ARAKU : un café bio au service de l’éthique à Paris

Nous sommes sur le point de vous raconter une histoire, c’est une entreprise plus que joyeuse pour moi. Au franchissement de la porte du café Araku pour la première fois, vous n’imaginez pas à quel point nous allions tomber amoureux de ses murs.
Le fond de l’affaire était compréhensible, mais j’ignorais à quel point cette aventure humaine représentait le Bien, le Bon et le Beau. C’est la générosité et la folie de plusieurs personnes au fil des années qui ont permis aux cafés Araku de devenir un modèle de réussite éthique.

Araku un café à Paris (pas comme les autres)

Grâce à l’expertise et à la confiance de plusieurs hommes, Manoj Kumar a fait de la marque Araku une vraie marque. Marie et Singrid ont travaillé sans relâche sur un projet extraordinaire pendant des années avant de lui donner vie à Paris et d’en faire une réalité. Araku a été construit par ces fins gastronomes à la recherche d’une histoire avec du sens et de l’humanité sans jamais perdre un point de sa singularité. Lors de notre conversation, Singrid nous a expliqué qu’ils avaient un pied à Bombay et un pied à Paris. En visitant la boutique, qui a ouvert cette année au 26 rue de Bretagne, vous remarquerez que tout dans ce lieu respire ce fantastique et incroyable projet.
De nombreux utopistes ont suivi le même chemin pour faire de cette histoire une réalité en refusant l’impossible et en embrassant des valeurs nobles.

Voici l’histoire de leur développement

Cette image vous vient peut-être à l’esprit lorsque vous vous représentez la vallée d’Araku en Inde, habitée par des aborigènes qui vivaient du troc et qui, au cours des 15 dernières années, sont devenus de fiers agriculteurs. Manoj Kumar a mis les pieds dans cette région pour la première fois à la fin des années 1990 et a été frappé par l’extrême pauvreté et l’autosuffisance des habitants de cette région qui sont extrêmement marginalisés. En langue sanskrite, Naandi signifie « nouveaux départs » ou « nouveaux commencements » en anglais. Lors de la création de notre Fondation Naandi, nous avons voulu nous attaquer à cette crise humaine afin que l’analphabétisme et la mortalité féminine deviennent moins fréquents dans cette vallée enclavée.
Il a fallu du temps pour qu’une vie plus adaptée à l’époque se mette en place, et de véritables liens de confiance se sont créés entre les habitants de l’enclave et les membres de la fondation.

Grâce à cette confiance, les autochtones ont pu partager leurs souvenirs d’anciens fermiers et leur désir de retrouver leur indépendance. Une grande partie de cette vallée a été déboisée pendant l’occupation britannique, et la culture traditionnelle du café s’est perdue, alors que l’éco-système et l’environnement paradisiaque ont fait de la vallée un endroit parfait pour le développement de ces fermes de café.

Expertise dans la production de café

Très vite, Manoj Kumar a réalisé que la région d’Araku était comme un diamant brut et qu’il fallait préserver cette richesse en l’exploitant. Il a ensuite contacté David Hogg, un Néo-Zélandais ayant 35 ans d’expérience en biodynamie et en agriculture écologique et qui s’était installé en Inde il y a 35 ans.
Les agriculteurs ont dû suivre un long processus de formation afin d’apprendre cette méthode ésotérique d’agriculture. En raison de la nature exceptionnelle des cultures, il est devenu évident que le café biologique ne devait pas seulement être vendu sur le marché, mais aussi être accessible au reste du monde. Dans ce cas, la Fondation Naandi a fait appel à Hippolyte de Courty, expert en café, whisky et chocolat, ainsi qu’historien épicurien.
Pendant qu’il participe à l’aventure Araku, une flopée d’agronomes français installés en Inde l’accompagnent. Il y a trop de potentiel dans cette vallée pour qu’on n’en fasse rien, tout comme les grands vins méritent des lettres de noblesse, le café aussi.

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