on s’est transformé en spectatrices effarées face à une éclipse lunaire qui n’était visible que depuis cette partie de la planète et qui est un spectacle si rare qu’il ne se produit qu’une fois tous les quatre ans.
Et puis on a aussi visité, avec Michel, les orphelinats d’Alice et son mari qui donnent leur entière aux enfants des rues. On a été l’attraction locale pendant un long moment et j’ai pris un malin plaisir à me fondre avec les petites filles qui étaient en train d’apprendre à compter et qui ont dû me demander mon prénom au moins 118 fois en deux heures.


Pondichéry est une ville où l’on sent la présence de la Mer et rien qu’avec ça je me sens déjà bien. Le soir, on se promène sur la jetée pour finir la journée et on ralentit automatiquement le pas.
Pondichéry est un havre de paix et une ville d’inspiration pour nombre de stylistes, designers et autres personnalités qui viennent souvent ici comme me l’ont dit  des amis qui vivent sur place.  Pondichéry exerce sur beaucoup un attrait particulier. Inexplicable, mystique et cosmique. A l’indienne.

 

Le Chettinad

J’avais découvert la région du Chettinad à travers un merveilleux reportage d’Arte quelques jours avant Noël. Ni une ni deux, nous avions décidé de l’intégrer à notre programme et c’est en faisant quelques recherches sur le net que je suis tombée sur un article du Monde.  J’ai pris immédiatement contact avec Raja, le guide dont parlent les journalistes, et un matin à la fraiche, il nous attendait en bas de notre hôtel de Madurai. Après 2h de voiture, nous nous sommes retrouvées dans la région aux 3500 palais. Le Chettinad qui semble être de plus en plus une région dont on parle est surprenant. C’est un grand pan d’histoire abandonné et à ciel ouvert.

Le Chettinad est une région rurale dans les terres reculées du Tamil Nadu. C’était aussi, au siècle dernier, la région des Chettiars, riches commerçants appelés « les indiens juifs »et grands amateurs de savoir-faire du Monde. Chaque expédition commerciale et chaque négociation étaient une bonne raison de ramener un peu de beauté étrangère et d’orner leurs palais le plus majestueusement possible.

On compte plus de 1000 palais dans moins de 50 villages. Palais dont la majorité est abandonnée, preuve incontestable du déclin de leurs anciens propriétaires depuis l’Indépendance de l’Inde en 1947. Les familles restantes se « saignent », quand elles le peuvent, pour entretenir quelques m2 et essayer de relancer ce pan de l’histoire indienne.
Lors de notre périple, Raja, notre guide, a eu la très bonne idée de nous faire rencontrer Bernard Dragon et Michel Adment qui sont tombés follement amoureux de la région et qui, en créant une ONG, ont décidé de s’installer sur place pour tenter de rénover plusieurs maisons. Avant même d’arriver dans leur propriété, ces deux noms me disaient quelque chose…
En effet, je les avais vus dans le fameux reportage d’Arte et leur historie m’avait fortement donné envie de découvrir cette partie du Tamil Nadu. La boucle était bouclée.

 

Madurai

Les deux jours suivants nous les avons passés à Madurai, capitale culturelle du Tamil Nadu et deuxième ville la plus grande de l’état.
La ville était déjà connue du temps des Romains et les fresques sur les murs du Temple Mînâkshî sont là pour nous rappeler son histoire.

Après une balade dans le marché aux fleurs, nous avons visité cle temple. Malheureusement je n’ai pas de photo.
C’est dépouillée de tout effet personnel et de mes chaussures que j’ai déambulé pendant plus de 3 heures dans les couloirs de ce lieu de pèlerinage incontournable pour les hindous. J’ai aussi déambulé sans chaussures dans la ville, me brulant les pieds sur le goudron trop chaud, mais ça c’est une autre histoire.

