été

Le Bien

Les lectures de l’été pour mieux buller

livre-et-tasse
views
1126

Vu le temps que nous avons sur Paris depuis mon retour de Barcelone début septembre, j’essaye tant bien que mal de prolonger l’été. Prolonger l’été autant dans le style que dans les activités. Vous savez, ces activités d’été qui font un bien immense une fois allongée à buller sur le sable. Concernant la mode, avec les 14 degrés ambiants, on repassera pour les gambettes à l’air.
En revanche, continuer le rythme effréné des lectures de l’été mais plus en mode « automne life » c’est un loisir beaucoup plus simple à entretenir. J’ai pas mal de lectures à vous détailler pour faire suite à l’article La lecture, cette tendre amie mais pour l’heure je voulais faire un petit point sur les livres qui m’ont accompagnée tout au long de ces dernières semaines. Parce-que, mine de rien, c’est quand on ne fait rien que l’on revient à des activités slow Life. Prendre le temps c’est quand même la base de l’art de vivre, vous ne trouvez pas ?

Loin de moi l’idée de me présenter en critique littéraire, chaque avis détaillé ci-dessous n’est que l’interprétation d’un ressenti au gré de pages souvent très personnelles.  Face au travail si riche d’un auteur qui a mis tant dans son oeuvre, je me garderais bien de juger le style.
 

La tresse – Laetitia Colombani

Ce premier livre m’avait été conseillé par une amie avec qui je pars bientôt en Inde. Forcément il y avait une certaine résonance derrière cette recommandation d’autant qu’elle est elle-même d’origine indienne et très sensible à la cause des femmes. Un samedi matin alors que j’aime bien flâner, notamment dans les librairies, je me suis retrouvée par hasard face à la couverture. cette couverture jaune qui m’a sauté aux yeux. Comme je crois fort aux signes, j’ai tendu le bras et je suis repartie avec.
Le livre se lit d’une traite et on a envie de comprendre comment la vie de ces trois femmes se mêle. C’est finalement assez tard dans le récit que l’on découvre le fil rouge.
Les trois histoires qui ont pour paysage trois continents différents m’ont chacune réveillé quelque chose pour diverses raisons.
Bien que j’ai trouvé l’écriture plutôt simpliste, je comprends aisément pourquoi ce livre est devenu un best-seller en si peu de temps, notamment pour une lecture d’été toute en légèreté. L’histoire est attachante mais je ne classerais pas ce livre dans ma catégorie « best » même si ce fut un bon moment.

 

L’interprète des maladies – Jhumpa Lahiri

Alors là on est tout de suite sur un autre registre. Déjà, je dois avouer qu’en matière de littérature contemporaine j’ai toujours été plus réceptive à la littérature étrangère. Sûrement une déformation dûe à ma formation classique. J’adule tellement les grands auteurs français que je trouve souvent fades nos contemporains. 
C’est donc en commençant à préparer notre voyage en Inde, que j’ai découvert par hasard cette auteure lauréate du Pulitzer en 2000 avec L’interprète des maladies. 
Le livre est composé de 10 nouvelles qui s’emploient particulièrement à décortiquer la psychologie de ces personnages souvent déracinés, perdus et en même temps fortement à l’équilibre entre leurs racines et le nouveau pays qui les a accueillis. Forts et faibles en même temps, l’auteure tourne autour de ces vies qui sont analysées avec empathie dans des récits courts et vibrants de vérité.
Riche en couleurs et majestueux dans l’analyse. Tout ce que j’aime !
 
 

Ta deuxième vie commence quand tu comprendras que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano

Cet opus de Raphaëlle Giordano est le livre curatif par excellence pour rêveurs chroniques en quête de bonheur. Ce petit livre hyper-facile fait partie de cette nouvelle catégorie de romans type « développement personnel » en mode romancé. Comme je suis friande de développement personnel, je ne vais pas lancer la pierre à ce genre qui essaye d’intéresser le plus grand nombre.
Le sujet classique d’une quadragénaire qui remet toute sa vie en question et qui veut ficher un grand coup de pied à sa routine menaçante permet de vulgariser le mal de notre siècle : la déprime. 
Ce petit livre contre la routine peut s’avérer être un très bon premier compagnon de chemin pour ceux qui s’intéressent au genre. Pour ma part je m’intéresse à des livres un peu plus aboutis quand cela traite de ce sujet. Je vous avais d’ailleurs fait une première liste dans le post Lecture et psychologie positive.

 
 

Tir aux pigeons – Nancy Mitford

Comme je vous le disais la littérature anglaise est un genre à part entière que je dévore et quand le cadre mèle l’Histoire avec un grand H à cela, je suis ravie !
L’histoire se passe au début de la Seconde Guerre mondiale quand l’héroïne s’ennuie ferme dans le carcan de l’Aristocratie anglaise et rêve d’espions et d’histoires sous le manteau pour se distraire. Le roman est plus une satire de cette « caste » qu’un vrai roman historique mais on se délecte. Bref beaucoup de finesse…à l’anglaise.
 
