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Le Bien

Mes podcasts favoris

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Aaaah…, les podcasts. La liste des meilleurs podcasts 2018 ne cesse de s’allonger sur la Toile et avouons que ce n’est pas toujours facile de s’y retrouver et de sélectionner ce qui nous plait. A vrai dire, je dois avouer que jusqu’à encore peu, je refusais catégoriquement de céder mes sessions Spotify à ce nouveau format audio. Force est de constater qu’il a suffi d’un seul épisode de qualité pour que je sois entrainée dans ce raz-de-marée et pour vous faire part, avec plaisir, de mes podcasts favoris, qui ne sont pas toujours ceux auxquels on pourrait penser.

La folie podcast

Revenons un peu en arrière, vous le voulez bien ? Personnellement, j’aime toujours bien analyser ce qui se passe quand je me fais emporter par des tendances. Mon ego me dit « hé cocotte, tu voudrais pas prendre un peu de recul, là ? ». C’est mon côté analytique, parfois fatiguant, je le confesse. Bref je suis obligée de me poser des questions parce-que, comme je vous le disais plus haut, à chaque fois que j’écoute un podcast, j’ai quand même la désagréable sensation de sacrifier un joli moment de musique.

Le podcasting ou la diffusion pour baladeur ou baladodiffusion comme l’appellent nos amis canadiens, est ni plus ni moins un moyen de diffuser des fichiers Audio sur Internet. Avec la naissance et l’essor du Web 2.0, le format a explosé très rapidement Outre-Atlantique. Tous les sujets y sont décortiqués, débattus et analysés. Petit à petit, la chose est arrivée doucement mais sûrement chez nous. On y parle business, digital, développement personnel, féminité, mode, jardinage… bref autant de sujets que de titres proposés.

Mais en gros, un podcast comment ça marche ? Attention je m’adresse à vous, novices et résistants dont j’ai été l’une des vôtres, il y a encore quelques mois. Pour être honnête, rien de plus facile que de trouver (et vous faire avoir ?) ce qui vous plaira à vous aussi. Il suffit de télécharger une application podcast et de surfer sur l’infini catalogue de celle-ci : Itunes, PodBean, Podcast Addict, Soundcloud pour ne citer que certaines des plus connues. Une fois que c’est fait, vous n’avez plus qu’à choisir une catégorie et à écouter. Je vous conseille tout de même de télécharger les épisodes. On ne saurait être que trop prévenant en rapport au fait que le réseau, c’est pas monnaie courante partout !

Bref, aujourd’hui, on peut bien parler de folie podcast. La mobilité et l’extrême présence de nos amis les smartphones font que le podcast a explosé et initie un moment plus intime « d’élévation culturelle ». Ce bouillonnement incroyable se compte en millions d’écoutes chaque mois. On estime, par ailleurs, que plus d’un français sur 2 écoute des podcasts, ces sources d’informations à la demande, où on veut, quand on veut.

Voilà. Adieu donc Beyonce, Simon and Garfunkel et Valérie June. Adieu les petits pas de danse inopinés au coin du feu rouge. Il est temps, pour vous aussi, de passer en mode » je m’instruis » et d’écouter des podcasts inspirants et de trouver vos podcasts favoris. Vous penserez à moi quand vous ferez la cuisine, quand vous serez coincé dans un métro qui sent le rance ou dans un embouteillage interminable. Ok, vous êtes submergés par de nouveaux contenus et vous courrez systématiquement après le temps ? Que nenni, vous  trouverez bien un moment pour vous y mettre et en reprendre un peu, non ?

La liste de mes podcasts favoris

Cette liste de mes podcasts favoris n’engage, bien évidemment, que moi. Elle est composée de podcasts aux sujets divers et qui m’intéressent fortement pour des tas de raisons sur lesquelles je ne m’étendrais pas ici, en tout cas, pas tout de suite. Pour ceux qui ont déjà succombé au petit format audio, vous allez sans aucun doute reconnaitre des titres déjà plébiscités parmi ceux que je vais vous proposer. Mais, comme j’aime particulièrement bien sortir des sentiers battus, je vais tout de même m’employer à vous faire découvrir quelques pépites…

