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Happy Dose

Happy Dose #6

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Petit à petit l’été s’installe ici à Paris et je n’en suis que toute excitée…Cet été qui s’installe c’est aussi les graines semées tout au long de ces derniers mois et qui commencent à se montrer petit à petit. Les choses prennent ainsi leur forme quand on laisse du temps au temps. J’espère pouvoir d’ici quelques semaines, que toutes ces graines donneront de magnifiques fruits ! 
Car il paraît qu »il n’y a pas de traversée du désert, juste une marche vers l’oasis… » Que j’aime cette image du philosophe Jean Bies…

 
A DECOUVRIR : la 8e merveille du monde

 

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©  Pink and White Terraces (1886) by Charles Blomfield. Photograph: Alamy

Cette semaine j’ai eu le grand plaisir de voir passer dans The Guardian une nouvelle incroyable. Dans une vie antérieure je rêvais de devenir historienne donc vous allez comprendre…En effet il y a de grandes chances que des chercheurs aient trouvé la 8e merveille naturelle du Monde. Outre le Grand Canyon, les aurores polaires ou encore l’Everest, ici on découvre qu’une éruption volcanique a entièrement recouvert la 8e merveille du monde en 1831, en Nouvelle-Zélande. 
Les chercheurs du 19ème siècle pensaient avoir perdu à tout jamais ces terrasses- piscines colorées et entièrement dessinées par les mouvements de sols. 
C’était sans compter sur la patience et la conviction de Rex Bunn et de son complice qui sont actuellement en train de se battre pour lever les fonds nécessaires pour entamer les recherches physiques. Affaire à suivre…

 

DECOUVRIR : Chiffon le Podcast

 

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J’ai découvert il y a peu, enfin, une nouvelle voix sur la mode.
Une voix qui fait aussi écho à ce dont je vous parlais dans mon post sur La Mode et le True Cost.
C’est à partir de ce coup de gueule que j’ai cherché d’autres voix qui ont une légitimité et un réel avis, pas forcément lisse et neutre dans le secteur. J’ai alors découvert le podcast de Valérie Tribes, journaliste mode aguerrie et reconnue, qui ose parler de la mode sans convention et conformisme. Enfin d’autres voix se lèvent avec les différentes interviewées qui expliquent toutes leur rapport à la mode, au corps et aux tendances.
Ravie que certaines prennent le lead sur ce sujet, j’ai participé au crowdfunding KissKissBankBank pour que cette initiative puisse continuer à vivre longtemps. Vous pouvez découvrir les podcasts, à raison de 2 par semaine, sur Soundcloud, Itunes et Deezer. N’hésitez pas car on se délecte des interventions de tous ceux qui font ce monde du textile merveilleux.

La page Facebook de Chiffon : Chiffon Le podcast
Pour les écouter gratuitement sur Soundcloud c’est ici : Podcast
 

LE COMPTE INSTAGRAM : @NotMyNonni

 

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Alors là je vous laisse avec une VRAIE pépite. Ce compte Instagram fait partie de mon TOP 3 !
Tiana Kai répertorie toutes les photos de scènes de vie des grands-parents italiens. Je vous avoue que pour l’instant je trouve qu’il manque un peu d’Italie dans ce blog et sur mes réseaux sociaux. Et mon deuxième pays est magnifiquement bien représenté dans ce compte IG : Not My Nonni (qui signifie « pas mes grands-parents »). Personnellement, moi, toutes les images me rappellent quelque chose…

 

 
MANTRA : Goethe

 

“Aie confiance en toi-même, et tu sauras vivre.”
Goethe
 
 

A ECOUTER : Robbie Williams

La nouvelle chanson de Robbie Wiliams, Love my life, découverte par un ami qui m’a dit avoir beaucoup pensé à moi en écoutant les paroles. Ouais carrément ! Je vous laisse les découvrir de votre côté…
#BigDédicasse

 

Le Bien

Detox dressing : c’est possible !

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Salut tout le monde,

Après mon post « coup de gueule/coup de poing » contre l’industrie impériale du textile, petit à petit la prise de conscience a continué à germer en moi et le nettoyage de printemps s’est fait de plus en plus pressant. Vive la Detox dressing !
Depuis la vision du documentaire The True Cost, je n’ai plus mis un pied chez Zara, Mango and Co. En travaillant dans le secteur, c’est pas l’envie qui me manque d’aller lorgner sur les dernières collections et les pièces mode des très bons stylistes Zara parce-que question design, soyons honnêtes, ils sont forts !.

