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Le Bien

Dalida, le bonheur et les poètes maudits

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Hello, 

Alors ça a un peu changé par ici, vous ne trouvez pas ?
Vous comprenez mieux maintenant pourquoi je n’ai pas publié depuis mi-mars. Je voulais que la vraie version de ce blog, la « pro » soit parfaite pour votre retour. Même si, même si bien évidemment il reste encore pas mal de choses à mettre en place. 

Toujours est-il qu’il y a plusieurs semaines je suis allée voir le film sur la vie de Dalida.
J’étais d’ailleurs tout aussi impatiente de me rendre à l’exposition qui lui est consacrée, depuis la semaine dernière, au Palais Galliera et pour laquelle j’ai sacrifié une grasse matinée de weekend.
A ces premières lignes de lecture, vous devez déjà m’imaginer en  fan inconditionnelle de la chanteuse alors qu’à vrai dire c’est toujours plus le personnage qui m’a intéressée et aussi quelques-uns de ces tubes magistraux et générationnels, soyons honnête.

Lors de la projection, nous nous sommes retrouvés dans une salle quasiment pleine à un horaire normalement plus adéquat pour les afterworks en terrasse.
Qu’on se le dise, le film m’a touchée. J’ai redécouvert les paroles de ses chansons qui résonnent si bien avec les nombreux aléas malheureux de sa vie. Les tubes incontestés de cette époque me sont apparus alors comme quelque chose de plus fort qu’une simple rythmique disco.

La vie de Dalida, je la connaissais dans ses grandes lignes, bien consciente que le malheur ambiant était une constante sacrément envahissante. Comme si son destin, ou oserais-je dire son karma, n’avait pas d’autre possibilité que de se suivre ce chemin de souffrance.

Force est de constater que je suis tout de même ressortie de la séance un peu plombée. Je me souviens encore de ce sentiment où le film vous habite, malgré vous, pendant un certain laps de temps avec une bande son qui tourne dans votre tête mais qui n’apporte plus une seule once de douceur.

Bref il m’a donc fallu un peu de temps pour me détacher de Iolanda Gigliotti bien que, comme vous pouvez le voir, je me sois octroyée une petite séance photos un samedi matin dans le quartier. Entre-temps j’ai aussi ré-écouté quelques chansons que je trouve maintenant teintées d’une tristesse infinie et je suis restée longtemps dubitative sur cette fascination que l’art, le cinéma et la Culture en général ont toujours eu pour les âmes désespérées.

Tant de destins tragiques et tristes à en mourir sont devenus iconiques. Pour beaucoup ils sont encore admirés jusque dans leur déchéance. Sociologiquement parlant c’est assez fascinant d’observer ce culte du sombre, du malheur, du mal-être et du funeste. Est-ce de l’empathie ou bien le ressenti parfois familier de ce genre de sentiments qui fait que de nombreuses personnes puissent admirer, parfois même s’identifier, à ces icônes qui transpiraient la tristesse ?

Je me souviens qu’à l’époque, durant mes années d’études littéraires, nous analysions en détails la face sombre et revendiquée du Romantisme. Nous avions des conversations passionnées et nous pouvions rester des heures à débattre du malheur de notre héros avec lequel nous passions des semaines et des semaines à étudier le moindre de ses sentiments. On baignait tellement là-dedans qu’on avait même sacrément peur qu’ils déteignent sur nous (Judith, si tu me lis…).
Le concept du poète maudit a toujours fasciné et fascine encore. Comme si le meilleur de la créativité ne pouvait ressortir que dans les heures les plus sombres. On est loin du bien-être vous en conviendrez.

Et pourtant, dernièrement, je me suis surprise à lire le dernier livre d’Elizabeth Gilbert, Comme par magie. Par hasard je suis retournée à cette auteure et comme, en fait, il n’y a pas vraiment de hasard dans la vie, son dernier livre est tombé plus qu’à point car il officié comme un vrai contre-poids face à ce constat qui m’obsédait.
Enfin quelqu’un dont la voix porte loin ose descendre en flèche cette idée du malheur salvateur et que la création la plus productive n’émane pas forcément de la désolation et du nombre de larmes qui ont coulé.  

Parce-que les bons sentiments, non, ce n’est pas « cucul ».
Parce-qu’il serait peut-être temps que l’on valorise la bienveillance et que l’on « vulgarise » le bonheur plutôt que les méandres de la perte de soi.

Personnellement je fais la chasse à ceux qui jettent la pierre avec sarcasme aux optimistes qui tentent d’inverser d’inverser la tendance et de porter aux nues la notion de la joie. Choisissons le bonheur au catastrophisme parce-que c’est la pensée qui fait l’action alors autant la choisir belle et positive. A bon entendeur pour ces prochains jours…

Je vous laisse là-dessus avec quelques photos de la beauté de Montmartre, cher à Dalida et dont je ne me lasse pas. Et en bonus quelques robes présentes à l’expo….Ahhhhh la mode, la mode, la mode…

xx

 

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Le Bien

L’optimisme

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Hello tout le monde,

Nous sommes aujourd’hui à près d’une cinquantaine de jours des élections. Elections qui plongent le pays dans une indécision violente qui nous est rabâchée à longueur de journée. Pas facile de chercher les ondes positives et les good vibes au milieu de tout ça, j’en conviens !