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La Créme de la Créme

J’attaque fort tout de suite. Le podcast La Crème de la crème de Pauline Laigneau, fondatrice de la marque de joaillerie Gemmyo, est LE seul podcast dont je ne manque aucun épisode. Mon esprit résolument tourné « business » ne peut qu’être conquis. Pendant plus de 45 minutes, la qualité des interviews, la pertinence des questions et le choix des invités toujours très humbles et experts dans leur domaine font de ce podcast le numéro un de sa catégorie. Du top niveau !
Et gros plus non négligeable pour ma part : Pauline Laigneau n’invite que la crème de la crème du business ce qui permet de ne pas entendre continuellement les mêmes invités que l’on retrouve partout ailleurs. Si l’on prend une définition du podcast trouvée sur la Toile qui serait perçu comme un moyen d' »aller chercher une certaine élévation culturelle », je peux vous assurer que j’ai sorti plusieurs fois mon petit carnet pour noter conseils, livres et mentors des interviewés.

Mon épisode préféré : Jacob Abbou et Jean de la Rochebrochard (impossible de n’en choisir qu’un seul !)

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Change ma vie

Quand on est résolument tourné et nourri par la spiritualité, le développement personnel, les énergies et l’intuition, le podcast Change ma vie est un must à écouter. J’apprécie beaucoup comment Clotilde Dussoulier s’emploie à rationaliser et à rendre accessibles de nombreux outils différents et complémentaires à ceux que l’on connait depuis toujours. Change ma vie est un podcast qui donne des outils pour l’esprit afin de voir la vie en plus joli. Ça ne vous dit pas brièvement quelque chose ?

Mon épisode préféré : Quand le corps a ses raisons

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Grand Bien vous Fasse

Petit bémol technique, qu’il est tout de même nécessaire de souligner, Grand Bien vous Fasse n’est à proprement parler pas un podcast comme les podcasts dits « natifs« . C’est une émission de radio, en l’occurrence de France Inter, qui est enregistrée et qui peut être réécoutée sur les plateformes de podcasts. A la sauce France Inter, l’équipe d’Ali Rebeihi et ses intervenants se questionnent sur des tas de sujets tout aussi passionnants les uns que les autres. Les sujets sont fouillés, vont en profondeur et peuvent plaire à tous. Au top !
Parenthèse à part,  Ali Rebeihi ressemble sensiblement à l’acteur de Gomorra, Marco D’amore, ce qui n’a rien pour me déplaire, je l’avoue.

Mon épisode préféré : Le plaisir de transmettre l’histoire

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La Poudre

Le podcast de Lauren Bastide, que je connaissais vaguement de nom il y a encore peu de temps, est au monde du podcast ce que la cerise est sur le gâteau. La Poudre, résolument féministe, la voix parfaite de Lauren Bastide nous entraine dans de multiples sujets qui reviennent toujours à la femme. Comme un cercle infernal, on se rend compte, si on ne l’avait pas encore remarqué, que tout est lié au féminin. On y apprend comment chacune des invitées « deale » avec cela dans sa vie de tous les jours. J’ai découvert de nombreux parcours de femmes très inspirants avec un gros-gros coup de coeur pour l’interview choc de Rama Yade qui nous prouve qu’elle est une grande dame, forte et fragile à la fois.

Mon épisode préféré : Rama Yade

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Radio Voyageurs

Totalement fan de cette pépite, le podcast de Voyageurs du Monde, Radio Voyageurs est absolument à écouter si, comme moi, vous ne jurez que par les voyages et la découverte de nouvelles cultures. Les pays qui y sont présentés, avec de nombreux intervenants de choix, sont examinés sous toutes les coutures. Après chaque émission, vous n’avez qu’une seule envie : Booker un vol !
J’ai écouté le podcast sur l’Inde, quelques semaines après mon retour, et j’ai eu tellement l’impression d’y être à nouveau que je l’ai ré-écouté plusieurs fois. Radio Voyageurs, c’est un podcast animé par Valérie Expert et de grande qualité.

Mon épisode préféré : Voyage en Inde

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Splash

Voici un podcast qui a le chic de démocratiser des sujets hautement intelligents et dont, pour la plupart, vous ne connaissez surement pas grand chose. Telerama dit de Spalsh que : « Le podcast d’Étienne Tabbagh va vous permettre de gagner des points de pertinence à la machine à café. »Splash explique les questions et les sujets les plus épineux du moment. L’économie deviendrait presque une matière sympa, en tout cas, sans conteste, une matières très intéressante. Merci Etienne Tabbagh !

