voyage

Le Bien

Mes podcasts favoris

podcasts-headphones
views
1139

Aaaah…, les podcasts. La liste des meilleurs podcasts 2018 ne cesse de s’allonger sur la Toile et avouons que ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver et de sélectionner ce qui nous plait. A vrai dire, je dois avouer que jusqu’à encore peu, je refusais catégoriquement de céder mes sessions Spotify à ce nouveau format audio. Force est de constater qu’il a suffi d’un seul épisode de qualité pour que je sois entrainée dans ce raz-de-marée et pour vous faire part, avec plaisir, de mes podcasts favoris, qui ne sont pas toujours ceux auxquels on pourrait penser.

La folie podcast

Revenons un peu en arrière, vous le voulez bien ? Personnellement, j’aime toujours bien analyser ce qui se passe quand je me fais emporter par des tendances. Mon ego me dit « hé cocotte, tu voudrais pas prendre un peu de recul, là ? ». C’est mon côté analytique, parfois fatiguant, je le confesse. Bref je suis obligée de me poser des questions parce-que, comme je vous le disais plus haut, à chaque fois que j’écoute un podcast, j’ai quand même la désagréable sensation de sacrifier un joli moment de musique.

Le podcasting ou la diffusion pour baladeur ou baladodiffusion comme l’appellent nos amis canadiens, est ni plus ni moins un moyen de diffuser des fichiers Audio sur Internet. Avec la naissance et l’essor du Web 2.0, le format a explosé très rapidement Outre-Atlantique. Tous les sujets y sont décortiqués, débattus et analysés. Petit à petit, la chose est arrivée doucement mais sûrement chez nous. On y parle business, digital, développement personnel, féminité, mode, jardinage… bref autant de sujets que de titres proposés.

Mais en gros, un podcast comment ça marche ? Attention je m’adresse à vous, novices et résistants dont j’ai été l’une des vôtres, il y a encore quelques mois. Pour être honnête, rien de plus facile que de trouver (et vous faire avoir ?) ce qui vous plaira à vous aussi. Il suffit de télécharger une application podcast et de surfer sur l’infini catalogue de celle-ci : Itunes, PodBean, Podcast Addict, Soundcloud pour ne citer que certaines des plus connues. Une fois que c’est fait, vous n’avez plus qu’à choisir une catégorie et à écouter. Je vous conseille tout de même de télécharger les épisodes. On ne saurait être que trop prévenant en rapport au fait que le réseau, c’est pas monnaie courante partout !

Bref, aujourd’hui, on peut bien parler de folie podcast. La mobilité et l’extrême présence de nos amis les smartphones font que le podcast a explosé et initie un moment plus intime « d’élévation culturelle ». Ce bouillonnement incroyable se compte en millions d’écoutes chaque mois. On estime, par ailleurs, que plus d’un français sur 2 écoute des podcasts, ces sources d’informations à la demande, où on veut, quand on veut.

Voilà. Adieu donc Beyonce, Simon and Garfunkel et Valérie June. Adieu les petits pas de danse inopinés au coin du feu rouge. Il est temps, pour vous aussi, de passer en mode » je m’instruis » et d’écouter des podcasts inspirants et de trouver vos podcasts favoris. Vous penserez à moi quand vous ferez la cuisine, quand vous serez coincé dans un métro qui sent le rance ou dans un embouteillage interminable. Ok, vous êtes submergés par de nouveaux contenus et vous courrez systématiquement après le temps ? Que nenni, vous  trouverez bien un moment pour vous y mettre et en reprendre un peu, non ?

La liste de mes podcasts favoris

Cette liste de mes podcasts favoris n’engage, bien évidemment, que moi. Elle est composée de podcasts aux sujets divers et qui m’intéressent fortement pour des tas de raisons sur lesquelles je ne m’étendrais pas ici, en tout cas, pas tout de suite. Pour ceux qui ont déjà succombé au petit format audio, vous allez sans aucun doute reconnaitre des titres déjà plébiscités parmi ceux que je vais vous proposer. Mais, comme j’aime particulièrement bien sortir des sentiers battus, je vais tout de même m’employer à vous faire découvrir quelques pépites…

♦♦♦♦♦♦♦

La Créme de la Créme

J’attaque fort tout de suite. Le podcast La Crème de la crème de Pauline Laigneau, fondatrice de la marque de joaillerie Gemmyo, est LE seul podcast dont je ne manque aucun épisode. Mon esprit résolument tourné « business » ne peut qu’être conquis. Pendant plus de 45 minutes, la qualité des interviews, la pertinence des questions et le choix des invités toujours très humbles et experts dans leur domaine font de ce podcast le numéro un de sa catégorie. Du top niveau !
Et gros plus non négligeable pour ma part : Pauline Laigneau n’invite que la crème de la crème du business ce qui permet de ne pas entendre continuellement les mêmes invités que l’on retrouve partout ailleurs. Si l’on prend une définition du podcast trouvée sur la Toile qui serait perçu comme un moyen d' »aller chercher une certaine élévation culturelle », je peux vous assurer que j’ai sorti plusieurs fois mon petit carnet pour noter conseils, livres et mentors des interviewés.

Mon épisode préféré : Jacob Abbou et Jean de la Rochebrochard (impossible de n’en choisir qu’un seul !)

♦♦♦♦♦♦♦

Change ma vie

Quand on est résolument tourné et nourri par la spiritualité, le développement personnel, les énergies et l’intuition, le podcast Change ma vie est un must à écouter. J’apprécie beaucoup comment Clotilde Dussoulier s’emploie à rationaliser et à rendre accessibles de nombreux outils différents et complémentaires à ceux que l’on connait depuis toujours. Change ma vie est un podcast qui donne des outils pour l’esprit afin de voir la vie en plus joli. Ça ne vous dit pas brièvement quelque chose ?

Mon épisode préféré : Quand le corps a ses raisons

♦♦♦♦♦♦♦

Grand Bien vous Fasse

Petit bémol technique, qu’il est tout de même nécessaire de souligner, Grand Bien vous Fasse n’est à proprement parler pas un podcast comme les podcasts dits « natifs« . C’est une émission de radio, en l’occurrence de France Inter, qui est enregistrée et qui peut être réécoutée sur les plateformes de podcasts. A la sauce France Inter, l’équipe d’Ali Rebeihi et ses intervenants se questionnent sur des tas de sujets tout aussi passionnants les uns que les autres. Les sujets sont fouillés, vont en profondeur et peuvent plaire à tous. Au top !
Parenthèse à part,  Ali Rebeihi ressemble sensiblement à l’acteur de Gomorra, Marco D’amore, ce qui n’a rien pour me déplaire, je l’avoue.

