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Le Bien

Mes podcasts favoris

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Aaaah…, les podcasts. La liste des meilleurs podcasts 2018 ne cesse de s’allonger sur la Toile et avouons que ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver et de sélectionner ce qui nous plait. A vrai dire, je dois avouer que jusqu’à encore peu, je refusais catégoriquement de céder mes sessions Spotify à ce nouveau format audio. Force est de constater qu’il a suffi d’un seul épisode de qualité pour que je sois entrainée dans ce raz-de-marée et pour vous faire part, avec plaisir, de mes podcasts favoris, qui ne sont pas toujours ceux auxquels on pourrait penser.

La folie podcast

Revenons un peu en arrière, vous le voulez bien ? Personnellement, j’aime toujours bien analyser ce qui se passe quand je me fais emporter par des tendances. Mon ego me dit « hé cocotte, tu voudrais pas prendre un peu de recul, là ? ». C’est mon côté analytique, parfois fatiguant, je le confesse. Bref je suis obligée de me poser des questions parce-que, comme je vous le disais plus haut, à chaque fois que j’écoute un podcast, j’ai quand même la désagréable sensation de sacrifier un joli moment de musique.

Le podcasting ou la diffusion pour baladeur ou baladodiffusion comme l’appellent nos amis canadiens, est ni plus ni moins un moyen de diffuser des fichiers Audio sur Internet. Avec la naissance et l’essor du Web 2.0, le format a explosé très rapidement Outre-Atlantique. Tous les sujets y sont décortiqués, débattus et analysés. Petit à petit, la chose est arrivée doucement mais sûrement chez nous. On y parle business, digital, développement personnel, féminité, mode, jardinage… bref autant de sujets que de titres proposés.

Mais en gros, un podcast comment ça marche ? Attention je m’adresse à vous, novices et résistants dont j’ai été l’une des vôtres, il y a encore quelques mois. Pour être honnête, rien de plus facile que de trouver (et vous faire avoir ?) ce qui vous plaira à vous aussi. Il suffit de télécharger une application podcast et de surfer sur l’infini catalogue de celle-ci : Itunes, PodBean, Podcast Addict, Soundcloud pour ne citer que certaines des plus connues. Une fois que c’est fait, vous n’avez plus qu’à choisir une catégorie et à écouter. Je vous conseille tout de même de télécharger les épisodes. On ne saurait être que trop prévenant en rapport au fait que le réseau, c’est pas monnaie courante partout !

Bref, aujourd’hui, on peut bien parler de folie podcast. La mobilité et l’extrême présence de nos amis les smartphones font que le podcast a explosé et initie un moment plus intime « d’élévation culturelle ». Ce bouillonnement incroyable se compte en millions d’écoutes chaque mois. On estime, par ailleurs, que plus d’un français sur 2 écoute des podcasts, ces sources d’informations à la demande, où on veut, quand on veut.

Voilà. Adieu donc Beyonce, Simon and Garfunkel et Valérie June. Adieu les petits pas de danse inopinés au coin du feu rouge. Il est temps, pour vous aussi, de passer en mode » je m’instruis » et d’écouter des podcasts inspirants et de trouver vos podcasts favoris. Vous penserez à moi quand vous ferez la cuisine, quand vous serez coincé dans un métro qui sent le rance ou dans un embouteillage interminable. Ok, vous êtes submergés par de nouveaux contenus et vous courrez systématiquement après le temps ? Que nenni, vous  trouverez bien un moment pour vous y mettre et en reprendre un peu, non ?

La liste de mes podcasts favoris

Cette liste de mes podcasts favoris n’engage, bien évidemment, que moi. Elle est composée de podcasts aux sujets divers et qui m’intéressent fortement pour des tas de raisons sur lesquelles je ne m’étendrais pas ici, en tout cas, pas tout de suite. Pour ceux qui ont déjà succombé au petit format audio, vous allez sans aucun doute reconnaitre des titres déjà plébiscités parmi ceux que je vais vous proposer. Mais, comme j’aime particulièrement bien sortir des sentiers battus, je vais tout de même m’employer à vous faire découvrir quelques pépites…

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La Créme de la Créme

J’attaque fort tout de suite. Le podcast La Crème de la crème de Pauline Laigneau, fondatrice de la marque de joaillerie Gemmyo, est LE seul podcast dont je ne manque aucun épisode. Mon esprit résolument tourné « business » ne peut qu’être conquis. Pendant plus de 45 minutes, la qualité des interviews, la pertinence des questions et le choix des invités toujours très humbles et experts dans leur domaine font de ce podcast le numéro un de sa catégorie. Du top niveau !
Et gros plus non négligeable pour ma part : Pauline Laigneau n’invite que la crème de la crème du business ce qui permet de ne pas entendre continuellement les mêmes invités que l’on retrouve partout ailleurs. Si l’on prend une définition du podcast trouvée sur la Toile qui serait perçu comme un moyen d' »aller chercher une certaine élévation culturelle », je peux vous assurer que j’ai sorti plusieurs fois mon petit carnet pour noter conseils, livres et mentors des interviewés.

Mon épisode préféré : Jacob Abbou et Jean de la Rochebrochard (impossible de n’en choisir qu’un seul !)

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Change ma vie

Quand on est résolument tourné et nourri par la spiritualité, le développement personnel, les énergies et l’intuition, le podcast Change ma vie est un must à écouter. J’apprécie beaucoup comment Clotilde Dussoulier s’emploie à rationaliser et à rendre accessibles de nombreux outils différents et complémentaires à ceux que l’on connait depuis toujours. Change ma vie est un podcast qui donne des outils pour l’esprit afin de voir la vie en plus joli. Ça ne vous dit pas brièvement quelque chose ?

Mon épisode préféré : Quand le corps a ses raisons

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Grand Bien vous Fasse

Petit bémol technique, qu’il est tout de même nécessaire de souligner, Grand Bien vous Fasse n’est à proprement parler pas un podcast comme les podcasts dits « natifs« . C’est une émission de radio, en l’occurrence de France Inter, qui est enregistrée et qui peut être réécoutée sur les plateformes de podcasts. A la sauce France Inter, l’équipe d’Ali Rebeihi et ses intervenants se questionnent sur des tas de sujets tout aussi passionnants les uns que les autres. Les sujets sont fouillés, vont en profondeur et peuvent plaire à tous. Au top !
Parenthèse à part,  Ali Rebeihi ressemble sensiblement à l’acteur de Gomorra, Marco D’amore, ce qui n’a rien pour me déplaire, je l’avoue.