Mon épisode préféré : Les laboratoires pharmaceutiques se font-ils de l’argent sur le dos des malades ?

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Basilic

C’est ma copine Julie de Banana Pancakes qui m’a fait découvrir le podcast Basilic. Avant de télécharger des épisodes, je suis allez lire son manifeste et j’ai vu : « Le podcast consacré à l’environnement et aux initiatives positives« . C’était certain qu’un blog comme le mien, appelé Les Initiatives Joyeuses, ne pouvait que se ruer sur ce contenu. Tous les 15 jours, un nouvel invité nous dévoile son rapport à l’environnement, à la Terre et ses bonnes méthodes pour vivre mieux.

Mon épisode préféré : Mély, naturopathe

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Vécus d’entrepreneurs

Encore un podcast sur les entrepreneurs. Moi, je les dévore et bientôt vous comprendrez pourquoi. Vécus d’entrepreneurs, est le podcast de Ticket for Change, l’organisation qui aide les entrepreneurs acteurs du changement à rendre leurs rêves possibles. Des sujets qui me parlent tout particulièrement en ce moment…

Mon épisode préféré : Comment bien gérer son temps quand on est sous l’eau ?

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Génération XX

Comme La PoudreGénération xx est un incontournable. Egalement un podcast de femmes entrepreneurs de tout milieu et tout secteur. Moins axé business que les podcasts précédemment cités, vous pourrez tout de même en apprendre beaucoup sur les parcours de femmes qui vous inspirent. Pour ma part, je suis venue à Generation XX car j’aime beaucoup Axelle Tessandier qui a fondé Axl Agency. Episode coup de coeur !

Mon épisode préféré : Axelle Tessandier

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Radio Médecine Douce

Le podcast Radio Médecine Douce est d’un genre un peu différent puisqu’il s’git d’une web radio sur le développement personnel. Comme pour le podcast de France Inter, vous avez le choix entre les deux. Toujours est-il que les contenus sont créatifs, innovants et de qualité sur un sujet passionnant. Encore une fois, la qualité des intervenants et des questions posées y sont pour beaucoup !

Mon épisode préféré : Développement personnel : Psychologie et Spiritualité

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The Lively Show

The Lively Show  de Jess Lively est un podcast en anglais. Success-story à l’américaine, Jess Lively a pour slogan « Live the life you truly want to live ». J’adore littéralement comment les américains sont décomplexés avec tous ces sujets et noter les années d’avance qu’ils ont sur nous à ce sujet. Les podcasts proposés, tous d’une longueur de plus d’une heure, promettent, par le choix des sujets, un accès à la paix, à la joie et la guidante pour trouver le flow et l’intuition. Bref, que des mots qui font rêver.

Mon épisode préféré : How I’m making Life a « Game » and getting Magical Manifestations ?

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Voilà, vous avez un aperçu de mes podcasts favoris. Comme je me sens souvent noyée par les contenus, je vous le dis tout de suite, il y a peu de chances que je fasse un volet 2 de cet article. Mais, comme je suis aussi très curieuse, je veux bien connaitre vos chouchous à vous, à laisser en commentaire. Et puis, si vous n’en avez pas assez, vous pouvez aller découvrir la sélection très hétéroclite du blog Mango and Salt qu’on ne présente plus, et de Julie de Banana Pancakes, citée plus haut. Cette chère Julie qui m’a entrainée dans son sillage…

Le Beau

Lac et poésie

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Dans les sujets qui font du bien, il y en a un, peu traité dans les thématiques à la mode et pourtant, reconnu à une certaine époque comme un sacré compagnon de bien-être et comme un exutoire pour (re)trouver la joie. Cinq petites lettres pour initier une thérapie du soulagement : P.O.E.S.I.E.
Poésie un jour, poésie toujours. Quand on aime bien les mots, quand on aime bien la lecture, il est difficile de ne pas se laisser touchée par des associations souvent délicates et musicales. Une syllabe par ci, une note par là et les vers couplés les uns aux autres, porteurs d’émotions particulières, racontent une histoire universelle et singulière.