Mon épisode préféré : Le plaisir de transmettre l’histoire

♦♦♦♦♦♦♦

La Poudre

Le podcast de Lauren Bastide, que je connaissais vaguement de nom il y a encore peu de temps, est au monde du podcast ce que la cerise est sur le gâteau. La Poudre, résolument féministe, la voix parfaite de Lauren Bastide nous entraine dans de multiples sujets qui reviennent toujours à la femme. Comme un cercle infernal, on se rend compte, si on ne l’avait pas encore remarqué, que tout est lié au féminin. On y apprend comment chacune des invitées « deale » avec cela dans sa vie de tous les jours. J’ai découvert de nombreux parcours de femmes très inspirants avec un gros-gros coup de coeur pour l’interview choc de Rama Yade qui nous prouve qu’elle est une grande dame, forte et fragile à la fois.

Mon épisode préféré : Rama Yade

♦♦♦♦♦♦♦

Radio Voyageurs

Totalement fan de cette pépite, le podcast de Voyageurs du Monde, Radio Voyageurs est absolument à écouter si, comme moi, vous ne jurez que par les voyages et la découverte de nouvelles cultures. Les pays qui y sont présentés, avec de nombreux intervenants de choix, sont examinés sous toutes les coutures. Après chaque émission, vous n’avez qu’une seule envie : Booker un vol !
J’ai écouté le podcast sur l’Inde, quelques semaines après mon retour, et j’ai eu tellement l’impression d’y être à nouveau que je l’ai ré-écouté plusieurs fois. Radio Voyageurs, c’est un podcast animé par Valérie Expert et de grande qualité.

Mon épisode préféré : Voyage en Inde

♦♦♦♦♦♦♦

Splash

Voici un podcast qui a le chic de démocratiser des sujets hautement intelligents et dont, pour la plupart, vous ne connaissez surement pas grand chose. Telerama dit de Spalsh que : « Le podcast d’Étienne Tabbagh va vous permettre de gagner des points de pertinence à la machine à café. »Splash explique les questions et les sujets les plus épineux du moment. L’économie deviendrait presque une matière sympa, en tout cas, sans conteste, une matières très intéressante. Merci Etienne Tabbagh !

Mon épisode préféré : Les laboratoires pharmaceutiques se font-ils de l’argent sur le dos des malades ?

♦♦♦♦♦♦♦

Basilic

C’est ma copine Julie de Banana Pancakes qui m’a fait découvrir le podcast Basilic. Avant de télécharger des épisodes, je suis allez lire son manifeste et j’ai vu : « Le podcast consacré à l’environnement et aux initiatives positives« . C’était certain qu’un blog comme le mien, appelé Les Initiatives Joyeuses, ne pouvait que se ruer sur ce contenu. Tous les 15 jours, un nouvel invité nous dévoile son rapport à l’environnement, à la Terre et ses bonnes méthodes pour vivre mieux.

Mon épisode préféré : Mély, naturopathe

♦♦♦♦♦♦♦

Vécus d’entrepreneurs

Encore un podcast sur les entrepreneurs. Moi, je les dévore et bientôt vous comprendrez pourquoi. Vécus d’entrepreneurs, est le podcast de Ticket for Change, l’organisation qui aide les entrepreneurs acteurs du changement à rendre leurs rêves possibles. Des sujets qui me parlent tout particulièrement en ce moment…

Mon épisode préféré : Comment bien gérer son temps quand on est sous l’eau ?

♦♦♦♦♦♦♦

Génération XX

Comme La PoudreGénération xx est un incontournable. Egalement un podcast de femmes entrepreneurs de tout milieu et tout secteur. Moins axé business que les podcasts précédemment cités, vous pourrez tout de même en apprendre beaucoup sur les parcours de femmes qui vous inspirent. Pour ma part, je suis venue à Generation XX car j’aime beaucoup Axelle Tessandier qui a fondé Axl Agency. Episode coup de coeur !

Mon épisode préféré : Axelle Tessandier

♦♦♦♦♦♦♦

Radio Médecine Douce

Le podcast Radio Médecine Douce est d’un genre un peu différent puisqu’il s’git d’une web radio sur le développement personnel. Comme pour le podcast de France Inter, vous avez le choix entre les deux. Toujours est-il que les contenus sont créatifs, innovants et de qualité sur un sujet passionnant. Encore une fois, la qualité des intervenants et des questions posées y sont pour beaucoup !

Mon épisode préféré : Développement personnel : Psychologie et Spiritualité

♦♦♦♦♦♦♦

The Lively Show

The Lively Show  de Jess Lively est un podcast en anglais. Success-story à l’américaine, Jess Lively a pour slogan « Live the life you truly want to live ». J’adore littéralement comment les américains sont décomplexés avec tous ces sujets et noter les années d’avance qu’ils ont sur nous à ce sujet. Les podcasts proposés, tous d’une longueur de plus d’une heure, promettent, par le choix des sujets, un accès à la paix, à la joie et la guidante pour trouver le flow et l’intuition. Bref, que des mots qui font rêver.

Mon épisode préféré : How I’m making Life a « Game » and getting Magical Manifestations ?

♦♦♦♦♦♦♦

Voilà, vous avez un aperçu de mes podcasts favoris. Comme je me sens souvent noyée par les contenus, je vous le dis tout de suite, il y a peu de chances que je fasse un volet 2 de cet article. Mais, comme je suis aussi très curieuse, je veux bien connaitre vos chouchous à vous, à laisser en commentaire. Et puis, si vous n’en avez pas assez, vous pouvez aller découvrir la sélection très hétéroclite du blog Mango and Salt qu’on ne présente plus, et de Julie de Banana Pancakes, citée plus haut. Cette chère Julie qui m’a entrainée dans son sillage…

Le Beau

Road-trip dans le Tamil Nadu

lavoir-femme-tamil-nadu
views
1728

Voilà un peu plus d’un mois que je suis rentrée d’Inde et plus précisément de mon road-trip dans le Tamil Nadu, région du Sud-Est aussi riche que vaste et belle.
 La nostalgie de me replonger dans le millier de photos prises ou bien l’envie de ne pas refermer ce chapitre ont fait qu’il m’a été difficile de raconter ce périple avant aujourd’hui. Incapable de finir ce post, je suis revenue plusieurs fois sur cet article pour enfin vous faire découvrir Pondichéry, Madurai, Chennai et le Chettinad.

J’avais initialement envisagé partir seule au Rajhastan et de toute façon il était clair dans ma tête que, d’une manière ou d’une autre, j’allais partir en Inde. Les coïncidences du destin agrémentées de quelques signes ici et là ont fait qu’en moins de 48h, nous avions acheté nos billets direction Chennai, capitale du Tamil Nadu, l’état des temples.
Je dis « nous », car je suis partie avec quelqu’une que je ne connaissais pas à moins d’un mois du départ. J’ai, comme toujours, suivi mon intuition qui affichait tous les signaux au vert et le périple à travers l’état de Madras était tout tracé.