Sauf que.

Sauf qu’aujourd’hui je me retrouve face à plusieurs idées qui poussent sacrément fort dans ma tête :

1/- Je ressens comme une overdose, une indigestion de cette notion de « toujours plus »

2/- La globalisation du style m’est de plus en plus insupportable (merci Kate Moss !).
Je revendique haut et fort la différenciation et l’unique. Quand vous êtes moitié italienne et que vos inspirations mode oscillent entre Viviana Volpicella  que j’adore et la marque sud-américaine Rapsodia dont je suis littéralement fan…vous comprendrez aisément que j’ai beaucoup de mal avec l’idée de l’uniformisation qui nous polit tous ensemble. Je pourrais vous faire une thèse de plusieurs pages là-dessus. Ce n’est que mon humble avis sauf que, par pitié, soyons OUT OF THE BOX ! Damned !

3/ – Au vue de la politique de prix pratiqués j’en ai marre d’être prise pour un GROS jambon bien gras !

4/ – Enfin, et ce n’est pas rien puisque ce fut l’élément déclencheur de toute cette cristallisation, les valeurs de morale qui me sont de plus en plus chères ne correspondent en RIEN avec ces mastodontes du tissu.

Tous les jours et ce, dès que j’ouvre un oeil, je me retrouve face à des kilos de fringues puisqu’en bonne modeuse que je suis j’ai voulu que ma chambre ressemble à une boutique avec un dressing qui prendrait un mur entier et que tout le monde pourrait voir, voisins compris. Bref des kilos de tissus qui, pour certains, hormis apporter de la couleur à ma chambre verte, ne me servent plus.

Comme j’ai toujours bien aimé l’idée de printemps qui annonce un re-nouveau, une sorte de reset où tout est à nouveau possible, et le concept du « nettoyage de printemps » n’a jamais aussi bien porté son nom ! Abreuvée d’étiquettes « Made in Pakistan » ou « Made in Bangladesh, quand je prenais un Tee-shirt de ces productions, je vous avoue que j’avais du mal à ne pas penser aux larmes des femmes qui avaient cousu cette manche ou ce col. Hashtag #whomademyclothes

Cette tendance detox prend de plus en plus de place sur le web et c’est tant mieux.
J’ai d’ailleurs lu quelques posts intéressants à ce propos, comme celui de Gala qui semble avoir occupé son dimanche de la même façon que moi, ou bien Louise qui, d’ailleurs, collabore en ce moment avec la marque éco-responsable People Tree pour montrer que moins c’est mieux. Il y a aussi le concept de « collection capsule » où on établit une liste bien « serrée » de ce dont on a besoin (10 pièces pour Remodelista ici….) et on s’y tient.

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Je suis tout à fait consciente que le minimalisme peut-être une solution à beaucoup de choses mais ce n’est pas pour moi. J’ai l’intention de m’alléger mais pas d’être à poil !
Trêve de plaisanterie…je ne cherche pas le moins mais le mieux, le beaucoup mieux. Et j’aime trop le travail de la matière pour ne m’émerveiller que devant 1 tee-shirt blanc et 1 jean brut. Pourtant j’aimerais bien, ça me couterait clairement moins cher !
Ma démarche n’est donc pas de dire AU REVOIR à la MODE mais de consommer mieux. Le cadre étant posé, il fallait donc adopter une méthode.

 

 

Après quelques minutes d’absence, perdue face à mes boxs « ETE » et la dizaine de paniers « accessoires » qui complétaient ma penderie HIVER, je me suis décidée à procéder par piles. Pas le choix, ça allait me prendre une bonne après-midi alors que le soleil parisien, une fois n’est pas coutume, battait la mesure dehors.
Peu importe, il fallait que je m’allège au sens propre comme au sens figuré. Et sans culpabiliser ! L’idée n’étant pas de jeter l’argent par les fenêtres non plus…
Dans ce cas voilà comment j’ai décomposé la chose :

  • PILE A / Don Amis/Famille
  • PILE B /  Abimé = Poubelle
  • PILE C / Fast-fashion et mainstream en bon, voire très bon état. = A étudier attentivement et à DONNER.