Aux origines de la poésie

La poésie est un genre si ancien qu’il est quasiment impossible pour les historiens d’établir très précisément les prémices de cette forme littéraire. Même l’écriture de ces cinq lettres portent à confusion et fut assez libre pour s’arroger le droit de se modifier au fil des siècles. Impossible d’en retrouver les traces chez nos ancêtres Sapiens. Les Sages se sont mis d’accord sur un point : on retrouve ses racines dans les grandes civilisations de l’Antiquité : grecque, indienne ou encore égyptienne et ce fut dès le début une tradition orale porteuse de philosophie, de sens et parfois même de comique.

Protéiforme, la poésie s’est modifiée au fil des siècles et de l’Histoire avec un grand H. Sophocle, Ovide, Charles d’Orléans, Ronsard du Bellay, La Fontaine, Nerval, Hugo, Prévert ou le grand Baudelaire. Autant de noms entendus et parfois moins connus, dont la prose ne peut laisser de marbre. Siècle après siècle-, elle est encore lue, apprise et considérée comme un monument de notre culture.

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La poésie comme thérapie

La poésie, porteuse de sonorités, aux vertus thérapeutiques ? De nombreuses études le prouvent. : les mots guérissent les maux. A l’instar de l’écriture automatique, accumuler les vers serait bien un outil de développement personnel.
Le simple fait de lire ou de réciter des vers entrainerait l’imaginaire et notre créativité. C’est par l’exploration de nouveaux univers que la vie est en ébullition. En faisant de nous des créateurs, que ce soit des metteurs en scène de l’imaginaire ou des poètes du dimanche, la poésie stimule les sens et nous connecte à nos ressources intérieures.

Parce qu’elle explore d’autre chemins que ceux de la rationalité et parce-qu’elle joue avec les ellipses, métaphores et associations, la poésie a le pouvoir de faire de l’espace, créer du vide en soi pour que puisse se développer une nouvelle façon d’être,  plus singulière. Mais pour s’ouvrir à cette nouvelle dimension et se mettre en marche, agir sur le mental ne suffit pas. Par essence, le poète est en mouvement. N’était-il pas appelé un joyeux troubadour à une époque ? Pour lui – et à l’instar des philosophes antiques qui enseignaient en marchant –, la mobilité de l’esprit est indissociable de celle du corps.
Et on retrouve alors les préceptes des civilisations orientales ou les vertus du yoga qui ne divisent rien mais au contraire, (r)assemblent tout.

Lac et poésie

De nombreux vers évoquent les ressentiments de plénitude face aux grandes étendues d’eau. Que ce soit la mer, des rivières qui courent ou des lacs aux abysses insoupçonnées, ce n’est pas un secret, l’eau attire magnétiquement.
Il y a quelques semaines, j’ai passé du temps au bord de l’eau, au bord du Léman. Consciente que seules les étendues d’eau pouvaient me « remplir » d’un je-ne-sais-quoi de sérénité durant un hiver sans fin.

Quel bonheur de  contempler les mouvements à l’infini, la ville qui s’illumine de l’autre côté de la rive et les cieux qui rendent les couleurs si différentes d’un jour à l’autre. Je retrouve les mêmes sensations nourrissantes que les lors d’une virée à la mer. A la différence près que ce n’est pas à perte de vue. Encore que. L’immensément grand, l’infiniment petit. Tout se complète parfaitement. Jusqu’aussi loin que je me souvienne j’ai toujours su, qu’un jour, je vivrais au bord de l’eau.  En attendant ce prochain jour, je vous laisse avec les vers d’un grand admirateur de lac, homme de poésie qui manie la plume et les touches du clavier d’aujourd’hui bien mieux que moi.

 Concentrez-vous sur chaque mot pour en apprécier le son et le ressenti. La pleine conscience, dont on entend tant parler, c’est aussi cela. Lamartine, c’est à toi.

✦✦✦

Ainsi, toujours poussés vers de nouveaux rivages,
Dans la nuit éternelle emportés sans retour,
Ne pourrons-nous jamais sur l’océan des âges
Jeter l’ancre un seul jour ?

Ô lac ! l’année à peine a fini sa carrière,
Et près des flots chéris qu’elle devait revoir,
Regarde ! je viens seul m’asseoir sur cette pierre
Où tu la vis s’asseoir !

Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes,
Ainsi tu te brisais sur leurs flancs déchirés,
Ainsi le vent jetait l’écume de tes ondes
Sur ses pieds adorés.