Mahabalipuram

Nous sommes arrivées à Chennai (Madras) à 2H du matin après un vol de 11H sur Lufthansa. Une arrivée sous 32°C avec 300 panneaux nous faisant face et arborant tous les noms de la Terre sauf le nôtre. Nous avons finalement rejoint un hôtel près de l’aéroport, réservé à la hâte quelques jours plus tôt. Hôtel sur lequel je ne m’attarderai pas tellement il ressemblait à un condensé de l’Inde toute entière dans notre chambre. Chambre qui, sans fenêtre, donnait sur la rue d’à côté.
Surréaliste. Ayant survécu à cela à coup de grands fous rires, je savais déjà que ce voyage allait être rempli d’événements surréels.

composition-mahabalipuram-inde

 

Après 3H de taxi, nous sommes arrivés à Mahabalipuram et ce fut réellement mon premier contact avec le sous-continent. Cette ville, ou village pour l’Inde, était déjà connu au temps de l’Antiquité. C’est dire l’histoire qui se cache ici. Le lieu est parsemé de temples dédiés à Shiva, à Vishnou et à Krishna. Le monument le plus plébiscité est un bas-relief de 27m de long sur 9m de haut qui dépeint la descente du Gange et tous les symboles hindous que, malheureusement, on a eu bien du mal à comprendre. Cette fresque rocheuse se parcourt comme un long parchemin où l’on retrouve le chat yogi, Shiva ou encore des naginis. C’est à peu près tout ce dont je me souviens.

Après 3 jours passés à flâner et à buller entre la piscine de notre hôtel et les rues poussiéreuses de Mamallapuram, nous sommes partis en bus direction Pondichéry. Puducherry, la ville de tous les fantasmes. Les bus indiens ? Comment dire ? Ce fût une grande expérience… A vrai dire nous avons beaucoup ri dans ce convoi infernal, balayé fortement par les vents et surchargé de locaux. Et nous avons aussi fait rire beaucoup de monde et des jeunes filles qui, par pudeur, se cachaient parfois derrière un pan de tissu.

 

Pondichéry

Notre arrivée à Pondichéry fut également assez chaotique avec nos valises déjà trop lourdes, les 35°C ambiants et une horde de tuk-tuk qui s’amusaient de nos mines décontenancées.

Situé sur la côte de Coromandel, Pondichéry est incroyable. Je m’étais déjà imaginé la ville par mille fois et elle a répondu à toutes mes attentes. Elle était exactement comme je l’avais vue dans mon imagination. C’est un petit joyau. Un joyau qui mélange le meilleur de deux cultures et où l’air y est paisible. Se perdre dans les différents quartiers et dans les rues quadrillées à la française pour finalement voir apparaitre le Golfe du Bengale à peu près partout, c’est tout un programme. Un festival de couleurs ravissant pour les yeux et un régal pour l’appareil photo !  Petite ville de moins de 800 000 habitants, petite ville indienne à taille humaine et ancien comptoir français, on ne se sent ni oppressée ni déboussolée en déambulant par ci, par là. On a vraiment profité plusieurs jours de cette atmosphère, des nombreuses maisons coloniales qui abritent un paquet d’expatriés, de rencontres toutes plus agréables les unes que les autres, de belles boutiques chics et ethniques, des Coffee-shops où le raffinement est de mise, des merveilleux magasins d’antiquaires qui m’ont donné envie de tout ramener et des vendeurs de Chai à tous les coins de rue.

villa-helene-pondichery
Là-bas,  on a eu aussi eu la chance d’expérimenter la cuisine indienne en faisant notre marché et en cuisinant nous-mêmes. Et puis, on s’est transformé en spectatrices effarées face à une éclipse lunaire qui n’était visible que depuis cette partie de la planète et qui est un spectacle si rare qu’il ne se produit qu’une fois tous les quatre ans.
Et puis on a aussi visité, avec Michel, les orphelinats d’Alice et son mari qui donnent leur entière aux enfants des rues. On a été l’attraction locale pendant un long moment et j’ai pris un malin plaisir à me fondre avec les petites filles qui étaient en train d’apprendre à compter et qui ont dû me demander mon prénom au moins 118 fois en deux heures.


Pondichéry est une ville où l’on sent la présence de la Mer et rien qu’avec ça je me sens déjà bien. Le soir, on se promène sur la jetée pour finir la journée et on ralentit automatiquement le pas.
Pondichéry est un havre de paix et une ville d’inspiration pour nombre de stylistes, designers et autres personnalités qui viennent souvent ici comme me l’ont dit  des amis qui vivent sur place.  Pondichéry exerce sur beaucoup un attrait particulier. Inexplicable, mystique et cosmique. A l’indienne.

 

Le Chettinad

J’avais découvert la région du Chettinad à travers un merveilleux reportage d’Arte quelques jours avant Noël. Ni une ni deux, nous avions décidé de l’intégrer à notre programme et c’est en faisant quelques recherches sur le net que je suis tombée sur un article du Monde.  J’ai pris immédiatement contact avec Raja, le guide dont parlent les journalistes, et un matin à la fraiche, il nous attendait en bas de notre hôtel de Madurai. Après 2h de voiture, nous nous sommes retrouvées dans la région aux 3500 palais. Le Chettinad qui semble être de plus en plus une région dont on parle est surprenant. C’est un grand pan d’histoire abandonné et à ciel ouvert.

Le Chettinad est une région rurale dans les terres reculées du Tamil Nadu. C’était aussi, au siècle dernier, la région des Chettiars, riches commerçants appelés « les indiens juifs »et grands amateurs de savoir-faire du Monde. Chaque expédition commerciale et chaque négociation étaient une bonne raison de ramener un peu de beauté étrangère et d’orner leurs palais le plus majestueusement possible.

On compte plus de 1000 palais dans moins de 50 villages. Palais dont la majorité est abandonnée, preuve incontestable du déclin de leurs anciens propriétaires depuis l’Indépendance de l’Inde en 1947. Les familles restantes se « saignent », quand elles le peuvent, pour entretenir quelques m2 et essayer de relancer ce pan de l’histoire indienne.
Lors de notre périple, Raja, notre guide, a eu la très bonne idée de nous faire rencontrer Bernard Dragon et Michel Adment qui sont tombés follement amoureux de la région et qui, en créant une ONG, ont décidé de s’installer sur place pour tenter de rénover plusieurs maisons. Avant même d’arriver dans leur propriété, ces deux noms me disaient quelque chose…
En effet, je les avais vus dans le fameux reportage d’Arte et leur historie m’avait fortement donné envie de découvrir cette partie du Tamil Nadu. La boucle était bouclée.

 

Madurai

Les deux jours suivants nous les avons passés à Madurai, capitale culturelle du Tamil Nadu et deuxième ville la plus grande de l’état.
La ville était déjà connue du temps des Romains et les fresques sur les murs du Temple Mînâkshî sont là pour nous rappeler son histoire.