Le temple attire plus de 15 000 pèlerins par jour. Au vue de l’importance du lieu, il était hors de question que nous visitions cet endroit sans guide. Nous avons eu la chance de pouvoir nous greffer à un petit groupe de retraités français avec un guide français qui vivait depuis plus de 30 ans à Pondichéry et qui connaissait l’histoire hindoue comme sa poche. C’était passionnant tant c’était riche et nouveau. Grâce à lui nous avons pu nous mêler aux pèlerins et pratiquer certains rituels avec eux.
Certains nous ont invité à manger avec eux et des femmes nous ont conviées à les rejoindre pour la cérémonie des bracelets pour la future maman de 8 mois qui trônait au milieu de tout un groupe. Il y a eu beaucoup d’échanges, beaucoup de sérénité, beaucoup d’énergies fortes avec des pendules qui s’affolaient et plein d’espoir lancé en l’air pour nous et pour les nôtres.

La religion hindoue est particulièrement déconcertante et intéressante car elle bouscule tous nos repères et notre rationalisme qui ne comprend que peu de choses. Choses pourtant avérées et confirmées mais jamais expliquées. Nous sommes repartis de là avec le sentiment d’avoir touché du bout du doigt quelque chose d’impalpable mais de très puissant. Un de mes amis les plus proches, qui est pasteur, appelle cela la Foi. Je crois bien que c’est un mot universel.

 

Chennai

Autant je suis tombée en amour pour Pondichéry pour toutes les raisons énumérées ci-dessus et pour beaucoup d’autres, autant j’ai tout aussi apprécié le coeur bouillonnant de Chennai, l’ancienne Madras. Sixième ville d’Inde, capitale du Tamil Nadu et deuxième plage la plus longue du monde avec Marina Beach qui s’étend du Nord au Sud, les plus de 8 millions d’habitants de la métropole peuvent se targuer d’appartenir à une cité riche. Plus grand port du Golfe du Bengale, grand centre industriel et informatique, plus grosse production de films de Bollywood (appelée par ailleurs Kollywood), manufactures en tout genre…bref, on voit tout de suite que la ville est riche. Même si on s’est retrouvé un jour dans les bidonvilles en bord de plage, nous avons senti que la ville est une cité florissante.

 

 

Notre parcours dans Chennai a été de se balader en tuk-tuk d’un point A, à un point B, à un point C…etc…La « photographe » que je suis a été très frustrée de ne pas pouvoir marcher quand je le voulais pour capter des moments sur le vif. J’allais devoir me contenter des nos nombreuses allées et venues dans les tuk-tuk locaux. Il en est ainsi dans les villes d’Inde.
Et de toute façon j’aurais été bien incapable de traverser la rue. Les seules fois où nous nous y sommes aventurées c’est au bras d’habitants qui avaient bien plus l’habitude que nous de se lancer les yeux fermés dans un flot continu de voitures, de tuk-tuk et de motos sans même avoir à prier pour ne pas mourir tout de suite.
C’est le coeur lourd que j’ai définitivement rangé mon appareil photo pour me concentrer sur l’activité principale qui nous amenait aussi dans la capitale : le shopping. Avec une liste à peu près longue comme mes deux bras, je n’ai pas été déçue…même si j’avais déjà bien avancé ma besogne à Pondichéry.
Chennai ce fut aussi la découverte des clubs indiens où je me suis bien amusée, le cinéma pour voir un génialissime Bollywood de 3H, les roof-tops sublimes et le palace 5 étoiles le Leela, référence ultime en matière de luxe avec un petit-déjeuner 12 étoiles.

Chaque voyage en Inde est une histoire bien personnelle, une histoire de ressenti, de l’envie de partir jusqu’à la façon dont on vit le voyage et cela, plus que dans n’importe quel autre pays. Il se passe indéniablement un quelque chose imperceptible et difficilement explicable et cela, que l’on soit sensible ou non à la culture indienne.

Il se trouve que l’Inde a été exactement comme je l’avais imagineé. Surréelle, mystique, fascinante et cosmique. Et en me rendant à l’aéroport de Chennai, le dernier soir, j’étais convaincue que ce n’était qu’un Au Revoir au Tamil Nadu.