Voilà j’étais au cœur du problème et j’allais devoir m’employer à regarder les étiquettes une par une. J’ai ainsi pris la décision de mettre tout ce qui était fait en Asie dans cette pile, à quelques exceptions près de 2 ou 3 coups de cœur pour des blouses faites en Inde.

Je suis en effet, une TRES grande fan de pièces travaillées, brodées, à sequins…et ces pièces Zara (très peu de la production du géant espagnol car assez chères) sont toutes produites en Inde pour le savoir-faire méticuleux.

La question s’est également posée pour les productions en Turquie, le nouvel empire des usines textile. La proximité géographique d’un pays non soumis à la réglementation sociale européenne, le rythme de la fast-fashion est ainsi très largement suivi à moindre coût avec des frais de transport qui sont massivement réduits.

Le reste de la production Zara est ensuite fait en Europe (Portugal, Roumanie…) et au Maghreb. => Pour ces deux derniers cas de figure, j’ai décidé de ne garder que les pièces en très bon état, car déjà achetées, et de continuer l’investigation concernant ces productions-là.

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  • PILE D /  Les marques « douteuses »

J’entends par là celles qui communiquent avec opacité sur leur lieu de fabrication.
Dans mon dressing, je nommerais Paul and Joe Sister (« Conception française » = ne veut rien dire), Majestic Filatures (Made in Europa = ne veut rien dire).
Je me suis d’ailleurs décidée à envoyer une petite lettre à leur service client pour avoir plus de transparence sur leurs étiquettes. Si vous en avez l’utilité, n’hésitez pas à me la demander je vous l’enverrai…

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Comme je le disais plus haut j’ai fait l’impasse sur certaines pièces Zara plus classiques faites en Europe en leur donnant une dernière chance sur la prochaine saison.
Je dis dernière car si elles ne sont pas sorties plus de 2 fois sur les 6 prochains mois, elles subiront le même sort que leurs copines ci-dessous.

 

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Au total, je dis donc CIAO à :
– 11 pantalons Zara, Pimkie, Mango et compagnie
– 3 jupes et 1 short
– 9 chemises et blouses
– 5 pulls
– 4 robes
– 5 vestes et gilets
Et je donne une dizaine de pièces de marque à mes proches.
TOTAL = environ une cinquantaine de pièces

 

 

 

Primo il va falloir s’occuper de cette cinquantaine de pièces qui jonchent encore le sol de mon entrée. Pour ne pas gaspiller bêtement, plusieurs options disponibles :

– le DON : Oxfam, le Secours Populaire, Emmaüs, pour les parisiens La boutique sans argent à Daumesnil ou encore Vitali dont je vous avais présenté l’initiative joyeuse ici, les collectes de vêtement organisées ou encore les contenaires placés ici et là dans les quartiers sont autant de possibilities qui feront des heureux.

Je tiens à mettre un petit bémol sur ce « business » système au vue des différents reportages pas souvent positifs qui abreuvent les médias à ce sujet…. Je vous laisse creuser vous-même avec le post très clair et concis de Mr Mondialisation qui souligne l’ironie du cycle du vêtement : Oui, oui les indiennes « s’éclatent » à recycler nos vêtement encore puants de chlore et de métaux lourds qui nous avaient été envoyés quelques mois plus tôt de ces mêmes régions. A lire ici.
Mais qu’il est difficile d’être responsible et de faire les bons choix car oui, il y a des abus absolument partout donc la solution encore une fois je crois que c’est de privilégier les circuits courts.

– la REVENTE : Vinted, Vestiaire collective, Vide dressing, les vide-dressings organisés sur les réseaux sociaux..

– le RECYCLAGE : La fibre du tri, Eco textile, Bonobo Jeans qui a également mis en place ce genre de solutions dans ses magasins…

Secundo  et c’est là que ça devient intéressant…
Le changement passe inévitablement par une meilleure consommation et donc par une meilleure connaissance de l’offre propose.
Autant vous dire que je me réjouis de cette nouvelle quête qui va, j’en suis persuadée, m’ouvrir de nouvelles portes stylistiques et surtout me confirmer que plein de gens autour de nous font des choses TRES TRES bien dans l’ombre et parfois dans la lumière. Pinterest et Instagram (mon réseau social préféré) sont des mines d’or en termes d’informations pour les trouver !
Je vous prépare par ailleurs un post (et plus encore…) sur les marques éco-responsables à ne pas manquer car on a tous le choix et le maître-mot devient la slow-fashion !
La mutation est en cours. Petit à petit l’oiseau….