Mon épisode préféré : Le plaisir de transmettre l’histoire

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La Poudre

Le podcast de Lauren Bastide, que je connaissais vaguement de nom il y a encore peu de temps, est au monde du podcast ce que la cerise est sur le gâteau. La Poudre, résolument féministe, la voix parfaite de Lauren Bastide nous entraine dans de multiples sujets qui reviennent toujours à la femme. Comme un cercle infernal, on se rend compte, si on ne l’avait pas encore remarqué, que tout est lié au féminin. On y apprend comment chacune des invitées « deale » avec cela dans sa vie de tous les jours. J’ai découvert de nombreux parcours de femmes très inspirants avec un gros-gros coup de coeur pour l’interview choc de Rama Yade qui nous prouve qu’elle est une grande dame, forte et fragile à la fois.

Mon épisode préféré : Rama Yade

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Radio Voyageurs

Totalement fan de cette pépite, le podcast de Voyageurs du Monde, Radio Voyageurs est absolument à écouter si, comme moi, vous ne jurez que par les voyages et la découverte de nouvelles cultures. Les pays qui y sont présentés, avec de nombreux intervenants de choix, sont examinés sous toutes les coutures. Après chaque émission, vous n’avez qu’une seule envie : Booker un vol !
J’ai écouté le podcast sur l’Inde, quelques semaines après mon retour, et j’ai eu tellement l’impression d’y être à nouveau que je l’ai ré-écouté plusieurs fois. Radio Voyageurs, c’est un podcast animé par Valérie Expert et de grande qualité.

Mon épisode préféré : Voyage en Inde

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Splash

Voici un podcast qui a le chic de démocratiser des sujets hautement intelligents et dont, pour la plupart, vous ne connaissez surement pas grand chose. Telerama dit de Spalsh que : « Le podcast d’Étienne Tabbagh va vous permettre de gagner des points de pertinence à la machine à café. »Splash explique les questions et les sujets les plus épineux du moment. L’économie deviendrait presque une matière sympa, en tout cas, sans conteste, une matières très intéressante. Merci Etienne Tabbagh !

Mon épisode préféré : Les laboratoires pharmaceutiques se font-ils de l’argent sur le dos des malades ?

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Basilic

C’est ma copine Julie de Banana Pancakes qui m’a fait découvrir le podcast Basilic. Avant de télécharger des épisodes, je suis allez lire son manifeste et j’ai vu : « Le podcast consacré à l’environnement et aux initiatives positives« . C’était certain qu’un blog comme le mien, appelé Les Initiatives Joyeuses, ne pouvait que se ruer sur ce contenu. Tous les 15 jours, un nouvel invité nous dévoile son rapport à l’environnement, à la Terre et ses bonnes méthodes pour vivre mieux.

Mon épisode préféré : Mély, naturopathe

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Vécus d’entrepreneurs

Encore un podcast sur les entrepreneurs. Moi, je les dévore et bientôt vous comprendrez pourquoi. Vécus d’entrepreneurs, est le podcast de Ticket for Change, l’organisation qui aide les entrepreneurs acteurs du changement à rendre leurs rêves possibles. Des sujets qui me parlent tout particulièrement en ce moment…

Mon épisode préféré : Comment bien gérer son temps quand on est sous l’eau ?

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Génération XX

Comme La PoudreGénération xx est un incontournable. Egalement un podcast de femmes entrepreneurs de tout milieu et tout secteur. Moins axé business que les podcasts précédemment cités, vous pourrez tout de même en apprendre beaucoup sur les parcours de femmes qui vous inspirent. Pour ma part, je suis venue à Generation XX car j’aime beaucoup Axelle Tessandier qui a fondé Axl Agency. Episode coup de coeur !

Mon épisode préféré : Axelle Tessandier

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Radio Médecine Douce

Le podcast Radio Médecine Douce est d’un genre un peu différent puisqu’il s’git d’une web radio sur le développement personnel. Comme pour le podcast de France Inter, vous avez le choix entre les deux. Toujours est-il que les contenus sont créatifs, innovants et de qualité sur un sujet passionnant. Encore une fois, la qualité des intervenants et des questions posées y sont pour beaucoup !

Mon épisode préféré : Développement personnel : Psychologie et Spiritualité

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The Lively Show

The Lively Show  de Jess Lively est un podcast en anglais. Success-story à l’américaine, Jess Lively a pour slogan « Live the life you truly want to live ». J’adore littéralement comment les américains sont décomplexés avec tous ces sujets et noter les années d’avance qu’ils ont sur nous à ce sujet. Les podcasts proposés, tous d’une longueur de plus d’une heure, promettent, par le choix des sujets, un accès à la paix, à la joie et la guidante pour trouver le flow et l’intuition. Bref, que des mots qui font rêver.

Mon épisode préféré : How I’m making Life a « Game » and getting Magical Manifestations ?

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Voilà, vous avez un aperçu de mes podcasts favoris. Comme je me sens souvent noyée par les contenus, je vous le dis tout de suite, il y a peu de chances que je fasse un volet 2 de cet article. Mais, comme je suis aussi très curieuse, je veux bien connaitre vos chouchous à vous, à laisser en commentaire. Et puis, si vous n’en avez pas assez, vous pouvez aller découvrir la sélection très hétéroclite du blog Mango and Salt qu’on ne présente plus, et de Julie de Banana Pancakes, citée plus haut. Cette chère Julie qui m’a entrainée dans son sillage…

Le Beau

Road-trip dans le Tamil Nadu

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Voilà un peu plus d’un mois que je suis rentrée d’Inde et plus précisément de mon road-trip dans le Tamil Nadu, région du Sud-Est aussi riche que vaste et belle.
 La nostalgie de me replonger dans le millier de photos prises ou bien l’envie de ne pas refermer ce chapitre ont fait qu’il m’a été difficile de raconter ce périple avant aujourd’hui. Incapable de finir ce post, je suis revenue plusieurs fois sur cet article pour enfin vous faire découvrir Pondichéry, Madurai, Chennai et le Chettinad.