Le Beau

Un court séjour à Prague en hiver

voiture-prague-pont-charles copy
views
1868

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez probablement vu passer quelques photos aux couleurs hivernales de la ville aux 100 clochers. Il y a quelques temps, je me suis octroyée quelques jours de pause pour voir Prague en hiver. Un break de saison. Un break photographique, seule, juste pour explorer la capitale tchèque en long et en large à la recherche des meilleurs angles et des plus jolies lumières. 
Etant une vraie fille du Sud qui vibre aisément face aux couleurs des capitales ensoleillées, je suis tout aussi émerveillée par les villes du Nord en hiver. L’ambivalence de ma personnalité fait que j’adore aussi cette saison. L’hiver est la saison idéale pour visiter ces villes enchanteresses et c’est encore mieux si elles sont cernées de brume ou envahies de neige.

 

cygnes au bord du fleuve de Prague

 

ponts-prague

Voyager jusqu’à Prague

J’ai organisé mon départ sur un coup de tête. Ayant reçu du nouveau matériel photo, j’ai eu envie de m’accorder quelques jours dans un endroit particulièrement photogénique pour tester tout cela. Je voulais également que la destination choisie soit nouvelle pour moi, plutôt économique, belle en terme d’architecture et pas trop éloignée de Paris. Par ailleurs, j’avais tellement d’autres préoccupations à ce moment-là que pour la première fois je suis passée par une société pour un voyage clé en main (vol + hôtel), en l’occurrence Vente Privée.

le fleuve vltava de prague

 

 

 

 

Prague est à 1H45 de vol de Paris. Une fois le pied posé sur le sol tchèque, en moins d’une demi-heure vous êtes dans le centre de la capitale. 
Autant dire que l’embarquement jusqu’à Charles de Gaulle est bien plus contraignant !
Pour rejoindre le centre ville, il y a divers transports en commun mais je vous conseille vivement de réserver à l’avance une voiture partagée qui vous amène jusqu’à la porte de votre hôtel. Le prix est dérisoire et il n’y a rien à redire sur ce service.
N’oubliez pas que vous arrivez dans un pays qui ne parle pas du tout votre langue et qui n’utilise pas votre monnaie. Faciliter le premier contact dans un pays étranger est toujours de très bonne augure pour la suite.

immeuble-prague
compo-biscuits-prague

Que voir sur place ?

Une fois les affaires posées à l’hôtel, je n’aime pas du tout que mes séjours soient rigidement organisés quand je m’apprête à découvrir de nouvelles contrées. En général, je pars avec Google Map, mon appareil photo et je suis le flot des gens dans la ville.
 C’est littéralement la curiosité et l’intuition qui me guident. Parfois, un détail me fait aller à droite, un bruit me fait continuer tout droit et je me retrouve facilement à parcourir une quinzaine de kilomètres chaque jour.

Voir Prague en hiver c’est découvrir une ville attachante, historiquement et culturellement riche pour ceux qui apprécient ces côtés-là. Ils sont quasiment intarissables. C’est une vraie ville typique de l’Est qui nous rappelle son histoire au gré des différents courants architecturaux que l’on remarque, parfois avec ironie. Il y a des nuances de couleurs infinies sur les façades du centre historique. Et des ponts partout qui nous permettent d’enjamber facilement son fleuve aussi long qu’imprononçable, le Vltava.

pont-prague-statue

rue-couleurs-prague

chevaux-tramway-prague

 La rive gauche

panorama-prague

 

 

 

 

pont-charles-prague

Il est très facile de se déplacer à Prague en hiver comme en été. Personnellement j’ai privilégié la marche à pied pendant 5 jours, même si il faisait très froid, mais le réseau de transports en commun est facilement utilisable. La rive gauche et son quartier Malà Strana est l’endroit le plus charmant de la ville, en tout cas celui que j’ai préféré et où je suis retournée plusieurs fois. Véritable village, il est possible de s’y balader une bonne journée et d’apprécier toute la quiétude qui s’en dégage. Beaucoup d’ambassades sont nichées ici dans de belles demeures d’époque, ce quartier étant le 2e construit après la Vieille Ville de Prague.

balade-prague
A voir :

Mur John Lennon
Château de Prague
Tour Petrin
Vysehrad
Le musée Kafka
Le quartier de Mala Strana
L’église St Nicolas (pour moi la plus majestueuse des 99 autres qui composent la capitale)
La fondation Kampa d’art contemporain
Et le Mandarin oriental parce-qu’il ne faut rien se refuser ! (je m’arrête un moment dans chaque Mandarin Oriental des villes que je visite. Il n’y a pas de mal à se faire du Bien, croyez-moi !)