 

Les femmes de Brewster Place – Gloria Naylor

C’est en lisant une interview d’Oprah Winfrey, qui a produit l’adaptation cinématographique de cette perle, que j’ai eu envie de partir acheter illico ce roman qui dépeint la banlieue afro-américaine des années 70. Au milieu d’immeubles délabrés on fait la connaissance de plusieurs personnages féminins que l’on suit dans leur quotidien pauvre et militant. Les portraits se mêlent et se démêlent dans une écriture délicate avec un style vraiment personnel. 
Si vous vous intéressez à cette période, sachez que ce roman a connu un succès foudroyant lors de sa sortie aux US dans les années 80 et qu’il est revendiqué haut et fort par toute une génération.

 

Voilà pour les lectures de l’été ! Une belle surprise et de jolis divertissement, le cru était finalement pas mal. Et vous ? Vous avez lu quoi et vous lisez quoi en ce moment ?

Le Bien

La fin de l’été

ocean-plage-sable
views
571

Quand vient la fin de l’été, sur le sable…

Je ne vais pas continuer les paroles car je crois que vous connaissez la chanson.

Cela fait maintenant plus de 5 ans que je vis à Paris et à chaque retour de vacances d’été, j’ai la nostalgie de l’élève qui me colle à la peau. Pas celle de reprendre le taureau par les cornes pour avancer vaille que vaille, mais plutôt celle qui me rappelle que l’on rentre tout de go dans une saison qui n’a pas mes faveurs.

Et à Paris, pas de transition en douceur. L’été indien n’est qu’un joli mot qui ne sonne pas très bien vers ici et les rayons du soleil parisien n’ont pas envie de prolonger un bronzage que je me donne pourtant toujours beaucoup de mal à parfaire les quelques semaines où le Sud veut bien m’accueillir à nouveau.

Le dernier bain, l’Au Revoir à la mer en se retournant une dernière fois pour la regarder, la dernière serviette que l’on nettoie de son sable et les jours sans montre, tous deviennent un souvenir lointain, bien trop vite.

Sauf que cette année la fin de l’été et le retour à Paris ne signifiait pas uniquement une rentrée des classes ordinaire mais un réel changement de vie aussi excitant qu’angoissant.
Le deuxième qualificatif n’ayant que peu de prise sur moi, j’ai sauté à grands pieds dans le bain de l’indépendance et de toutes ses surprises.

Il y a plusieurs mois j’avais posté un texte intitulé La lecture, cette tendre amie. Il traitait justement de ce long cheminement personnel et introspectif jalonné d’outils magiques tels que la lecture pour retrouver un alignement avec soi. J’avais volontairement garder la chute pour moi car à l’époque j’étais encore au milieu de négociations et de prospections pour cette nouvelle activité qui m’ouvre grands les bras.

Vous me retrouverez plus régulièrement par ici, à raison de 1 à 2 fois par semaine pour traiter de sujets de fond qui enrichiront la ligne édito de ce blog. Ligne éditoriale que j’ai toujours voulu joyeuse lorsque j’ai créé cet espace. On fera le tour de la vie au quotidien en se concentrant sur le meilleur et toutes les choses qui l’embellissent. Que ce soit des initiatives joyeuses, des pratiques merveilleuses, des livres et des textes de toute beauté, des questionnements pour avancer, des rencontres gaies ou encore des lieux merveilleux. 
Un vrai cocktail de découvertes pour vivre mieux et joyeux.
En soi l’art de vivre des épicuriens.

Chaque fin de mois, il y aura également une newsletter, sorte de condensé des articles qu’il ne fallait pas manquer et une sélection #onlygoodvibes de trucs vraiment sympas que je voudrais absolument partager avec vous. La Happy Dose, catégorie que vous avez pu lire tous les lundis pendant plusieurs mois, sera également intégrée à cette dernière en une version un poil plus pointue.
La newsletter n’étant pas encore installée, vous pouvez, pour ceux et celles qui ne l’ont pas déjà fait, m’envoyer vos emails et je vous intégrerai manuellement dans la liste.
Pas de souci, il y aura de toute façon rappel et box sur le blog directement pour vous inscrire à tout moment dès que ce sera opérationnel !

En attendant, je vous laisse avec ce proverbe qui en inspirera peut-être aussi certains d’entre vous et résume parfaitement cette fin de l’été et cette nouvelle aventure :

 

“Le courage croît en osant et la peur en hésitant.”

Le Bien

Happy Eté !

summerbreak
views
346

Les amis,

L’heure des vacances a sonné pour de vrai.

Il est temps pour ce blog et moi-même de prendre nos quartiers d’été pour une rentrée qui s’annonce vraiment rock n’ roll.

J’aurais le temps d’aborder avec vous dès septembre les nombreux projets qui se trament en off. L’été ne sera sûrement pas assez long pour tout mettre en place car j’ai 100 idées à l’heure et je veux prendre le temps de bien préparer tout cela et aussi de faire un break régénérateur…. Mais toujours est-il que je vous souhaite un merveilleux été plein de #goodvibes et je vous laisse tout de même avec le mantra, non pas de la semaine, mais de l’été 2017 :

« Be obsessively grateful »

Le blog se met en pause jusqu’à septembre mais vous pouvez toujours me suivre sur mon instagram : @audrey__mills

A très vite xx