J’avais initialement envisagé partir seule au Rajhastan et de toute façon il était clair dans ma tête que, d’une manière ou d’une autre, j’allais partir en Inde. Les coïncidences du destin agrémentées de quelques signes ici et là ont fait qu’en moins de 48h, nous avions acheté nos billets direction Chennai, capitale du Tamil Nadu, l’état des temples.
Je dis « nous », car je suis partie avec quelqu’une que je ne connaissais pas à moins d’un mois du départ. J’ai, comme toujours, suivi mon intuition qui affichait tous les signaux au vert et le périple à travers l’état de Madras était tout tracé.

Mahabalipuram

Nous sommes arrivées à Chennai (Madras) à 2H du matin après un vol de 11H sur Lufthansa. Une arrivée sous 32°C avec 300 panneaux nous faisant face et arborant tous les noms de la Terre sauf le nôtre. Nous avons finalement rejoint un hôtel près de l’aéroport, réservé à la hâte quelques jours plus tôt. Hôtel sur lequel je ne m’attarderai pas tellement il ressemblait à un condensé de l’Inde toute entière dans notre chambre. Chambre qui, sans fenêtre, donnait sur la rue d’à côté.
Surréaliste. Ayant survécu à cela à coup de grands fous rires, je savais déjà que ce voyage allait être rempli d’événements surréels.

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Après 3H de taxi, nous sommes arrivés à Mahabalipuram et ce fut réellement mon premier contact avec le sous-continent. Cette ville, ou village pour l’Inde, était déjà connu au temps de l’Antiquité. C’est dire l’histoire qui se cache ici. Le lieu est parsemé de temples dédiés à Shiva, à Vishnou et à Krishna. Le monument le plus plébiscité est un bas-relief de 27m de long sur 9m de haut qui dépeint la descente du Gange et tous les symboles hindous que, malheureusement, on a eu bien du mal à comprendre. Cette fresque rocheuse se parcourt comme un long parchemin où l’on retrouve le chat yogi, Shiva ou encore des naginis. C’est à peu près tout ce dont je me souviens.

Après 3 jours passés à flâner et à buller entre la piscine de notre hôtel et les rues poussiéreuses de Mamallapuram, nous sommes partis en bus direction Pondichéry. Puducherry, la ville de tous les fantasmes. Les bus indiens ? Comment dire ? Ce fût une grande expérience… A vrai dire nous avons beaucoup ri dans ce convoi infernal, balayé fortement par les vents et surchargé de locaux. Et nous avons aussi fait rire beaucoup de monde et des jeunes filles qui, par pudeur, se cachaient parfois derrière un pan de tissu.

 

Pondichéry

Notre arrivée à Pondichéry fut également assez chaotique avec nos valises déjà trop lourdes, les 35°C ambiants et une horde de tuk-tuk qui s’amusaient de nos mines décontenancées.

Situé sur la côte de Coromandel, Pondichéry est incroyable. Je m’étais déjà imaginé la ville par mille fois et elle a répondu à toutes mes attentes. Elle était exactement comme je l’avais vue dans mon imagination. C’est un petit joyau. Un joyau qui mélange le meilleur de deux cultures et où l’air y est paisible. Se perdre dans les différents quartiers et dans les rues quadrillées à la française pour finalement voir apparaitre le Golfe du Bengale à peu près partout, c’est tout un programme. Un festival de couleurs ravissant pour les yeux et un régal pour l’appareil photo !  Petite ville de moins de 800 000 habitants, petite ville indienne à taille humaine et ancien comptoir français, on ne se sent ni oppressée ni déboussolée en déambulant par ci, par là. On a vraiment profité plusieurs jours de cette atmosphère, des nombreuses maisons coloniales qui abritent un paquet d’expatriés, de rencontres toutes plus agréables les unes que les autres, de belles boutiques chics et ethniques, des Coffee-shops où le raffinement est de mise, des merveilleux magasins d’antiquaires qui m’ont donné envie de tout ramener et des vendeurs de Chai à tous les coins de rue.

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Là-bas,  on a eu aussi eu la chance d’expérimenter la cuisine indienne en faisant notre marché et en cuisinant nous-mêmes. Et puis, on s’est transformé en spectatrices effarées face à une éclipse lunaire qui n’était visible que depuis cette partie de la planète et qui est un spectacle si rare qu’il ne se produit qu’une fois tous les quatre ans.
Et puis on a aussi visité, avec Michel, les orphelinats d’Alice et son mari qui donnent leur entière aux enfants des rues. On a été l’attraction locale pendant un long moment et j’ai pris un malin plaisir à me fondre avec les petites filles qui étaient en train d’apprendre à compter et qui ont dû me demander mon prénom au moins 118 fois en deux heures.


Pondichéry est une ville où l’on sent la présence de la Mer et rien qu’avec ça je me sens déjà bien. Le soir, on se promène sur la jetée pour finir la journée et on ralentit automatiquement le pas.
Pondichéry est un havre de paix et une ville d’inspiration pour nombre de stylistes, designers et autres personnalités qui viennent souvent ici comme me l’ont dit  des amis qui vivent sur place.  Pondichéry exerce sur beaucoup un attrait particulier. Inexplicable, mystique et cosmique. A l’indienne.

 

Le Chettinad

J’avais découvert la région du Chettinad à travers un merveilleux reportage d’Arte quelques jours avant Noël. Ni une ni deux, nous avions décidé de l’intégrer à notre programme et c’est en faisant quelques recherches sur le net que je suis tombée sur un article du Monde.  J’ai pris immédiatement contact avec Raja, le guide dont parlent les journalistes, et un matin à la fraiche, il nous attendait en bas de notre hôtel de Madurai. Après 2h de voiture, nous nous sommes retrouvées dans la région aux 3500 palais. Le Chettinad qui semble être de plus en plus une région dont on parle est surprenant. C’est un grand pan d’histoire abandonné et à ciel ouvert.