devantures-prague

La rive droite de la ville

pont-charles-prague-ciel

La rive droite de la ville abrite le quartier de la Vieille Ville qui fut le tout premier construit. Il y a un amoncellement de petites rues aux façades typiques et colorées et à chaque coin de rue une merveille historique qui est souvent une église ou une cathédrale. Le clementinum (qui est malheureusement fermé jusqu’en 2020 pour cause de rénovation), l’horloge astronomique de l’hôtel de Ville, la place de la République ou le couvent St Agnès ne sont que quelques exemples des édifices sur lesquels vous pouvez littéralement tomber nez à nez. je ne vous parle même pas du fameux Pont Charles, emblème de la ville comme l’est notre chère Tour Eiffel à Paris. Été comme hiver, ne cherchez pas, il est impossible de prendre une photo de ce pont sans un touriste dessus. Si vous êtes comme quoi, têtu(e), rabattez-vous sur une affiche de la ville 😉

rue-colorees-prague
Prague est aussi une ville qui a souffert. Le quartier Josefov en est la preuve vivante. Depuis toujours, le quartier juif de Prague a vu et subi l’Histoire de plein fouet jusqu’à nos jours. Si vous souhaitez exploiter ce pan de la ville, il y a de nombreux monuments, synagogues et musées à visiter. Pour ma part j’ai consacré une journée entière à la visite du camp de concentration et ghetto de Terezin. Je suis passionnée d’Histoire et j’ai profité de cette occasion pour aller « au fond des choses ».

Quoiqu’il en soit, si c’est cette partie de la ville que vous souhaitez explorer, pas besoin forcément de vous enfoncer dans la campagne tchèque comme je l’ai fait. La visite du quartier juif inclut un tour complet de 6 sites qui ont marqué cette période… Après cela, je vous conseille un arrêt bien mérité dans un des nombreux coffeeshop de la ville pour y déguster un gâteau du coin, si le coeur vous en dit.

compo-prague-fleurs

Les 10 choses à faire à Prague en hiver

Je ne regrette absolument pas d’avoir choisi l’hiver pour partir à la découverte de cette ville. Cela confirme mon intérêt pour ces villes qui ont un caractère encore plus fort une fois leurs vêtements d’hiver revêtis. Si vous aussi, vous vous décidez à partir à Prague en hiver voici une petite liste de 10 choses à faire impérativement pendant cette saison :

  • Visiter Prague en calèche emmitouflée dans une bonne couverture relève du vrai film romantique mais ça provoque toujours son petit effet.
  • Explorer la ville un vin chaud épicé à la main.
  • Prendre ses jambes à son cou et monter les x marches du Parc de Letna pour voir la suite des ponts bien alignés sur le fleuve embrumé.
  • Monter jusqu’au château de Prague qui date de 880 et prendre un verre ou déjeuner sur la terrasse d’un des restaurants en contemplant le panorama.
  • Traverser le Pont Charles au crépuscule quand la ville n’est pas encore réveillée et que la brume du fleuve s’élève dans les airs (peut-être que vous aurez un peu de chance…).
  • Goûter le Trdelnik cuit sur des braises et rempli de glace à la vanille. C’est LA pâtisserie qui est vendue à tous les coins de rue !
  • Laisser une trace de soi sur le mur John Lennon.
  • Se laisser porter en traversant la ville à bord d’un des tramways old school du réseau tchèque.
  • Partir en quête des plus jolies marionnettes en bois pour Noël.
  • Et bien évidemment aller écouter un des nombreux concerts de musique classiques qui se jouent tous les jours dans les nombreuses églises de Prague, et si possible du Vivaldi.

vitrines-prague

L’objectif du séjour ayant été de faire un break hivernal pour faire de la photo, encore et encore, je ne suis absolument pas déçue de la destination choisie. Prague regorge de petites et grandes merveilles qui nous forcent à bien ouvrir les yeux que l’on soit encombré de matériel ou juste prêt à s’émerveiller, gants et chapka de sortie.