Après une balade dans le marché aux fleurs, nous avons visité cle temple. Malheureusement je n’ai pas de photo.
C’est dépouillée de tout effet personnel et de mes chaussures que j’ai déambulé pendant plus de 3 heures dans les couloirs de ce lieu de pèlerinage incontournable pour les hindous. J’ai aussi déambulé sans chaussures dans la ville, me brulant les pieds sur le goudron trop chaud, mais ça c’est une autre histoire.

Le temple attire plus de 15 000 pèlerins par jour. Au vue de l’importance du lieu, il était hors de question que nous visitions cet endroit sans guide. Nous avons eu la chance de pouvoir nous greffer à un petit groupe de retraités français avec un guide français qui vivait depuis plus de 30 ans à Pondichéry et qui connaissait l’histoire hindoue comme sa poche. C’était passionnant tant c’était riche et nouveau. Grâce à lui nous avons pu nous mêler aux pèlerins et pratiquer certains rituels avec eux.
Certains nous ont invité à manger avec eux et des femmes nous ont conviées à les rejoindre pour la cérémonie des bracelets pour la future maman de 8 mois qui trônait au milieu de tout un groupe. Il y a eu beaucoup d’échanges, beaucoup de sérénité, beaucoup d’énergies fortes avec des pendules qui s’affolaient et plein d’espoir lancé en l’air pour nous et pour les nôtres.

La religion hindoue est particulièrement déconcertante et intéressante car elle bouscule tous nos repères et notre rationalisme qui ne comprend que peu de choses. Choses pourtant avérées et confirmées mais jamais expliquées. Nous sommes repartis de là avec le sentiment d’avoir touché du bout du doigt quelque chose d’impalpable mais de très puissant. Un de mes amis les plus proches, qui est pasteur, appelle cela la Foi. Je crois bien que c’est un mot universel.

 

Chennai

Autant je suis tombée en amour pour Pondichéry pour toutes les raisons énumérées ci-dessus et pour beaucoup d’autres, autant j’ai tout aussi apprécié le coeur bouillonnant de Chennai, l’ancienne Madras. Sixième ville d’Inde, capitale du Tamil Nadu et deuxième plage la plus longue du monde avec Marina Beach qui s’étend du Nord au Sud, les plus de 8 millions d’habitants de la métropole peuvent se targuer d’appartenir à une cité riche. Plus grand port du Golfe du Bengale, grand centre industriel et informatique, plus grosse production de films de Bollywood (appelée par ailleurs Kollywood), manufactures en tout genre…bref, on voit tout de suite que la ville est riche. Même si on s’est retrouvé un jour dans les bidonvilles en bord de plage, nous avons senti que la ville est une cité florissante.

 

 

Notre parcours dans Chennai a été de se balader en tuk-tuk d’un point A, à un point B, à un point C…etc…La « photographe » que je suis a été très frustrée de ne pas pouvoir marcher quand je le voulais pour capter des moments sur le vif. J’allais devoir me contenter des nos nombreuses allées et venues dans les tuk-tuk locaux. Il en est ainsi dans les villes d’Inde.
Et de toute façon j’aurais été bien incapable de traverser la rue. Les seules fois où nous nous y sommes aventurées c’est au bras d’habitants qui avaient bien plus l’habitude que nous de se lancer les yeux fermés dans un flot continu de voitures, de tuk-tuk et de motos sans même avoir à prier pour ne pas mourir tout de suite.
C’est le coeur lourd que j’ai définitivement rangé mon appareil photo pour me concentrer sur l’activité principale qui nous amenait aussi dans la capitale : le shopping. Avec une liste à peu près longue comme mes deux bras, je n’ai pas été déçue…même si j’avais déjà bien avancé ma besogne à Pondichéry.
Chennai ce fut aussi la découverte des clubs indiens où je me suis bien amusée, le cinéma pour voir un génialissime Bollywood de 3H, les roof-tops sublimes et le palace 5 étoiles le Leela, référence ultime en matière de luxe avec un petit-déjeuner 12 étoiles.

Chaque voyage en Inde est une histoire bien personnelle, une histoire de ressenti, de l’envie de partir jusqu’à la façon dont on vit le voyage et cela, plus que dans n’importe quel autre pays. Il se passe indéniablement un quelque chose imperceptible et difficilement explicable et cela, que l’on soit sensible ou non à la culture indienne.

Il se trouve que l’Inde a été exactement comme je l’avais imagineé. Surréelle, mystique, fascinante et cosmique. Et en me rendant à l’aéroport de Chennai, le dernier soir, j’étais convaincue que ce n’était qu’un Au Revoir au Tamil Nadu.

Le Bien

5 bonnes raisons de partir en Inde

étendage-saris-inde
views
1751

A l’heure où vous lirez ce texte, je serai soit en train de boucler ma valise pour partir en Inde, soit dans l’avion direction Chennai et ses 32°C. Partir en Inde du Sud était dans un coin de ma tête depuis quelques temps déjà. Il y a 1000 raisons de partir en Inde. Certaines sont plus personnelles et d’autres sont motivées par une évidence.Voici donc 5 bonnes raisons qui vont donneront peut-être envie à vous aussi… Et j’espère que les centaines de photos que je vais partager à mon retour auront fini de vous convaincre.

1 – L’inde et la diversité des paysages

Choisir sa destination et faire un premier parcours n’a pas été une mince affaire, en particulier quand ce voyage est le premier au pays Bharat. On dit de l’Inde qu’elle est un sous-continent. Les paysages qui la composent sont d’autant plus variés. Avec ses 3,287 millions de m2, tout s’offre à vous et autant ne pas être trop gourmand car les distances d’un point à l’autre sont faramineuses. Il a fallu décider vers quelle partie de l’Inde on allait se concentrer pour cette grande première et c’est finalement l’appel du soleil qui a eu raison de nous. Malgré une folle envie de découvrir, en premier lieu, la région des maharadjas, l’Inde du Sud concentre déjà un nombre incalculable de choses à voir pour en prendre plein les yeux et parait-il que le rythme y est plus doux.

2 – Partir en Inde est un voyage économique

Si vous n’avez pas l’appel du luxe et des grands palais, l’Inde est le pays idéal pour faire un voyage dépaysant à bas coûts. Si en plus vous vous en sortez aussi bien que nous pour trouver un vol aller-retour, quasi direct, à moins de 400 €, c’est jackpot. Bien que ce soit mon premier voyage dans ce coin de l’Asie, j’ai déjà récolté de nombreux témoignages de proches qui s’y sont aventurés et tous ont été catégoriques à ce sujet. Il y a de quoi se faire vraiment plaisir sans faire de folie. Evidemment, vous l’aurez compris, je vais voyager avec une valise à moitié vide pour ne pas me priver lors des sessions shopping. Valise qui n’a jamais été aussi simple à faire…

3 – Avoir la chance de faire un safari

On a tous quelques rêves de voyage enfouis au fond de soi. Pour ma part, j’ai beau avoir des mappemondes immenses à gratter en fonction des pays visités qui sont affichées un peu partout sur mes murs, je me suis rapidement avouée qu’une vie entière ne suffirait pas à tout voir. Bien malheureusement. Mais je n’ai jamais fait une croix sur un safari. L’Inde a aussi cela en réserve ! Il y a plusieurs parcs nationaux qui abritent félins, pachydermes et autres animaux à quatre pattes. A défaut de savane africaine, j’imagine une jungle baignée par l’humidité et où les paroles pieuses voleraient au-dessus de nous.