Un soir, t’en souvient-il ? nous voguions en silence ;
On n’entendait au loin, sur l’onde et sous les cieux,
Que le bruit des rameurs qui frappaient en cadence
Tes flots harmonieux.

Tout à coup des accents inconnus à la terre
Du rivage charmé frappèrent les échos ;
Le flot fut attentif, et la voix qui m’est chère
Laissa tomber ces mots :

 » Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !

 » Assez de malheureux ici-bas vous implorent,
Coulez, coulez pour eux ;
Prenez avec leurs jours les soins qui les dévorent ;
Oubliez les heureux.

 » Mais je demande en vain quelques moments encore,
Le temps m’échappe et fuit ;
Je dis à cette nuit : Sois plus lente ; et l’aurore
Va dissiper la nuit.

 » Aimons donc, aimons donc ! de l’heure fugitive,
Hâtons-nous, jouissons !
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rive ;
Il coule, et nous passons ! « 

Temps jaloux, se peut-il que ces moments d’ivresse,
Où l’amour à longs flots nous verse le bonheur,
S’envolent loin de nous de la même vitesse
Que les jours de malheur ?

Eh quoi ! n’en pourrons-nous fixer au moins la trace ?
Quoi ! passés pour jamais ! quoi ! tout entiers perdus !
Ce temps qui les donna, ce temps qui les efface,
Ne nous les rendra plus !

Éternité, néant, passé, sombres abîmes,
Que faites-vous des jours que vous engloutissez ?
Parlez : nous rendrez-vous ces extases sublimes
Que vous nous ravissez ?

Ô lac ! rochers muets ! grottes ! forêt obscure !
Vous, que le temps épargne ou qu’il peut rajeunir,
Gardez de cette nuit, gardez, belle nature,
Au moins le souvenir !

Qu’il soit dans ton repos, qu’il soit dans tes orages,
Beau lac, et dans l’aspect de tes riants coteaux,
Et dans ces noirs sapins, et dans ces rocs sauvages
Qui pendent sur tes eaux.

Qu’il soit dans le zéphyr qui frémit et qui passe,
Dans les bruits de tes bords par tes bords répétés,
Dans l’astre au front d’argent qui blanchit ta surface
De ses molles clartés.

Que le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Que les parfums légers de ton air embaumé,
Que tout ce qu’on entend, l’on voit ou l’on respire,
Tout dise : Ils ont aimé !

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Le Bien

Petit traité de vie intérieure : le livre de pensée positive

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Une fois n’est pas coutume et pour faire un parallèle avec un post écrit l’été dernier sur la lecture de pensée positive, j’avais vraiment envie de vous présenter un petit ouvrage de Frédéric Lenoir. Condensé de multiples clés du bonheur, le Petit traité de vie intérieure est un livre sur lequel je suis tombée par hasard en me perdant dans les allées d’un mini-Monoprix lors de mon dernier séjour à Evian.
Pour cette petite retraite autour du Lac, j’avais déjà fini quelques livres emportés avec moi et c’est sans aucune conviction que je me suis dirigée jusqu’au rayon livres de ce supermarché. C’est la couverture du livre qui m’a sauté aux yeux comme une évidence. Mes pas m’ayant dirigée jusque’ là, j’y ai vu comme un signe à ne pas négliger.

Frédéric Lenoir, gourou de la pensée positive ?

Une fois passée la couverture toute mignonne, détail qui n’est pas sans me laisser indifférente, j’ai commencé la lecture de cet auteur ultra-connu dans le milieu. Auteur d’une trentaine d’ouvrages autour de cette thématique du bien-être spirituel, Frédéric Lenoir est aussi docteur de l’École des hautes études en sciences sociales, philosophe, conférencier etc., un background riche pour analyser la question sous toutes ses coutures. 
Pour être tout à fait honnête, c’était le premier livre que je lisais de lui. Dès le prologue, l’auteur pose les cartes et nous raconte son parcours et ses embûches qui l’ont amené à se diriger vers le développement personnel. La philosophie, dès l’adolescence, l’intérêt pour les religions et l’Histoire, tout à été matière à se forger un esprit serein et apaisé. Comme Frédéric Lenoir le dit, ce traité est un outil qui mixe aisément « des courants de sagesse philosophique d’Orient et d’Occident, de la spiritualité chrétienne et de la psychologie des profondeurs » pour nous donner le secret de la pensée positive. Bref, à peu près tous les sujets que j’aime.