Si vous prévoyez de partir à Prague en hiver, je ne peux que vous conseiller le site du Routard qui m’avait pas mal éclairée sur la ville avant de faire mon choix et dont les différents services que j’ai utilisés se sont avérés très biens. 
Pour le reste, si j’ai réussi à vous transmettre un peu de la beauté de cette ville, alors je n’en suis que plus ravie !

Pont Charles de Prague en hiver

graphiti-prague

prague-coucher-soleil

Le Beau

La belle histoire

robe-dos-mariage
views
627

Il y a certaines histoires qui méritent qu’on s’y attarde, que l’on ouvre les yeux et le cœur un peu plus grand qu’à l’habitude. De ces histoires-là on est juste saisi par la beauté de l’émotion avant même d’avoir pu exprimer la moindre pensée.

C’est avec le sourire aux lèvres et le coeur joyeux que, samedi dernier, j’ai eu la chance d’être l’un des nombreux témoins de l’union de deux êtres qui, de prime abord, n’avaient absolument aucune chance de se croiser.

Julie et Ijal se sont rencontrés, il y a peu, dans un mariage en Indonésie et ce fut le début de la belle histoire.
Ijal est un grand bonhomme toujours heureux. Un bonhomme qui rayonnait encore plus samedi, affublé d’un gros noeud papillon en batik et de son sourire à toute épreuve.
Julie s’est laissée charmer par quelques chansons douces à la guitare, dans un pays alors inconnu. A ce moment-là seuls les regards échangés et les premiers papillons de la rencontre ont fait office de langage. Aucun des deux ne sachant maîtriser la langue de l’autre, ils se sont apprivoisés différemment pour faire vivre la force de l’évidence et le soleil de leurs deux cultures mélangées. 

Et puis deux ans plus tard ils se sont dits le fameux « Oui« , celui qui scelle l’engagement sur un papier officiel et dans les yeux de tous ceux qui en sont témoins.
Dans cette salle de la mairie du 17ème, il y a eu quelques notes de musique, une traductrice indonésienne officielle, des baisers échangés, une adjointe au maire enchantée par l’événement, des enfants qui couraient partout, le portable du marié qui a sonné dès le début de la cérémonie (parce-que l’Indonésie voulait suivre cela en direct), des filles qui avaient mal aux pieds avec leurs talons trop hauts, des flashs inopportuns, du soleil, de la pluie, et de la Vie, beaucoup de Vie.

Voilà, il y a de belles histoires comme celles-là que certains adoreraient s’amuser à filmer.
L’histoire de deux anonymes parmi tant d’autres, faits de la même argile et dans le même moule que vous, moi, nous. Des histoires qui ont pour vocation de remettre le bonheur et l’espoir en perspective. Quand on regarde le monde sous cet angle, le champ des possibles apparaît comme une magnifique aire de jeux bien trop immense pour être explorée de fond en comble. Mais surtout remplie de promesses infinies.
S’en priver quelles qu’en soient les raisons c’est comme dire non à l’exploration de l’Univers, dire non à la curiosité et à la découverte, et refuser le réel et l’impalpable. 

Alors ne dites NON à rien.

pieds-maries-confettis

 

strobi-paris

 

robe-dos-mariage

 

table-mariage

 

couple-maries

Le Beau

Balade à Palais-Royal

enfants-palais-royal
views
874

Hello les amis,

Ce weekend, et, je vous rassure, j’avais vérifié la météo avant…je me suis amusée à me lever très tôt pour un samedi, histoire d’aller faire une session photo, au soleil et, surtout, quand la ville dort encore.
Tous les photographes vous le diront, une balade pendant les « golden hours », qu’elle soit à Montmartre ou comme ici à Palais Royal, ça n’a pas de prix ! #chasinglight

Au lever du soleil, le midi, quand la lumière est plus dure ou le soir quand elle se fait plus rosée, le seul objectif est de trouver la meilleure atmosphère et prendre du bon temps. Personnellement j’adore le petit matin à Paris, et particulièrement les weekends.

En bonne provinciale que je suis, je me régale toujours en prenant mon temps et c’est lors de ce genres d’instants que j’apprécie Paris qui me le rend bien. Un café en terrasse en regardant la ville qui se réveille et Paris, les weekends, se réveille tard. On y voit autant les touristes téméraires qui se mêlent aux derniers noctambules, que les pauvres travailleurs du weekend, bref tout un petit monde qui se croise et qui ne se voit pas.