Sur ces bonnes paroles, un bon weekend à tous !
xxx

PS : vous noterez que je n’ai pas encore traité mon shoesing car là ce n’est pas d’un post dont j’ai besoin mais d’une thérapie…….:-)

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Initiatives joyeuses

Initiative joyeuse : Penser la mode autrement avec Vestali

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Coucou tout le monde,

Tout d’abord je tiens à vous remercier pour toutes vos réactions concernant l’article La mode, la mode, la mode… et The true cost qui a suscité pas mal de débats autant chez des amis, connaissances ou lecteurs, par tous les canaux de diffusion possibles ! Pour cela merci !

Quelques semaines après ce « léger » coup de gueule, ma balance interne est revenue à l’équilibre grâce à un sympathique signe du destin ou de l’univers, appelez cela comme vous le voulez.
Une collègue de bureau m’a en effet parlé d’une super initiative mise en place avec nos invendus et échantillons de vieilles collections mode. Et je peux vous dire qu’il y en a à la pelle,  des culottes et des soutifs de toutes les couleurs !
Il y a une association de réinsertion professionnelle qui s’occupe de ces tonnes de tissus et les recyclent pour leur donner une seconde vie comme elle donne un nouveau départ à toutes ces femmes valeureuses.

L’association se trouve d’ailleurs dans le Nord de la France, cimetière industriel de notre pays et bastion du textile où l’on a d’ailleurs l’occasion de se rendre plusieurs fois dans l’année rencontrer nos acheteurs pour les présentations de nouvelles collections.

Ni une ni deux j’ai donc pris contact avec Hélène Maréchal pour lui envoyer les 800 pièces de poduits de lingerie qui nous restaient sur les bras, histoire que ça ne finisse pas à moisir dans une benne !
Ouf ! Tout n’est donc pas noir dans le monde de la mode et on aura d’ailleurs l’occasion d’y revenir à travers différents sujets. Audrey, cultive le rose, bon sang !!

Évidemment, l’initiative rentrant à 100% dans le cadre édito de ce Blog, j’ai aussi demandé à Hélène de répondre à une petite interview sur les bonnes actions mises en place.

 

  • Quand et comment est née cette idée ? Quel en était le but initial ?

VESTALI existe depuis 1997.
A la base il s’agissait d’une association caritative de récupération de vêtements qui étaient redistribués à des personnes en difficulté. Puis au fil du temps, la valorisation textile est devenue support d’insertion socio-professionnelle. Nous avons obtenu l’agrément ACI (atelier et chantier d’insertion) par la direction du travail, qui nous permet d’embaucher et d’accompagner dans l’emploi des personnes en situation d’exclusion et nous avons ouvert des ateliers retouches, en parallèle de notre centre de tri et de nos boutiques solidaires . Les objectifs sont poursuivis, notamment, en offrant à des personnes sans emploi, une activité qui leur permet une réadaptation sociale en luttant contre l’isolement, l’acquisition de compétences nouvelles et transférables et l’acquisition d’un statut valorisant.

La nature des activités :
Récupération, revalorisation et mise à disposition de vêtements d’occasion,
Prestations de repassage et de retouche, confection sur mesure, stylisme
Accueil, conseil et vente d’articles d’habillement,
Créations textiles uniques en matériaux recyclé

L’accompagnement mis en place dans le cadre du CDDI au sein du Chantier d’Insertion a pour but de tenter de faire émerger un projet professionnel par les personnes, de chercher avec elles les moyens de le réaliser en travaillant en partenariat avec l’ensemble des acteurs en insertion sociale et professionnelle. Ce temps passé à l’association permet de réfléchir à une orientation adaptée pour élaborer, avec les personnes, un réel parcours d’insertion.
Cet accompagnement a pour but de lever les freins à l’insertion professionnelle, et de pallier, notamment, au manque de qualification en favorisant l’accès à la formation.
Nous touchons principalement des femmes sans emploi, bénéficiaires d’un minima social car nous résidons sur un bassin d’emploi très précarisé (15.8% de chomage fin 2016…) et les femmes sont d’autant + en difficultés.
Nous comptons aujourd’hui: 1 centre de tri, 2 boutiques solidaires, 2 ateliers retouches / repassage.