Heureusement pendant ce temps-là, la 4ème édition du printemps de l’optimisme se prépare et se déroulera les 17 et 18 mars à Paris.
Oui, oui, à Paris, chez nous en France, alors que notre joli pays ressort dans toutes les études comme celui où les gens sont les plus pessimistes d’Europe, voire du monde !
Vous en pensez quoi vous ?

Si on y regarde de plus près l’optimisme est défini comme une doctrine philosophique parmi laquelle le monde est bon et le bien y tient plus de place que le mal. C’est aussi une disposition d’esprit qui encline à prendre les choses du bon côté. (Merci Larousse !)

L’optimisme étant totalement subjectif, autant par sa définition, que par son ressenti, cette notion est autant influencée par nos racines que par l’environnement dans lequel on vit. On apprend par exemple grâce aux neurosciences que notre cerveau est déjà conditionné à notre naissance à 50% par la génétique, 10% représentent les éléments extérieurs et les 40% restants sont ceux que l’on peut modeler à bon escient.
Donc au final il ne tient qu’à nous d’inverser les curseurs pour que la pensée passe du côté optimiste, le côté Rose de la force.

Chose très intéressante, l’environnement, qui se définit comme la société dans laquelle on vit, ne jouerait qu’un rôle à 10% donc cela veut dire qu’il est automatiquement intégré par notre cerveau comme un facteur négatif ou positif selon où l’on vit mais ne joue pas un rôle primordial et catégorique sur l’optimisme.
Et dans la liste des pays les plus pessimistes du monde on trouve Hong-Kong, la Finlande, la Suède, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Australie…..et la France.
Bizarrement que des sociétés ultra-occidentalisées alors qu’on dénombre encore des casseurs de pierres, des mineurs enfouis jusqu’au cou et des polisseurs de joyaux qui ont à peine 8 ans dans certains pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique et qui, donc, modèlent leurs 40% restants du côté positif.

Il semblerait que tous ces pays qu’on « classe » à tort ou à raison dans la catégorie « en développement » ou du « tiers-monde », auraient pas mal de choses à nous apprendre pour voir le bien et le beau un peu plus et partout. Pour illustrer la chose j’en reviens à ce qui était intelligemment dit par un chercheur américain en psychologie dans le doc The True Cost dont je vous parlais ici.

« Ce qu’on sait après 20 ans de recherches et des centaines d’études, c’est que plus les gens se focalisent sur des valeurs hyper-matérialistes, plus ils disent que l’argent et l’image, et le statut et les biens, sont importants à leurs yeux, moins ils sont heureux, plus ils sont déprimés et anxieux. Nous savons que tous ces problèmes psychologiques augmentent au fur et à mesure que les valeurs matérialistes augmentent. Cela vient contredire les milliers de message de publicité que reçoit notre cerveau. »


Encore une fois, à nous de trouver l’équilibre. Un peu de matérialisme et un peu de spiritualisme, ça devrait être pas mal pour se recentrer et ne pas, littéralement, se perdre.

Enfin sachez qu’à l’occasion du printemps de l’optimisme, le dernier sondage de Opinion Ways nous donne les 3 personnalités qui incarnent le mieux l’optimisme pour nous les Français et le tiercé est composé d’Omar Sy, Matt Pokora et de Jean d’Ormesson.
Pour ma part et en toute subjectivité, je donnerais la palme à celui qui est appelé « l’éternel optimiste », Mr d’Ormesson, et qui ressort systématiquement et indéniablement comme le Mr Bonheur de service. Ses nombreuses interviews, son travail et ses réflexions depuis plusieurs décennies autant que son beau regard d’azur et son large sourire le placent, pour moi, tout là-haut dans le classement.
Il n’y a qu’à voir les titres de ses romans, romans qui sont tous teintés d’une douceur certaine et d’une candeur optimiste en toute d’humilité : Ces moments de bonheur, ces midis d’incendie / Comme un chant d’espérance / Je dirai malgré tout que cette vie était belle…
L’idée n’étant pas, bien sûr, d’avoir un discours moralisaeur mais d’ouvrir la voie, chercher la prise de conscience et activer la balance de l’équilibre.

Pour méditer sur la chose et pour bien commencer la semaine, je vous laisse avec un passage d’une interview de Jean d’Ormesson qui était chez Laurent Delahousse et qui avait marqué beaucoup de monde. Le bonhomme y explique que malgré les catastrophes, le bonheur est partout. Attachons-nous donc aussi, un peu ou beaucoup, à la spiritualité car la joie et la tristesse, l’optimisme et le pessimisme, tous créent une symbiose indéniable :

« Je crois qu’il faut, non pas rire toujours et ricaner. Mais essayer de prendre avec une sorte de gaieté, même les catastrophes. La vie naturellement est une vallée de larmes. Elle est aussi une vallée de roses. C’est indiscernable, c’est une fête et c’est un désastre. »

Bonne semaine à tous et cherchez le Rose.

Partout.
xxx