Ce weekend nous avons été gâtés car on pouvait déjà sentir la chaleur du soleil en terrasse. Le café n’était que meilleur et dans ce cas  prendre son temps n’a pas de PRIX !

Photographiquement parlant, quand pour une série on privilégie les paysages aux séances people, il est toujours plus simple de photographier sans attendre 10 minutes LE bon moment, c’est-à-dire celui où il n’y a personne. Soit JAMAIS !

Bon j’avoue que pour cette série à Palais Royal et sur les colonnes de Buren, j’avais, en plus, épuisé mon crédit « parisienne matinale » sur la butte grâce à un premier arrêt-café et je suis arrivée un peu trop tard sur les lieux.
Au final j’ai terminé à faire une séance photo avec deux japonaises, 2500€ de matos photo dans les mains et une bonne partie de rigolade pour les shooter en mode « streetstyle ».

Encore un bon exemple du « pouvoir de l’intention ». Vous connaissez ?
Si la réponse est non, ne vous inquiétez pas on aura le temps de revenir dessus !

D’ici là je vous laisse avec la lumière de ce samedi pour continuer le rythme de cette nouvelle semaine. Profitez-en, le Printemps n’est pas loin et comme on dit , le Printemps c’est la vie.
Bonne semaine…

colonnes-buren

palais_royal_5

palais_royal_7

palais-royal-3

palais_royal_6

palais_royal_4

Le Beau

Weekend au ski

nuages-haute-montagne
views
693

montagnes-enneigees-au-soleil

 

Je rentre d’un long weekend au ski, plus exactement à Valloire Galibier, durant lequel je n’ai pas pu m’empêcher de partir seule en forêt explorer cet infini.

Et aussi m’abreuver égoïstement de la lumière infinie qui nous a accompagnés tout au long du séjour. C’est fou comme le temps est changeant dans ces terres parfois hostiles aux citadins convertis. En fait vous n’avez pas le temps de vous retourner et de chercher votre appareil sous des couches sans fin de vêtement qu’un rayon de soleil se faufile à travers les sapins et s’en va aussi furtivement. Autant dire qu’il faut être sacrément patient pour faire une série réussie dans un froid qui avoisine les -22°C, jour où je me suis, bien évidemment, décidée à partir en balade raquettes pendant trois heures.

Mais j’aime bien cette phrase de Bouddha qui dit « Nous partageons l’air avec les forêts et l’eau avec les mers. Nous ne faisons qu’un seul corps avec elles. » Et dans ces moment-là tous nos sens sont en appel.
Difficile de contredire le sage.

Ce weekend était donc un weekend un peu spécial avec la joie de célébrer mon anniversaire, en petit comité mais entre amis. Et tous les plaisirs d’un séjour au ski y sont passés : vin chaud au bas des pistes, glisse dans une poudreuse tombée la nuit, raclette du pays, shopping fermier, et spa en haut des cimes pour finir sur une note bien-être qu’il eut été difficile de se refuser après avoir littéralement gelé par intermittence entre passages ensoleillés et longues étendues à l’ombre.

Je dois dire qu’une semaine après une rentrée boulot sur les chapeaux de roue, ce break s’est avéré être un vrai bain de bonheur, une pure parenthèse enchantée où le seul mot d’ordre était de se faire plaisir. Autant re-boostée par la lumière que par l’air vivifiant, je vous confirme que le mois de janvier est toujours un mois merveilleux pour ma part.

Un mois qui permet sans aucun doute de faire le point sur l’année passée et sur les accomplissements à venir, ceux auxquels on se tient comme à un fil rouge et qui battent la cadence avec nous à chaque pas. Avoir un objectif, quel qu’il soit, personnel, spirituel, physique ou tout à la fois, vous oblige à vous tenir bien droit et c’est essentiel.

 

chalets-valloire-neige

route-valloire

chalet-rouge-valloire

vue-station-valloire

skis-glam

promenade-raquettes

ruisseau-enneige

chien-berger-face

refuge-neige