Le Chettinad est une région rurale dans les terres reculées du Tamil Nadu. C’était aussi, au siècle dernier, la région des Chettiars, riches commerçants appelés « les indiens juifs »et grands amateurs de savoir-faire du Monde. Chaque expédition commerciale et chaque négociation étaient une bonne raison de ramener un peu de beauté étrangère et d’orner leurs palais le plus majestueusement possible.

On compte plus de 1000 palais dans moins de 50 villages. Palais dont la majorité est abandonnée, preuve incontestable du déclin de leurs anciens propriétaires depuis l’Indépendance de l’Inde en 1947. Les familles restantes se « saignent », quand elles le peuvent, pour entretenir quelques m2 et essayer de relancer ce pan de l’histoire indienne.
Lors de notre périple, Raja, notre guide, a eu la très bonne idée de nous faire rencontrer Bernard Dragon et Michel Adment qui sont tombés follement amoureux de la région et qui, en créant une ONG, ont décidé de s’installer sur place pour tenter de rénover plusieurs maisons. Avant même d’arriver dans leur propriété, ces deux noms me disaient quelque chose…
En effet, je les avais vus dans le fameux reportage d’Arte et leur historie m’avait fortement donné envie de découvrir cette partie du Tamil Nadu. La boucle était bouclée.

 

Madurai

Les deux jours suivants nous les avons passés à Madurai, capitale culturelle du Tamil Nadu et deuxième ville la plus grande de l’état.
La ville était déjà connue du temps des Romains et les fresques sur les murs du Temple Mînâkshî sont là pour nous rappeler son histoire.

Après une balade dans le marché aux fleurs, nous avons visité cle temple. Malheureusement je n’ai pas de photo.
C’est dépouillée de tout effet personnel et de mes chaussures que j’ai déambulé pendant plus de 3 heures dans les couloirs de ce lieu de pèlerinage incontournable pour les hindous. J’ai aussi déambulé sans chaussures dans la ville, me brulant les pieds sur le goudron trop chaud, mais ça c’est une autre histoire.

Le temple attire plus de 15 000 pèlerins par jour. Au vue de l’importance du lieu, il était hors de question que nous visitions cet endroit sans guide. Nous avons eu la chance de pouvoir nous greffer à un petit groupe de retraités français avec un guide français qui vivait depuis plus de 30 ans à Pondichéry et qui connaissait l’histoire hindoue comme sa poche. C’était passionnant tant c’était riche et nouveau. Grâce à lui nous avons pu nous mêler aux pèlerins et pratiquer certains rituels avec eux.
Certains nous ont invité à manger avec eux et des femmes nous ont conviées à les rejoindre pour la cérémonie des bracelets pour la future maman de 8 mois qui trônait au milieu de tout un groupe. Il y a eu beaucoup d’échanges, beaucoup de sérénité, beaucoup d’énergies fortes avec des pendules qui s’affolaient et plein d’espoir lancé en l’air pour nous et pour les nôtres.

La religion hindoue est particulièrement déconcertante et intéressante car elle bouscule tous nos repères et notre rationalisme qui ne comprend que peu de choses. Choses pourtant avérées et confirmées mais jamais expliquées. Nous sommes repartis de là avec le sentiment d’avoir touché du bout du doigt quelque chose d’impalpable mais de très puissant. Un de mes amis les plus proches, qui est pasteur, appelle cela la Foi. Je crois bien que c’est un mot universel.

 

Chennai

Autant je suis tombée en amour pour Pondichéry pour toutes les raisons énumérées ci-dessus et pour beaucoup d’autres, autant j’ai tout aussi apprécié le coeur bouillonnant de Chennai, l’ancienne Madras. Sixième ville d’Inde, capitale du Tamil Nadu et deuxième plage la plus longue du monde avec Marina Beach qui s’étend du Nord au Sud, les plus de 8 millions d’habitants de la métropole peuvent se targuer d’appartenir à une cité riche. Plus grand port du Golfe du Bengale, grand centre industriel et informatique, plus grosse production de films de Bollywood (appelée par ailleurs Kollywood), manufactures en tout genre…bref, on voit tout de suite que la ville est riche. Même si on s’est retrouvé un jour dans les bidonvilles en bord de plage, nous avons senti que la ville est une cité florissante.

 

 

Notre parcours dans Chennai a été de se balader en tuk-tuk d’un point A, à un point B, à un point C…etc…La « photographe » que je suis a été très frustrée de ne pas pouvoir marcher quand je le voulais pour capter des moments sur le vif. J’allais devoir me contenter des nos nombreuses allées et venues dans les tuk-tuk locaux. Il en est ainsi dans les villes d’Inde.
Et de toute façon j’aurais été bien incapable de traverser la rue. Les seules fois où nous nous y sommes aventurées c’est au bras d’habitants qui avaient bien plus l’habitude que nous de se lancer les yeux fermés dans un flot continu de voitures, de tuk-tuk et de motos sans même avoir à prier pour ne pas mourir tout de suite.
C’est le coeur lourd que j’ai définitivement rangé mon appareil photo pour me concentrer sur l’activité principale qui nous amenait aussi dans la capitale : le shopping. Avec une liste à peu près longue comme mes deux bras, je n’ai pas été déçue…même si j’avais déjà bien avancé ma besogne à Pondichéry.
Chennai ce fut aussi la découverte des clubs indiens où je me suis bien amusée, le cinéma pour voir un génialissime Bollywood de 3H, les roof-tops sublimes et le palace 5 étoiles le Leela, référence ultime en matière de luxe avec un petit-déjeuner 12 étoiles.

Chaque voyage en Inde est une histoire bien personnelle, une histoire de ressenti, de l’envie de partir jusqu’à la façon dont on vit le voyage et cela, plus que dans n’importe quel autre pays. Il se passe indéniablement un quelque chose imperceptible et difficilement explicable et cela, que l’on soit sensible ou non à la culture indienne.

Il se trouve que l’Inde a été exactement comme je l’avais imagineé. Surréelle, mystique, fascinante et cosmique. Et en me rendant à l’aéroport de Chennai, le dernier soir, j’étais convaincue que ce n’était qu’un Au Revoir au Tamil Nadu.