4 – Se perdre dans du nouveau

Tous les récits sur l’Inde racontent souvent la même chose à propos du choc culturel qui peut être plus ou moins fort et des sens qui sont chamboulés dès le premier pied posé à terre. On m’a prévenu que l’Inde ne serait pas comme je l’ai imaginée, lue, ou même vue dans des reportages. Elle serait encore plus. Pour être honnête je m’attends à tout et à beaucoup de choses impossibles à imaginer si ce n’est un chaos poussiéreux, épicé et multicolore.

Rien de déjà-vu, que du neuf. J’essaie déjà de pratiquer un peu cela lorsque je voyage dans des coins plus familiers comme par exemple à Prague en novembre dernier. Je marche sans savoir où je vais et je me laisse guider par mon intuition. Mais dans ce cas, à part le sens de l’orientation, il n’y a aucun sens qui se sent dépourvu.  J’essaye de réfléchir à d’autres expériences inédites comme celle de l’Inde qui feraient penser à un big-bang qui vous oblige à tout ré-apprendre à nouveau. Je n’en trouve pas alors je vais me laisser « remplir » par tout cela sans trop réfléchir parce-que j’adore cette idée !

5 – Revenir différent

On ne part pas en Inde par hasard. Le mythe du voyage initiatique, thème qui m’est très cher, n’est pas galvaudé. J’ai commencé à penser à ce voyage suite à des rencontres enrichissantes et des lectures passionnantes qui traitaient notamment du sens de l’existence. J’avais commencé à vous en parler dans le post La lecture, cette tendre amie. Beaucoup de mes lectures, tout type confondu, revenaient vers ce principe, fondamental pour ma part, de l’alignement entre le corps et l’esprit. Alignement avec Soi et avec le reste de l’Univers. Quand on s’intéresse à ce genre de théories et de pratiques (le yoga entre autres), on réalise que tout converge vers ces cultures, qu’il y a encore tellement de choses à apprendre et qu’il nous manque encore beaucoup d’outils pour réussir. A suivre.


Pour ceux que ça intéressent et qui sont sur le point de préparer leur voyage, ne manquez sous aucun prétexte le très bon podcast de Voyageurs du Monde sur l’Inde 

Le Bien

L’art des bonnes résolutions

carnet-voyage
views
1282

L’an dernier, 1er janvier 2017, j’avais débuté la nouvelle année sans bonnes résolutions bien définies. A vrai dire, je démarre les nouvelles années toujours ainsi. Pas du tout en me contraignant dès la 1e heure d’une nouvelle aube mais plutôt en lançant des voeux par ci par là pour moi et mes proches. Des voeux de santé, beaucoup, d’éclats de rires, de bonheur absolu et de voyages infinis.

Si vous tapez « bonnes résolutions » dans Google, vous trouverez des centaines d’articles sur l’art de la résolution. Comment les prendre, comment les tenir et qu’en faire une fois le mois de janvier touchant à sa fin ?
Personnellement, la première question qui me vient à l’esprit est : « qui est celui ou celle qui a inventé cette tradition que l’on essaye de nous faire manger à toutes les sauces chaque fin décembre ? »
Si, comme moi, vous n’écoutez cela que d’une oreille inattentive, sachez tout de même qu’il y a peu de chance que la coutume prenne fin car elle perdure déjà depuis l’Antiquité. Merci aux Babyloniens qui essayaient de s’acquitter de leurs dettes auprès des Dieux de l’époque, histoire de démarrer une année d’espoir et sans culpabilité aucune.
Les Romains ont ensuite repris le concept et nos anciens l’ont arrangé pour en faire un rite quasi obligé avant de sauter à pieds joints dans une nouvelle année remplie d’inconnu.

L’an dernier, 1er janvier 2017, j’ai démarré l’année en prenant pour objectif de remplir de joyeux moments un gros bocal de cuisine. Plusieurs semaines avant, j’avais terminé la lecture de 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber et d’un paquet d’autres livres de développement personnel, comme vous le savez déjà si vous avez lu mon post sur La lecture et la psychologie positive.
J’avais bien aimé l’idée, pas trop contraignante, de prendre 20 secondes tous les soirs pour noter sur un petit bout de papier la chose ou l’événement qui avait pu me mettre particulièrement en joie dans la journée. Et, début 2018, d’ouvrir ce bocal en verre qui s’était inlassablement rempli de belles choses pour nous rappeler que l’année précédente avait été sacrément sympa avec nous. Malgré tout. Il parait que c’est cela voir le verre à moitié plein.
Ici, le bocal était plus que bien rempli. Mais pour être tout à fait honnête, je n’ai pas encore ouvert les petits papiers un à un. Sûrement un brin de nostalgie et le temps qui défile depuis les premières heures de 2018. J’attends le moment opportun pour me poser tranquillement, un bon verre de Côtes du Rhône à la main, et sourire à l’idée de ces journées passées.

Cette année encore, pas de bonnes résolutions. J’ai juste décidé de profiter au maximum de cette vie de nomade digital que je me suis octroyée, non sans risques mais avec beaucoup de certitudes et d’intuition. En plus des rires, du bonheur et de la santé pour tous, c’est la seule chose que je me suis souhaitée quand les aiguilles de l’horloge ont passé minuit. Pour le reste, Mektoub, Let it Be, comme disaient les sages. Moi, je dis : « Fais confiance à ton nez et tu verras bien… »

Et si j’avais imaginé que ce carnet de voyages, reçu en cadeau par mes parents, allait se remplir plus rapidement qu’espéré et sonner le 1er départ d’une série que j’espère très longue, j’aurais déjà commencé à faire mes bagages. Mes premiers bagages de l’année pour le vrai pays des sages : L’inde. Et eux ils diront quoi à votre avis ?

Alors dîtes Adieu aux bonnes résolutions et oui aux Rêves et à l’Espoir.  Il n’y a pas de limites pour ces concepts-là !  Bien qu’ils ne soient pas des coutumes établies universellement, ils devraient être reconnus d’utilité publique. Alors fichez un gros coup de pied à ces résolutions que vous vous êtes imposées !
Souriez, rêvez et sautez dans le vide. 