 

  • Combien de gens participent à cette aventure ?

Depuis la création nous avons accompagné + de 300 personnes. Aujourd’hui nous avons un effectif moyen de 36 personnes suivies au quotidien par une équipe de 5 permanents chargés du suivi social et professionnel. Nous comptons également une équipe de 16 bénévoles: 8 membres au sein de notre conseil d’administration, et 8 personnes qui viennent nous donner un coup de main ponctuellement (aide au tri ou transfert de compétences par des couturières retraitées)

 

  • Y-a-t-il beaucoup de marques qui participent ?

oui de + en + de marques nous soutiennent , que ce soit dans le PAP ou l’industrie textile . Je vous cite qq marques : Dickson ( don de tissus) , Camaieu, Comptoir des cotonniers par l’intermédiaire du réseau Tissons la Solidarité, Galeries lafayette par le biais de Dons solidaires, etc… De grandes marques du luxe ( mais je n’ai pas le droit de les citer) nous épaulent également: en nous confiant de petits travaux de couture ( déco de vitrine, objet déco…) et en nous donnant des chutes de tissu de luxe.

 

  • Avez-vous l’exemple d’un projet phare ou une anecdote à nous raconter ?

Notre projet phare est la griffe tissons la solidarité : La Griffe « Tissons la Solidarité »
C’est un réseau national qui fédère plus de 70 structures d’insertion par le textiles se propose de donner une nouvelle vie à un vêtement de deuxième main en le retravaillant selon des tendances données par des professionnels du métier.
L’idée est de faire créer et produire deux collections par an, une été et une hiver (cycle de production de 6 mois) par les salariées en insertion.
Chaque pièce est unique ou en très petite série, provenant de vêtements recyclés, mais créée et retravaillée  dans les chantiers couture du réseau.

Cette griffe est parrainée depuis son démarrage par Christian Lacroix et fait l’objet de défilés dans toute la France où les salariées en insertion deviennent « mannequins d’un jour ».
Ce concept  est à la fois une opportunité pour les personnes en insertion d’exprimer leur créativité et un outil de marketing à forte valeur ajoutée pour les boutiques solidaires.
Cette professionnalisation  génère de multiples effets aussi bien professionnels qu’humains au sein de l’association : l’apprentissage professionnel des notions de « production », formations diverses et variées, valorisation du savoir-faire des salariées, remise en confiance et  développement durable à travers le recyclage de vêtements (meilleure utilisation et respect des vêtements issus de nos donateurs).

 

  • Quels sont vos projets pour le futur ?

Cette année Vestali fêtera ses 20 ans.
Nous allons multiplier les défilés de mode en local au sein même de structures partenaires (en projet: Crédit agricole, Amazon, divers salons) avec comme objectif  » changer le regard des entreprises sur le monde associatif et les salariés en insertion ».

Nous voulons démontrer que le travail d’accompagnement que nous faisons avec nos salariés, peut être un gage de professionnalisme, de compétences et de motivation pour des employeurs susceptibles de recruter , et que nos salariées, une fois formées, sont tout à fait capables d’occuper un poste dans leurs entreprises, et que l’expérience acquise dans notre asso est une réélle plus-value.

Nous allons également sortir un livre-album, sorte de rétrospective des ces 20 années, avec des témoignages de femmes qui sont passées par notre structures. Que sont elles devenues? et pour celles qui y sont actuellement, que projettent elles ?

 

  • Quelque chose à rajouter ?

Nous essayons également de travailler de + en + avec les confections textiles locales, afin d’être au + proche de leurs conditions de travail et pouvoir leur proposer nos salariés en fin de contrat. La couture/confection est un savoir-faire qui se perd et fait pourtant partie de notre patrimoine.
Les confections locales qui résistent à la délocalisation ont besoin de main-d’oeuvre compétente et nous multiplions les partenariats en faisant de la sous-traitance.
Cela nous permet de leur prouver dans un premier temps que nos ateliers assurent la qualité et les délais impartis et que nos salariées seront prêtes à postuler chez eux à l’issue de leur expérience VESTALI.