Le Bien

5 bonnes raisons de partir en Inde

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A l’heure où vous lirez ce texte, je serai soit en train de boucler ma valise pour partir en Inde, soit dans l’avion direction Chennai et ses 32°C. Partir en Inde du Sud était dans un coin de ma tête depuis quelques temps déjà. Il y a 1000 raisons de partir en Inde. Certaines sont plus personnelles et d’autres sont motivées par une évidence.Voici donc 5 bonnes raisons qui vont donneront peut-être envie à vous aussi… Et j’espère que les centaines de photos que je vais partager à mon retour auront fini de vous convaincre.

1 – L’inde et la diversité des paysages

Choisir sa destination et faire un premier parcours n’a pas été une mince affaire, en particulier quand ce voyage est le premier au pays Bharat. On dit de l’Inde qu’elle est un sous-continent. Les paysages qui la composent sont d’autant plus variés. Avec ses 3,287 millions de m2, tout s’offre à vous et autant ne pas être trop gourmand car les distances d’un point à l’autre sont faramineuses. Il a fallu décider vers quelle partie de l’Inde on allait se concentrer pour cette grande première et c’est finalement l’appel du soleil qui a eu raison de nous. Malgré une folle envie de découvrir, en premier lieu, la région des maharadjas, l’Inde du Sud concentre déjà un nombre incalculable de choses à voir pour en prendre plein les yeux et parait-il que le rythme y est plus doux.

2 – Partir en Inde est un voyage économique

Si vous n’avez pas l’appel du luxe et des grands palais, l’Inde est le pays idéal pour faire un voyage dépaysant à bas coûts. Si en plus vous vous en sortez aussi bien que nous pour trouver un vol aller-retour, quasi direct, à moins de 400 €, c’est jackpot. Bien que ce soit mon premier voyage dans ce coin de l’Asie, j’ai déjà récolté de nombreux témoignages de proches qui s’y sont aventurés et tous ont été catégoriques à ce sujet. Il y a de quoi se faire vraiment plaisir sans faire de folie. Evidemment, vous l’aurez compris, je vais voyager avec une valise à moitié vide pour ne pas me priver lors des sessions shopping. Valise qui n’a jamais été aussi simple à faire…

3 – Avoir la chance de faire un safari

On a tous quelques rêves de voyage enfouis au fond de soi. Pour ma part, j’ai beau avoir des mappemondes immenses à gratter en fonction des pays visités qui sont affichées un peu partout sur mes murs, je me suis rapidement avouée qu’une vie entière ne suffirait pas à tout voir. Bien malheureusement. Mais je n’ai jamais fait une croix sur un safari. L’Inde a aussi cela en réserve ! Il y a plusieurs parcs nationaux qui abritent félins, pachydermes et autres animaux à quatre pattes. A défaut de savane africaine, j’imagine une jungle baignée par l’humidité et où les paroles pieuses voleraient au-dessus de nous.

4 – Se perdre dans du nouveau

Tous les récits sur l’Inde racontent souvent la même chose à propos du choc culturel qui peut être plus ou moins fort et des sens qui sont chamboulés dès le premier pied posé à terre. On m’a prévenu que l’Inde ne serait pas comme je l’ai imaginée, lue, ou même vue dans des reportages. Elle serait encore plus. Pour être honnête je m’attends à tout et à beaucoup de choses impossibles à imaginer si ce n’est un chaos poussiéreux, épicé et multicolore.

Rien de déjà-vu, que du neuf. J’essaie déjà de pratiquer un peu cela lorsque je voyage dans des coins plus familiers comme par exemple à Prague en novembre dernier. Je marche sans savoir où je vais et je me laisse guider par mon intuition. Mais dans ce cas, à part le sens de l’orientation, il n’y a aucun sens qui se sent dépourvu.  J’essaye de réfléchir à d’autres expériences inédites comme celle de l’Inde qui feraient penser à un big-bang qui vous oblige à tout ré-apprendre à nouveau. Je n’en trouve pas alors je vais me laisser « remplir » par tout cela sans trop réfléchir parce-que j’adore cette idée !

5 – Revenir différent

On ne part pas en Inde par hasard. Le mythe du voyage initiatique, thème qui m’est très cher, n’est pas galvaudé. J’ai commencé à penser à ce voyage suite à des rencontres enrichissantes et des lectures passionnantes qui traitaient notamment du sens de l’existence. J’avais commencé à vous en parler dans le post La lecture, cette tendre amie. Beaucoup de mes lectures, tout type confondu, revenaient vers ce principe, fondamental pour ma part, de l’alignement entre le corps et l’esprit. Alignement avec Soi et avec le reste de l’Univers. Quand on s’intéresse à ce genre de théories et de pratiques (le yoga entre autres), on réalise que tout converge vers ces cultures, qu’il y a encore tellement de choses à apprendre et qu’il nous manque encore beaucoup d’outils pour réussir. A suivre.


Pour ceux que ça intéressent et qui sont sur le point de préparer leur voyage, ne manquez sous aucun prétexte le très bon podcast de Voyageurs du Monde sur l’Inde 

Le Bien

L’art des bonnes résolutions

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L’an dernier, 1er janvier 2017, j’avais débuté la nouvelle année sans bonnes résolutions bien définies. A vrai dire, je démarre les nouvelles années toujours ainsi. Pas du tout en me contraignant dès la 1e heure d’une nouvelle aube mais plutôt en lançant des voeux par ci par là pour moi et mes proches. Des voeux de santé, beaucoup, d’éclats de rires, de bonheur absolu et de voyages infinis.

Si vous tapez « bonnes résolutions » dans Google, vous trouverez des centaines d’articles sur l’art de la résolution. Comment les prendre, comment les tenir et qu’en faire une fois le mois de janvier touchant à sa fin ?
Personnellement, la première question qui me vient à l’esprit est : « qui est celui ou celle qui a inventé cette tradition que l’on essaye de nous faire manger à toutes les sauces chaque fin décembre ? »
Si, comme moi, vous n’écoutez cela que d’une oreille inattentive, sachez tout de même qu’il y a peu de chance que la coutume prenne fin car elle perdure déjà depuis l’Antiquité. Merci aux Babyloniens qui essayaient de s’acquitter de leurs dettes auprès des Dieux de l’époque, histoire de démarrer une année d’espoir et sans culpabilité aucune.
Les Romains ont ensuite repris le concept et nos anciens l’ont arrangé pour en faire un rite quasi obligé avant de sauter à pieds joints dans une nouvelle année remplie d’inconnu.