Le Beau

Un court séjour à Prague en hiver

voiture-prague-pont-charles copy
views
1471

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez probablement vu passer quelques photos aux couleurs hivernales de la ville aux 100 clochers. Il y a quelques temps, je me suis octroyée quelques jours de pause pour voir Prague en hiver. Un break de saison. Un break photographique, seule, juste pour explorer la capitale tchèque en long et en large à la recherche des meilleurs angles et des plus jolies lumières. 
Etant une vraie fille du Sud qui vibre aisément face aux couleurs des capitales ensoleillées, je suis tout aussi émerveillée par les villes du Nord en hiver. L’ambivalence de ma personnalité fait que j’adore aussi cette saison. L’hiver est la saison idéale pour visiter ces villes enchanteresses et c’est encore mieux si elles sont cernées de brume ou envahies de neige.

 

cygnes au bord du fleuve de Prague

 

ponts-prague

Voyager jusqu’à Prague

J’ai organisé mon départ sur un coup de tête. Ayant reçu du nouveau matériel photo, j’ai eu envie de m’accorder quelques jours dans un endroit particulièrement photogénique pour tester tout cela. Je voulais également que la destination choisie soit nouvelle pour moi, plutôt économique, belle en terme d’architecture et pas trop éloignée de Paris. Par ailleurs, j’avais tellement d’autres préoccupations à ce moment-là que pour la première fois je suis passée par une société pour un voyage clé en main (vol + hôtel), en l’occurrence Vente Privée.

le fleuve vltava de prague

 

 

 

 

Prague est à 1H45 de vol de Paris. Une fois le pied posé sur le sol tchèque, en moins d’une demi-heure vous êtes dans le centre de la capitale. 
Autant dire que l’embarquement jusqu’à Charles de Gaulle est bien plus contraignant !
Pour rejoindre le centre ville, il y a divers transports en commun mais je vous conseille vivement de réserver à l’avance une voiture partagée qui vous amène jusqu’à la porte de votre hôtel. Le prix est dérisoire et il n’y a rien à redire sur ce service.
N’oubliez pas que vous arrivez dans un pays qui ne parle pas du tout votre langue et qui n’utilise pas votre monnaie. Faciliter le premier contact dans un pays étranger est toujours de très bonne augure pour la suite.

immeuble-prague
compo-biscuits-prague

Que voir sur place ?

Une fois les affaires posées à l’hôtel, je n’aime pas du tout que mes séjours soient rigidement organisés quand je m’apprête à découvrir de nouvelles contrées. En général, je pars avec Google Map, mon appareil photo et je suis le flot des gens dans la ville.
 C’est littéralement la curiosité et l’intuition qui me guident. Parfois, un détail me fait aller à droite, un bruit me fait continuer tout droit et je me retrouve facilement à parcourir une quinzaine de kilomètres chaque jour.

Voir Prague en hiver c’est découvrir une ville attachante, historiquement et culturellement riche pour ceux qui apprécient ces côtés-là. Ils sont quasiment intarissables. C’est une vraie ville typique de l’Est qui nous rappelle son histoire au gré des différents courants architecturaux que l’on remarque, parfois avec ironie. Il y a des nuances de couleurs infinies sur les façades du centre historique. Et des ponts partout qui nous permettent d’enjamber facilement son fleuve aussi long qu’imprononçable, le Vltava.

pont-prague-statue

rue-couleurs-prague

chevaux-tramway-prague

 La rive gauche

panorama-prague

 

 

 

 

pont-charles-prague

Il est très facile de se déplacer à Prague en hiver comme en été. Personnellement j’ai privilégié la marche à pied pendant 5 jours, même si il faisait très froid, mais le réseau de transports en commun est facilement utilisable. La rive gauche et son quartier Malà Strana est l’endroit le plus charmant de la ville, en tout cas celui que j’ai préféré et où je suis retournée plusieurs fois. Véritable village, il est possible de s’y balader une bonne journée et d’apprécier toute la quiétude qui s’en dégage. Beaucoup d’ambassades sont nichées ici dans de belles demeures d’époque, ce quartier étant le 2e construit après la Vieille Ville de Prague.

balade-prague
A voir :

Mur John Lennon
Château de Prague
Tour Petrin
Vysehrad
Le musée Kafka
Le quartier de Mala Strana
L’église St Nicolas (pour moi la plus majestueuse des 99 autres qui composent la capitale)
La fondation Kampa d’art contemporain
Et le Mandarin oriental parce-qu’il ne faut rien se refuser ! (je m’arrête un moment dans chaque Mandarin Oriental des villes que je visite. Il n’y a pas de mal à se faire du Bien, croyez-moi !)

devantures-prague

La rive droite de la ville

pont-charles-prague-ciel

La rive droite de la ville abrite le quartier de la Vieille Ville qui fut le tout premier construit. Il y a un amoncellement de petites rues aux façades typiques et colorées et à chaque coin de rue une merveille historique qui est souvent une église ou une cathédrale. Le clementinum (qui est malheureusement fermé jusqu’en 2020 pour cause de rénovation), l’horloge astronomique de l’hôtel de Ville, la place de la République ou le couvent St Agnès ne sont que quelques exemples des édifices sur lesquels vous pouvez littéralement tomber nez à nez. je ne vous parle même pas du fameux Pont Charles, emblème de la ville comme l’est notre chère Tour Eiffel à Paris. Été comme hiver, ne cherchez pas, il est impossible de prendre une photo de ce pont sans un touriste dessus. Si vous êtes comme quoi, têtu(e), rabattez-vous sur une affiche de la ville 😉

rue-colorees-prague
Prague est aussi une ville qui a souffert. Le quartier Josefov en est la preuve vivante. Depuis toujours, le quartier juif de Prague a vu et subi l’Histoire de plein fouet jusqu’à nos jours. Si vous souhaitez exploiter ce pan de la ville, il y a de nombreux monuments, synagogues et musées à visiter. Pour ma part j’ai consacré une journée entière à la visite du camp de concentration et ghetto de Terezin. Je suis passionnée d’Histoire et j’ai profité de cette occasion pour aller « au fond des choses ».

Quoiqu’il en soit, si c’est cette partie de la ville que vous souhaitez explorer, pas besoin forcément de vous enfoncer dans la campagne tchèque comme je l’ai fait. La visite du quartier juif inclut un tour complet de 6 sites qui ont marqué cette période… Après cela, je vous conseille un arrêt bien mérité dans un des nombreux coffeeshop de la ville pour y déguster un gâteau du coin, si le coeur vous en dit.

compo-prague-fleurs

Les 10 choses à faire à Prague en hiver

Je ne regrette absolument pas d’avoir choisi l’hiver pour partir à la découverte de cette ville. Cela confirme mon intérêt pour ces villes qui ont un caractère encore plus fort une fois leurs vêtements d’hiver revêtis. Si vous aussi, vous vous décidez à partir à Prague en hiver voici une petite liste de 10 choses à faire impérativement pendant cette saison :