Encore une belle action à mettre au compte des ♥ Initiatives Joyeuses ♥



Créer du Lien est essentiel.

 

Pour plus d’infos et si vous aussi vous souhaitez envoyer des vêtements ou bien organiser une collecte au sein de votre entreprise, vous pouvez trouver plus de renseignements ici :
Facebook
Site Web

Le Bien

La mode, la mode, la mode…et le TRUE COST

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Bonjour tout le monde,

Cela va faire quasiment 5 années que je travaille dans cette industrie du textile, bref dans la mode qui fait rêver tellement de gens. Poupées de papier glacé et féminins opportuns y contribuent avec malice et au fil des saisons. Pour être tout à fait honnête je me situe du côté des marques et de tout ce que cela implique de la conception du produit à sa réalisation jusqu’à sa distribution sur le marché. J’adore la mode, j’ai toujours aimé le vêtement, l’art de la conception, les matières, la créativité sans fin, la prise de risque des uns et des autres. ♥

Cinq années dans ce secteur de la mode, quelques années dans la décoration avant cela, soit en gros une dizaine d’années à côtoyer et développer le commerce de masse jusqu’à ce qu’un jour le moment arrive, la prise de conscience inéluctable dont je vous parlais ici, me fasse douter de beaucoup de choses, y compris de mon travail.

Alors attention avant de développer je souhaite très clairement expliquer que je ne suis en rien une extrémiste, que je ne l’ai jamais été ni en mes actes ni en mes idées.
Prise de conscience ne veut certainement pas dire pour ma part « on claque tout et on part vivre dans le Larzac…! » Certainement pas mais en tout cas on s’interroge et on essaie de rectifier le tir du mieux que l’on peut pour trouver un certain équilibre en accord avec soi-même. Le bien-être c’est aussi ça.

Bref le glas des 33 ans ayant sonné il y a peu, déjà plus ou moins éveillée et élevée par différents courants spirituels, en tout cas toujours « open-minded » et sacrément curieuse, je furète de plus en plus, à droite à gauche histoire d’essayer d’élever mon débat interne. Sacré programme me direz-vous !

Un jour, alors que je faisais quelques recherches pros, de site en site je tombe sur ces voix qui s’élèvent de plus en plus, pour le mieux, contre la fast-fashion. Concept-de-merde qui tend à multiplier les saisons de 4 à 52. Vous voyez l’aberration.

Une amie me conseille alors de regarder le documentaire anglais The true cost qui avait fait beaucoup de bruit dans le milieu, à l’époque de sa sortie en 2015. Moi aussi je ne peux que vous conseiller VIVEMENT de mettre le nez dedans. Vous en ressortirez avec une autre vision de ce qui nous entoure et pour sûre touché et dubitatif. Le doc en question parle du coût réel de la fast-fashion qui a pris une part importante dans le quotidien des consommateurs.

Petite précision quant à ma situation perso, je travaille dans la Lingerie, parent pauvre du textile avec des produits qui peuvent prendre parfois jusqu’à 1 an et demi de développement. Dieu/univers Merci, le groupe pour lequel je travaille maîtrise 100% de la chaîne de production car les usines appartiennent toutes au propriétaire pour lequel je travaille. Les pressions de marge ne sont donc pas les mêmes puisque nous sommes « cousins » entre entité de la « supply chain ». On se dédouane comme on peut…mais j’y tiens !

Encore une fois l’idée n’étant pas d’être extrémiste mais de réformer la chose par mon propre comportement en tant qu’actrice et consommatrice directe et surtout d’être en accord avec ma propre éthique. L’éthique n’étant que son propre chemin, balisé de convictions à suivre. 

Parenthèse refermée, revenons à nos moutons.
The true cost présente sans filtre les ravages d’une industrie qui est la seconde la plus pollueuse au monde après celle du pétrole. Aie Aie Aie…personnellement ça me fait déjà mal. La fast-fashion est un concept de consommation qui a vu le jour il y a une grosse quinzaine d’années. Hello la génération consommatrices acharnées, coucou ça a été inventé pour nous au départ ! Le concept basé sur le profit à outrance, peu importe les moyens, y est analysé par différents chercheurs allant de la psychologie à l’économie en passant bien sûr par l’écologie.