L’an dernier, 1er janvier 2017, j’ai démarré l’année en prenant pour objectif de remplir de joyeux moments un gros bocal de cuisine. Plusieurs semaines avant, j’avais terminé la lecture de 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber et d’un paquet d’autres livres de développement personnel, comme vous le savez déjà si vous avez lu mon post sur La lecture et la psychologie positive.
J’avais bien aimé l’idée, pas trop contraignante, de prendre 20 secondes tous les soirs pour noter sur un petit bout de papier la chose ou l’événement qui avait pu me mettre particulièrement en joie dans la journée. Et, début 2018, d’ouvrir ce bocal en verre qui s’était inlassablement rempli de belles choses pour nous rappeler que l’année précédente avait été sacrément sympa avec nous. Malgré tout. Il parait que c’est cela voir le verre à moitié plein.
Ici, le bocal était plus que bien rempli. Mais pour être tout à fait honnête, je n’ai pas encore ouvert les petits papiers un à un. Sûrement un brin de nostalgie et le temps qui défile depuis les premières heures de 2018. J’attends le moment opportun pour me poser tranquillement, un bon verre de Côtes du Rhône à la main, et sourire à l’idée de ces journées passées.

Cette année encore, pas de bonnes résolutions. J’ai juste décidé de profiter au maximum de cette vie de nomade digital que je me suis octroyée, non sans risques mais avec beaucoup de certitudes et d’intuition. En plus des rires, du bonheur et de la santé pour tous, c’est la seule chose que je me suis souhaitée quand les aiguilles de l’horloge ont passé minuit. Pour le reste, Mektoub, Let it Be, comme disaient les sages. Moi, je dis : « Fais confiance à ton nez et tu verras bien… »

Et si j’avais imaginé que ce carnet de voyages, reçu en cadeau par mes parents, allait se remplir plus rapidement qu’espéré et sonner le 1er départ d’une série que j’espère très longue, j’aurais déjà commencé à faire mes bagages. Mes premiers bagages de l’année pour le vrai pays des sages : L’inde. Et eux ils diront quoi à votre avis ?

Alors dîtes Adieu aux bonnes résolutions et oui aux Rêves et à l’Espoir.  Il n’y a pas de limites pour ces concepts-là !  Bien qu’ils ne soient pas des coutumes établies universellement, ils devraient être reconnus d’utilité publique. Alors fichez un gros coup de pied à ces résolutions que vous vous êtes imposées !
Souriez, rêvez et sautez dans le vide. 

Initiatives joyeuses

Araku : le café bio au service de l’éthique

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L’histoire que je vais vous raconter est une initiative plus que joyeuse. Quand j’ai passé la porte de la boutique des cafés Araku, jamais je n’aurais imaginé tomber si bien. L’aventure Araku pourrait être à elle-seule la parfaite incarnation de ce que j’ai voulu partager le jour où j’ai ouvert ce blog.

J’avais une vaste idée de l’entreprise mais je n’imaginais pas à quel point cette aventure humaine représentait le Bien, le Bon et le Beau dans sa plus jolie interprétation. C’est la bienveillance et la folie de plusieurs hommes qui ont fait des cafés Araku, un modèle de réussite éthique basé sur l’humain.

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La belle histoire

Oscar Wilde disait que « les folies sont les seules choses que l’on ne regrette jamais ».

C’est d’emblée ce que l’on peut penser lorsqu’on imagine la vallée indienne d’Araku, peuplée d’aborigènes vivant de troc et qui, en 15 ans, sont devenus de fiers fermiers.
 Lorsque Manoj Kumar a posé le pied dans cette région à la fin des années 90, il a été marqué par la pauvreté extrême et l’autarcie de ce peuple extrêmement marginalisé. 
La fondation Naandi, qui signifie « nouveau départ » en sanskrit, a voulu relever ce défi humain pour que la mortalité des femmes et l’analphabétisation ne soient plus monnaie courante dans cette vallée enclavée.
Doucement, une vie plus adaptée aux conditions de l’époque a commencé à se mettre en place et de vrais liens de confiance se sont tissés entre la population et les gens de la fondation.

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C’est grâce à cette confiance instaurée que les Aborigènes ont partagé leur souvenirs d’anciens fermiers et leur volonté de retrouver leur indépendance. La vallée ayant souffert d’une déforestation massive pendant l’occupation anglaise, la culture traditionnelle du café avait disparu alors que l’éco-système et l’environnement paradisiaque en faisaient un emplacement de rêve pour ces exploitations.
Très vite, et grâce aux fonds de Liveli Hoods, les fermiers ont replanté plus de 3 millions d’arbres fruitiers et 3 millions de caféiers. Chaque fermier est devenu propriétaire de sa parcelle et les communautés se sont organisées en coopératives pour produire et vendre du café.

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L’expertise du café

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Manoj Kumar a rapidement compris que la région d’Araku était un diamant brut et qu’il fallait tout faire pour conserver cette richesse en l’exploitant. 
Il a alors fait appel à David Hogg, un néo-zélandais spécialiste en biodynamie et en agriculture écologique, qui, sur un coup de tête, avait décidé de s’installer en Inde 35 ans auparavant.

Un long travail de formation des fermiers a été entrepris pour leur apprendre cette méthode d’agriculture ésotérique. 
Les cultures se révélant de plus en plus exceptionnelles, il devenait évident que ce café bio ne devait plus être vendu uniquement sur les marchés mais que le monde entier devait avoir accès à cette offrande de la Terre. 
La fondation Naandi a alors décidé de faire appel à Hippolyte de Courty, historien épicurien reconverti en éditorialiste goûteur de café et fin connaisseur de vin, de whiskys et de chocolat. En 2008, il se donne pour mission d’importer les meilleurs cafés pour ses copains restaurateurs.

C’est aussi à ce moment qu’il se lance dans l’aventure Araku avec une flopée d’ingénieurs agronomes français qui prennent leurs quartiers en Inde. 
La vallée est trop riche pour ne rien en faire, le café mérite aussi ses lettres de noblesse comme tous les grands crus. Après de longues analyses des 350 km2 de terres, Hippolyte de Courty détermine 6 profils de cafés qui sont aujourd’hui connus sous les noms de : Signature, Sélection, Micro-Climat, Première Récolte, Haute Altitude et Grande Réserve. De grands crus premium comme un bon vin rond et soyeux, un chocolat noir et délicat et un whisky fruité et ambré.