  • Visiter Prague en calèche emmitouflée dans une bonne couverture relève du vrai film romantique mais ça provoque toujours son petit effet.
  • Explorer la ville un vin chaud épicé à la main.
  • Prendre ses jambes à son cou et monter les x marches du Parc de Letna pour voir la suite des ponts bien alignés sur le fleuve embrumé.
  • Monter jusqu’au château de Prague qui date de 880 et prendre un verre ou déjeuner sur la terrasse d’un des restaurants en contemplant le panorama.
  • Traverser le Pont Charles au crépuscule quand la ville n’est pas encore réveillée et que la brume du fleuve s’élève dans les airs (peut-être que vous aurez un peu de chance…).
  • Goûter le Trdelnik cuit sur des braises et rempli de glace à la vanille. C’est LA pâtisserie qui est vendue à tous les coins de rue !
  • Laisser une trace de soi sur le mur John Lennon.
  • Se laisser porter en traversant la ville à bord d’un des tramways old school du réseau tchèque.
  • Partir en quête des plus jolies marionnettes en bois pour Noël.
  • Et bien évidemment aller écouter un des nombreux concerts de musique classiques qui se jouent tous les jours dans les nombreuses églises de Prague, et si possible du Vivaldi.

vitrines-prague

L’objectif du séjour ayant été de faire un break hivernal pour faire de la photo, encore et encore, je ne suis absolument pas déçue de la destination choisie. Prague regorge de petites et grandes merveilles qui nous forcent à bien ouvrir les yeux que l’on soit encombré de matériel ou juste prêt à s’émerveiller, gants et chapka de sortie.

Si vous prévoyez de partir à Prague en hiver, je ne peux que vous conseiller le site du Routard qui m’avait pas mal éclairée sur la ville avant de faire mon choix et dont les différents services que j’ai utilisés se sont avérés très biens. 
Pour le reste, si j’ai réussi à vous transmettre un peu de la beauté de cette ville, alors je n’en suis que plus ravie !

Pont Charles de Prague en hiver

graphiti-prague

prague-coucher-soleil

Le Bien

Dix petites choses qui font plaisir

persiennes-balcon-italie
views
1208

Hello tout le monde, 

Aujourd’hui, avant de partir me mettre au vert quelques jours au UK, j’ai décidé de vous poster un article pèle-mêle intitulé « 10 petites choses »qui me font plaisir.
Je pars dans quelques heures, exactement là où j’ai passé deux ans de ma vie, il y a maintenant 13 ans de cela. Si vous me suivez sur Instagram, je vous amènerais avec moi histoire que vous puissiez également profiter un peu de la fraîche campagne anglaise. Impossible de ne pas faire un petit point météo vu qu’à l’heure où je vous écris, 23H11 pour être exacte, il fait encore 29°C dans ma petite cour parisienne.

Parenthèse refermée, ce sont nos échanges de plus en plus fréquents sur les différentes plateformes qui m’ont donné l’envie de partager avec vous, une fois n’est pas coutume, un contenu un poil plus personnel. Juste histoire de savoir un peu plus à qui vous avez affaire. 

Un contenu plus personnel sur ce qui me met en joie et me procure toujours du plaisir. Ces touts petits bonheurs, ceux qui peuvent vous toucher vous et laisser pantois votre voisin de droite…et même celui de gauche. Sur Instagram il y a un hashtag que j’utilise souvent et qui résume tout particulièrement le sujet de ce post : #nothingisordinary
Voici, dans le désordre, une toute petite liste de joies simples mais qui font toujours leur effet, un peu comme si c’était à chaque fois la première fois

 

La lumière qui filtre à travers les persiennes du Sud

La dernière fois, en quittant le bureau, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre une photo de cette lumière d’été si particulière qui filtrait à travers nos persiennes haussmanniennes. Ces rayons-là, eux tout particulièrement, me rappellent les après-midis de sieste dans le Sud où vous n’avez pas d’autre choix que de rester cloîtré quand le soleil est à son zénith. Une persienne se ferme et l’Italie apparaît. 
J’ai toujours rêvé d’avoir des persiennes histoire de me sentir un peu plus proche de là-bas, au moins les longues journées d’été. Bon…pas de chance pour moi, dans mon appartement, il n’y a même pas de volets. 🙂

 

Avoir l’embarras du choix en matière de lectures

Autour du lit, des deux côtés, il doit y avoir au moins dix-huit ouvrages. Si vous avez lu, ici, mon post sur la lecture « curative » vous avez compris que je peux être un poil compulsive avec ce passe-temps. Je peux y passer des heures ou bien être incapable de me concentrer sur le moindre ouvrage pendant plusieurs jours. Heureusement c’est encore une des seules activités qui me « coupe » littéralement et pour « de bon » de toutes les sollicitations extérieures.
Ceci étant, se coucher le soir avec l’embarras du choix me met toujours en joie. Avoir le choix d’être transportée où on le désire et selon l’humeur du moment est un grand luxe. Fermez les yeux et vous êtes où vous voulez. C’est vraiment magique !
 

Embarquer pour un long vol

La passion des voyages ne fait pas de moi quelqu’un de très original, j’en conviens. Par contre l’excitation qu’un long vol me procure n’est pas monnaie courante. Il y a celle d’avant le vol. La préparation la veille, les répétitions pour être sûre de n’avoir rien oublié, le transport stressant jusqu’à l’aéroport, dans cette zone interdite à ceux qui ne font pas partie de l’aventure et puis surtout la parenthèse spatio-temporelle que l’on vit pendant toute la durée du vol. Coupée du monde, dans un moment suspendu, comme si on avait réussi à arrêter le temps pour de bon.
 

Les sons qui montent dans la cour

Un peu à la manière des rayons de soleil qui traversent une pièce, les sons qui montent dans ma cour intérieure me manqueraient si ils n’existaient pas. Quand j’ai visité cet appartement pour la première fois, le fait qu’il soit sur cour ne m’avait pas ravi plus que cela. Jusqu’à ce qu’un jour de printemps j’ouvre les fenêtres, étendue sur le lit, et que je me mette à écouter la vie qui se baladait de fenêtre en fenêtre. 
Les bruits de casserole qui tintaient dans tous les sens, la publicité trop forte de la radio d’en face, le nourrisson du 1er qui pleure un peu trop à mon goût et surtout les différentes langues qui se mélangeaient les unes aux autres. Et par chance la voisine d’en face qui se plaît encore à téléphoner en Italie, en en italien (!), accoudée à sa fenêtre. En vrai je me suis tout de suite sentie chez moi dans ce curieux tintamarre. 
 

La semaine entre Noël et le Jour de l’An

En bonne épicurienne que je suis j’ai l’impression qu’il m’est moins difficile que certains d’arriver à ne rien faire. Le principe-même de la Slow Life pour ma part. Savoir s’arrêter ou bien ne faire qu’une chose à la fois.
Chaque année j’attends donc avec impatience cette semaine précieuse. La seule de l’année où j’ai l’impression que tout le monde est au même rythme : celui de la paresse et des plaisirs gustatifs.
J’adore littéralement le « cocon » que me procure ces quelques jours de récupération en mode « grosse feignante ». Aucune obligation, juste le plaisir.
 