Monsanto on en parle ou pas ? Les vilains ! On en parle en deux mots pour vous résumer vite fait la chose. Monsanto est donc le seul acteur, le plus gros d’ailleurs, du secteur agro-alimentaire qui ne produit pas d’aliments. Il produit des bonnes graines transgéniques pour le monde entier. C’est pas compliqué il est partout. L’idée étant de nous pourrir le corps jusqu’à la moelle pour ensuite nous soigner avec leurs « bons » médicaments tout aussi pourris que, bien évidemment, ils produisent également. Et bim 360°, la boucle est bouclée. Y a pas à dire, ils sont trop forts !

Donc on achète du coton génétiquement modifié traité avec des supers pesticides pour produire toujours plus parce-qu’il n’y a pas moyen que la fast-fashion nous donne pas 10 nouveaux T-shirts blancs par semaine et sont emmenés dans le même sillage les agriculteurs de coton indiens qui s’endettent jusqu’au cou pour acheter les graines, puis pour acheter les pesticides et enfin acheter les médicaments qui ne leur feront pas perdre la tête, sauf que dans le Pendjab on dénombre 1 suicide de désespoir toutes les 30 minutes.

On file aussi la jaunisse ou d’autres cochonneries aux baigneurs du Gange avec les 50 millions de litres d’eaux usées par jour et déversées dans les rivières, on paye les couturières du Bangladesh 0,30 cts de l’heure pendant que leurs petits attendent par terre la fin du shift de 12 h, et si certains ont le malheur de se plaindre comme au Cambodge on les bat et on réprime les manifestations à balles réelles. Faudrait pas qu’ils parlent trop fort surtout et qu’ils empêchent le prochain départ de l’avion qui nous ravitaillera en nouveautés dans nos rayons préférés. Ouf ! On est sauvé !

Sauf qu’au bout de la chaîne il y a nous.
Consommatrices pas toujours averties qui essayons de dégoter un truc sympa pour notre prochain rencard/dîner, pas trop cher et sans l’étiquette Made in China si possible.
Sauf que tout est fait pour que l’on consomme encore et toujours. On continue à s’appauvrir en multipliant les achats par plaisir et aussi parfois (souvent ?) pour essayer de se sentir mieux. Plus on en voit plus on en veut et on n’est jamais rassasié. Les gentils marqueteurs ont repris le principe tout bête de la boulimie sauf que les parts de cheesecake ont été remplacées par des T-shirts mal taillés.
A côté de ça je vous passe le nombre effroyable de messages subliminaux que le cerveau reçoit chaque jour. Et au final l’envie crée le manque, et le matérialisme non régulé ne fait pas le bonheur. Loin de là.
Dans le meilleur des cas on en vient, comme moi, à l’overdose de consommation et on essaie tant bien que mal de casser le cercle vicieux en trouvant des alternatives et en cherchant le bonheur aussi ailleurs.

Je suis persuadée que réapprendre à consommer, retrouver le plaisir dans l’attente avant l’obtention de cette super jolie robe ou de la moindre chose qui nous fasse envie (ça vaut aussi pour les choses de la vie non-matérielles…), rééduquer son cerveau qui ne nous envoie que des messages négatifs de manque et au final de bonheur usurpé, en gros réinventer un mode, quel qu’il soit, pour se sentir mieux avec soi, avec le rapport que l’on a avec la Terre ou l’Autre, que ce soit par le vêtement ou autre chose, bref c’est aussi ça la quête du bonheur et du bien-être.

Je vous laisse avec ce léger de coup de gueule pour débuter cette nouvelle semaine
que je vous souhaite JOYEUSE…Bientôt on verra quelles sont les solutions, les alternatives, bref y a des ressources vous verrez ! 😉

 

PS :  Si vous voulez approfondir le sujet, notamment sur la vraie valeur des choses je vous conseille très vivement de lire l’article hyper clair et précis de Coline ici.

PS2 :Et enfin si le message vous a touché si petitement soit-il, S’IL VOUS PLAIT partagez un maximum.
Un être averti en vaut deux. Et à plusieurs on va plus loin.