Araku à Paris

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Fort de l’expertise et de la foi de plusieurs hommes, Manoj Kumar décide de faire d’Araku une vraie marque. Entrent en scène Marie et Singrid, deux becs sucrés-salés, qui décident de plancher sur ce projet extra-ordinaire pour lui donner vie à Paris. Ces fines gastronomes en recherche d’histoire avec du sens et d’humanité construisent de A à Z la marque Araku sans lui enlever une once de sa singularité. Singrid m’a dit qu’elles ont tout imaginé avec l’idée « d’un pied à Bombay et d’un pied à Paris« . 
Si vous avez la chance de visiter la boutique, qui a ouvert cette année rue de Bretagne, vous comprendrez alors que tout respire ce projet fantasque et incroyable. 
Amateur de café ou amoureux d’éthique, l’expérience d’un café Araku dans la boutique vaut le déplacement. On pourra même vous raconter cette aventure avec humilité et passion dans les yeux.

Aujourd’hui la vallée d’Araku est composée de plus de 10 000 fermiers avec 10 000 de plus dans les 3 prochaines années. Le refus de l’impossible et des valeurs nobles ont fait suivre le même chemin à plusieurs utopistes pour faire de cette histoire un vrai projet humain.
Naandi a ainsi mis au point « La méthode Araku », une approche intégrée pour agir conjointement sur l’agriculture, l’éducation et le lien social. Une méthode exportable aux 4 coins du monde.

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Et vu que Noël approche et qu’il y a la possibilité de faire 2 belles actions en 1, Araku propose 14 coffrets cadeaux pour apprendre ou ré-apprendre à déguster le café…A découvrir sur l’eshop ou en boutique !

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Le Bien

Les lectures de l’été pour mieux buller

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Vu le temps que nous avons sur Paris depuis mon retour de Barcelone début septembre, j’essaye tant bien que mal de prolonger l’été. Prolonger l’été autant dans le style que dans les activités. Vous savez, ces activités d’été qui font un bien immense une fois allongée à buller sur le sable. Concernant la mode, avec les 14 degrés ambiants, on repassera pour les gambettes à l’air.
En revanche, continuer le rythme effréné des lectures de l’été mais plus en mode « automne life » c’est un loisir beaucoup plus simple à entretenir. J’ai pas mal de lectures à vous détailler pour faire suite à l’article La lecture, cette tendre amie mais pour l’heure je voulais faire un petit point sur les livres qui m’ont accompagnée tout au long de ces dernières semaines. Parce-que, mine de rien, c’est quand on ne fait rien que l’on revient à des activités slow Life. Prendre le temps c’est quand même la base de l’art de vivre, vous ne trouvez pas ?

Loin de moi l’idée de me présenter en critique littéraire, chaque avis détaillé ci-dessous n’est que l’interprétation d’un ressenti au gré de pages souvent très personnelles.  Face au travail si riche d’un auteur qui a mis tant dans son oeuvre, je me garderais bien de juger le style.
 

La tresse – Laetitia Colombani

Ce premier livre m’avait été conseillé par une amie avec qui je pars bientôt en Inde. Forcément il y avait une certaine résonance derrière cette recommandation d’autant qu’elle est elle-même d’origine indienne et très sensible à la cause des femmes. Un samedi matin alors que j’aime bien flâner, notamment dans les librairies, je me suis retrouvée par hasard face à la couverture. cette couverture jaune qui m’a sauté aux yeux. Comme je crois fort aux signes, j’ai tendu le bras et je suis repartie avec.
Le livre se lit d’une traite et on a envie de comprendre comment la vie de ces trois femmes se mêle. C’est finalement assez tard dans le récit que l’on découvre le fil rouge.
Les trois histoires qui ont pour paysage trois continents différents m’ont chacune réveillé quelque chose pour diverses raisons.
Bien que j’ai trouvé l’écriture plutôt simpliste, je comprends aisément pourquoi ce livre est devenu un best-seller en si peu de temps, notamment pour une lecture d’été toute en légèreté. L’histoire est attachante mais je ne classerais pas ce livre dans ma catégorie « best » même si ce fut un bon moment.

 

L’interprète des maladies – Jhumpa Lahiri

Alors là on est tout de suite sur un autre registre. Déjà, je dois avouer qu’en matière de littérature contemporaine j’ai toujours été plus réceptive à la littérature étrangère. Sûrement une déformation dûe à ma formation classique. J’adule tellement les grands auteurs français que je trouve souvent fades nos contemporains. 
C’est donc en commençant à préparer notre voyage en Inde, que j’ai découvert par hasard cette auteure lauréate du Pulitzer en 2000 avec L’interprète des maladies. 
Le livre est composé de 10 nouvelles qui s’emploient particulièrement à décortiquer la psychologie de ces personnages souvent déracinés, perdus et en même temps fortement à l’équilibre entre leurs racines et le nouveau pays qui les a accueillis. Forts et faibles en même temps, l’auteure tourne autour de ces vies qui sont analysées avec empathie dans des récits courts et vibrants de vérité.
Riche en couleurs et majestueux dans l’analyse. Tout ce que j’aime !
 
 

Ta deuxième vie commence quand tu comprendras que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano

Cet opus de Raphaëlle Giordano est le livre curatif par excellence pour rêveurs chroniques en quête de bonheur. Ce petit livre hyper-facile fait partie de cette nouvelle catégorie de romans type « développement personnel » en mode romancé. Comme je suis friande de développement personnel, je ne vais pas lancer la pierre à ce genre qui essaye d’intéresser le plus grand nombre.
Le sujet classique d’une quadragénaire qui remet toute sa vie en question et qui veut ficher un grand coup de pied à sa routine menaçante permet de vulgariser le mal de notre siècle : la déprime. 
Ce petit livre contre la routine peut s’avérer être un très bon premier compagnon de chemin pour ceux qui s’intéressent au genre. Pour ma part je m’intéresse à des livres un peu plus aboutis quand cela traite de ce sujet. Je vous avais d’ailleurs fait une première liste dans le post Lecture et psychologie positive.