L’effervescence d’un événement sportif

Bon,  je vais vous apprendre quelque chose. Quelque chose qui ne se reflète ab-so-lu-ment pas dans mon fil Instagram mais je dois vous dire que je suis une inconditionnelle de sport. Pour faire rapide, je suis née dedans et depuis ce moment-là c’est le sport qui a façonné mon quotidien. Autant la pratique, que la vie dans ce milieu. Du coup il se passe toujours quelque chose quand le sport me touche de près ou de loin. Je crois bien que je ne me lasserais jamais des cris de rage ou d’espoir, des larmes ou des rires et de toute cette palette d’émotions décuplées lors de ces instants dramatiques, au sens théâtral. J’ai les mêmes frissons à chaque fois que je fais face à la ferveur des foules. A chaque fois comme si c’était la première fois. Bref je vis sport.
 

La première gorgée de bulles

Et pas n’importe lesquelles. Je déteste la bière mais je suis une fondue de champagne.  Cela fait snob dit comme ça, mais j’aime bien.
A chaque première gorgée la finesse des bulles qui caressent le palais me transportent. Je n’ai pas besoin de plusieurs verres pour apprécier la finesse de la chose.
Il y a d’ailleurs un auteur contemporain que j’apprécie beaucoup, Philippe Delerm, qui décrit très bien cette extase dans son livre La première gorgée de bière, et autres plaisirs minuscules. Son style d’écriture explique bien mieux que moi ce que les petites joies du quotidien nous procurent.
Je vous conseille vivement cet ouvrage…et vous comprendrez aisément mon propos.
 

Une terrasse au soleil un samedi matin

Dernièrement j’ai échangé sur le sujet avec Manon (@__dreamcatcher) via Instagram. Manon, qui semble avoir cette passion commune pour les jolies tables et les cafés au soleil.
Démarrer le 1er jour du weekend en prenant son temps, le temps de lire les journaux et magazines sans aucune contrainte est un luxe inestimable. En gardant à l’esprit que c’est juste le premier jour du weekend et que si on le veut, on peut recommencer demain.
Merci papa, merci maman, pour cette délicieuse habitude. Le samedi est définitivement mon jour préféré.
 

Le premier pas à l’étranger

Une fois le vol fini, le spectacle commence.
Le premier pas posé sur le sol étranger d’un pays connu ou inconnu bat tout de suite la mesure du voyage. L’atmosphère ambiante est perceptible dès ce premier contact.  Tous les sens sont alors en éveil et les repères et autres barrières de protection volent en éclat aux premières lumières et odeurs. Aussi déroutant que merveilleux. Il n’y a aucune sensation pareille qui provoque une telle révolution de nos certitudes et des aisances de notre quotidien. Tout s’en va à ce moment-là, pour reconstruire d’autres repères le temps plus ou moins long d’un voyage.
 

Acheter une nouvelle paire de chaussures

Et oui ! Un peu de légèreté pour finir….
J’ai beau faire des efforts au quotidien pour consommer mieux, personne ne m’enlèvera jamais l’envie d’acheter une paire de chaussures. Rien de plus simple, je les aime toutes. Baskets ou talons, j’en suis tellement folle qu’il m’est déjà arrivée d’acheter une paire juste pour « l’avoir » et la voir.
Par contre je me soigne. J’ai calmé mes excès compulsifs qui me nourrissaient dans ma vingtaine. Je n’achète plus que du beau, donc forcément je ne me le permets pas toutes les semaines.

 

Et vous, quelles sont les petites choses qui vous nourrissent et qui vous procurent cette petite pointr de plaisir que l’on cherche tous et toutes ? A votre tour…

Happy Dose

Happy Dose #5

piscine-naturelle-mer
views
663

Wowww, déjà une semaine de plus de passée…Nous voici prêts à lire la Happy Dose numéro 5 !
En ce moment, au travail, nous sommes en plein milieu des présentations de collections pour le printemps-été 2018 !
Oui 2018 ! Je peux vous dire que quand vous travaillez dans cette industrie du textile, le temps qui défile n’est pas qu’un concept abstrait. On est systématiquement en avance et ce n’est pas évident de suivre la cadence ni de savoir quelle date on est réellement.
Et puis à un moment cela devient une évidence qu’il faut ralentir et la tendance « SlowLife, devient un vrai mot d’ordre. En tout cas pour moi, une nécessité absolue !
Sinon à part ça, il se passe toujours de merveilleuses choses dans ce monde ci-bas. La preuve :

 
 
A REGARDER : MediaDesign School
 

Je suis vraiment une amoureuse des dessins animés. Même si j’avoue que j’ai toujours un peu de mal à être touchée par la 3D, quand un petit film d’animation de 2 minutes arrive à mettre en boîte poésie, délicatesse et amour….impossible de ne pas craquer ! 2 minutes que la Media Design School d’Auckland nous offre pour nous rappeler l’essentiel. Cette petite merveille me fait beaucoup penser au très joli Là-haut
 

 
LU : Reforest’action

 

planter-arbre

© Reforest’action

La super news vue sur les réseaux sociaux la semaine dernière, c’est le projet de Reforest’Action.
Un peu à la manière de l’association Un toit pour les abeilles, dont je vous avais présenté le projet ici et dont le but consiste à parrainer des apiculteurs, Reforest’action est une entreprise sociale et solidaire qui vous permet de planter des arbres et/ou même d’en offrir ! Ce projet de reboisement en France et dans le monde (Sénégal, Pérou, Etats-Unis, Haïti…) c’est aussi l’occasion de contribuer au développement socio-économique des populations grâce à l’arbre.
Une bien belle idée pour avoir un impact positif sur notre monde. 

 

 
INSTAGRAM à suivre : @PassionPassport
 

piscine-dans-mer
© Passion Passport

Actuellement je suis 880 comptes Instagram et soyons honnête avec le nouvel algorithme  mis en place il y a quelques mois, il m’est vraiment difficile d’arriver à voir tout le monde. On ne va pas revenir sur le débat concernant ce « flux à la Facebook » qui fait que nous ne voyons plus les photos par ordre chronologique, mais quand même j’avoue être de plus en plus frustrée par le réseau social. Je ne sais pas si c’est la même chose pour vous. De plus le système de recevoir des notifications des comptes que j’aime ne me convient pas non plus. L’idée de me faire siffler par mon téléphone toute la journée me met particulièrement mal à l’aise.
Tout cela pour dire qu’il est difficile de tout voir, mais je fais la nique à mon feed en allant visiter très régulièrement ce compte de photos de voyage incroyables : @PassionPassport. Je suis fan absolue de ce compte !
 

 

MANTRA : Hegel

 

« Ecouter la forêt qui pousse plutôt que l’arbre qui tombe. »
Friedrich Hegel
 
 

A ECOUTER : Boney M

En fan absolue de musique Black, j’ai décidé cette fois-ci de vous laisser avec un tube incontournable qui annonce la couleur pour les prochaines semaines : Sunny  de Boney M !