 
 

Tir aux pigeons – Nancy Mitford

Comme je vous le disais la littérature anglaise est un genre à part entière que je dévore et quand le cadre mèle l’Histoire avec un grand H à cela, je suis ravie !
L’histoire se passe au début de la Seconde Guerre mondiale quand l’héroïne s’ennuie ferme dans le carcan de l’Aristocratie anglaise et rêve d’espions et d’histoires sous le manteau pour se distraire. Le roman est plus une satire de cette « caste » qu’un vrai roman historique mais on se délecte. Bref beaucoup de finesse…à l’anglaise.
 
 

Les femmes de Brewster Place – Gloria Naylor

C’est en lisant une interview d’Oprah Winfrey, qui a produit l’adaptation cinématographique de cette perle, que j’ai eu envie de partir acheter illico ce roman qui dépeint la banlieue afro-américaine des années 70. Au milieu d’immeubles délabrés on fait la connaissance de plusieurs personnages féminins que l’on suit dans leur quotidien pauvre et militant. Les portraits se mêlent et se démêlent dans une écriture délicate avec un style vraiment personnel. 
Si vous vous intéressez à cette période, sachez que ce roman a connu un succès foudroyant lors de sa sortie aux US dans les années 80 et qu’il est revendiqué haut et fort par toute une génération.

 

Voilà pour les lectures de l’été ! Une belle surprise et de jolis divertissement, le cru était finalement pas mal. Et vous ? Vous avez lu quoi et vous lisez quoi en ce moment ?

Le Bien

La lecture, cette tendre amie

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Il y a plusieurs mois, je me suis retrouvée à un moment-clé, celui qui vous dit : « Ma chère amie, il va falloir penser à revoir certaines choses » !
Après dix années de frénésie et de déménagements dans tous les sens, j’ai forcément mis un peu de temps à comprendre ce qui m’arrivait. Un besoin incandescent de faire une pause et de réfléchir pour de vrai à la suite des choses. Une pause pour faire table rase, retrouver le plaisir et comprendre l’essentiel.
Mais croyez-moi dix années d’une routine assurément bien ancrée ne se bousculent pas aussi facilement. Un peu paumée face à une procrastination à outrance, face un puits sans fond, je me suis tournée vers « mes » fondamentaux. Sans certitude aucune quant à la méthode, ce sont des repères familiers que je recherchais et une méthode qui m’avait formée et avait finalement pas trop mal fonctionné. Comble de malchance, un semi-marathon achevé et un lumbago persistant m’empêchaient de me « noyer » dans le sport comme j’aurais eu tendance à le faire.

Je me donc tournée vers ma deuxième option, l’autre. Celle qui, finalement, me définissait aussi très bien : j’ai repris la lecture et j’ai alors commencé une longue période d’hibernation.
Préférant alors mes pages de livres à la cohue des soirées. C’est mon ambivalence. Je ne rentre dans aucune case, je suis de tout et « en même temps ».
Je me suis donc mise à lire frénétiquement, allant parfois même jusqu’à acheter 3 à 4 nouveaux livres par semaine dans le but d’engloutir des connaissances jusqu’à l’overdose.
A ce moment-là, j’ai retrouvé le plaisir compulsif que j’avais lorsque j’étais étudiante. Celui de fouiller, d’analyser, de surligner au fluo, de faire des fiches, et d’essayer de comprendre pour trouver le bon chemin, ou du moins « un » chemin. Je me suis aussi remise en question car ma formation de littéraire s’est alors révélée à moi comme une évidence que j’avais rendue muette. Je retrouvais ce goût tout particulier qu’à 22 ans j’avais finalement décidé de mettre de côté en m’orientant vers un autre chemin. Orpheline pour un temps, de mon corps et de ma raison, j’ai avalé, et parfois de manière compulsive, des connaissances de tout horizon. Et certaines lectures m’ont amenée vers des terrains bien inconnus.

D’un livre à un autre, j’ai englouti des dizaines d’ouvrages de psychologie positive qui m’ont portée vers des livres plus théoriques de psychanalyse pure, qui m’ont eux-mêmes dirigée vers des manuels plus scientifiques traitant de physique quantique. Il y eut aussi la lecture de ces incroyables thèses sur la pensée qui montrent que la pensée n’est pas une pensée en tant que telle tant que celle-ci n’est pas énumérée. J’ai continué avec des livres d’ésotérique et de philosophie et je suis retombée, par un heureux hasard, sur mon cher Prophète de Khalil Gibran que je n’avais pas ouvert depuis trop longtemps. J’ai aussi relu l’aventure incroyable d’Elizabeth Gilbert à travers l’Italie, l’Inde et Bali. Mange Prie Aime résonnait sacrément en moi.

A ce moment-là, délestée de ma lourde carapace de cartésienne, j’ai compris que tout était possible. Forte de toutes ces nouvelles idées, je me suis tournée vers mon plaisir premier, l’histoire et celle des ses grand Hommes. Je me suis plongée dans la biographie de Churchill pour cultiver son esprit et sa volonté de fer et dans l’autobiographie de Gandhi qui m’a donné envie d’approfondir mes recherches sur la culture orientale et sur le concept de non-violence.
Poussée par une évidence, j’ai alors moi-même « voyagé » en Inde pendant des semaines entières par le biais de romans plus ou moins contemporains, avec aussi des récits de voyages et des anthologies culturelles qui faisaient souvent référence à tout ce que j’avais pu lire auparavant. Parallèlement mon corps encore douloureux m’a obligée à me tourner vers la seule pratique qui pouvait me donner un semblant d’entraînement supportable, le yoga.

Et puis tout d’un coup tout a pris sens et la boucle était bouclée. Toutes les idées et lectures d’univers si différents, ingurgitées ces derniers mois, se reliaient les unes aux autres, aisément et comme par magie. J’avais rééquilibré la balance des connaissances de l’Univers et donc du Soi et mes valises étant un peu plus lourdes d’objets si précieux. Je pouvais maintenant décider de m’en aller aisément vers n’importe quel chemin. J’étais armée et soutenue. Ne restait plus qu’à choisir la destination.