Qu’apprend-on dans ce traité ?

Moins de 200 pages pour traiter du vaste sujet de la paix intérieure, de la sérénité, du bonheur retrouvé et du développement intime de notre être c’est permettre à chacun de s’en approcher.
Cette ode à la pensée positive est divisée en 20 chapitres traitant de sujets-clé qui pourraient être vus comme de réels freins à la paix intérieure (la mort, le pardon…) ou bien d’outils concrets pour développer son esprit à voir le verre à moitié plein (la méditation, le silence, la connaissance, le lâcher-prise…).
Encore une fois, je tiens à préciser que, contrairement à d’autres livres de développement personnel, ici, vous n’apprendrez pas à mieux respirer ou à sourire en allant prendre votre métro. 
Non. Ici, les thématiques majeures du bonheur sont développées d’un point de vue plus spirituel et plus personnel tout en s’appuyant sur des écrits universels. 
Pour vous donner envie de lire cet ouvrage très abordable et prendre un peu plus de hauteur quant au sujet, je vous présente 3 réflexions de 3 chapitres différents du livre.

 

1 – Confiance et lâcher-prise

« Il nous faut préserver en nous cette foi-confiance qui est indispensable pour avancer, pour progresser, pour grandir. […] Avant de se lancer dans une recherche, le scientifique croit qu’il va trouver quelque chose. […] S’ils avaient pensé que le monde était inintelligible ou absurde, ils n’auraient rien cherché. […] Dans la lignée des stoïciens, et sans nécessairement croire en Dieu, un individu qui a foi en la vie et qui est persuadé que tout ce qui advient est bénéfique développera une confiance et une positivité qui ne feront qu’entretenir et nourrir cette croyance et cette confiance ».
Pas toujours facile, je vous l’accorde. Mais ce livre pourra aussi vous donner les réponses face aux épreuves de la vie pour intégrer ces pensées et les cultiver aussi bien que possible.

2 – Connais-toi toi-même

« Divers outils, philosophiques, psychologiques ou plus proprement religieux, accessibles à tous, sont là pour nous aider à entamer l’analyse d’introspection, pour aller toujours plus loin dans le développement. D’autres nous permettent de développer la capacité de nous connaître et de nous accepter en passant pas la conscience du corps en harmonie avec la conscience de l’esprit. […] Quelles que soient les méthodes utilisées, ce travail d’introspection peut se faire seul ou avec l’aide d’un guide. Socrate était un guide inimitable et finalement, depuis la fin de l’Antiquité, peu d’autres philosophes ont joué ce rôle d’éveilleurs de conscience. […] En Orient aussi, la circulation de la sagesse se fait depuis des millénaires par une transmission de maître à disciple ».

3 – Ici et maintenant

« Nous avons souvent tendance à fouiller notre mémoire, à nous replonger dans le passé, mais aussi à nous projeter dans le futur, à imaginer ce que nous allons faire ou devenir. […] Un bon rapport au temps est essentiel pour bien mener sa vie. […] Toutes les sagesses du monde le rappellent : le présent est le seul point de la flèche du temps où l’on peut agir. […] Nous pouvons ainsi arriver à comprendre, en le vivant pleinement, à quoi ressemblerait le bonheur perpétuel dont parlent les grandes religions, et qui consiste à être fixé dans une harmonie, une paix… […] Le maître bouddhiste Thich Nhat Hanh appelle « la plénitude de l’instant », une grâce qu’il trouve jusque dans les gestes les plus anodins, ce que nous effectuons le plus souvent en pensant à autre chose. » Penser à ce que nous faisons « ici et maintenant » c’est « être en contact aves les merveilles de la vie ».

Qu’en ai-je pensé ?

J’ai lu, et je lis encore, bon nombre d’ouvrages traitant cette thématique. J’ai toujours autant été intéressée par l’Histoire, par les religions que par la psychologie. Thématiques qui, de mon point de vue, ne peuvent pas être traitées séparément. J’aime aussi, profondément, le processus d’analyse. Alors, bien évidemment, trouver un auteur qui intègre cet outil à des faits historiques avérés, à des paroles de sages que l’on peut difficilement contredire, fut une aubaine. J’attends d’avoir fini les 3 livres déjà commencés pour racheter un livre de cet auteur qui met intelligemment en perspective l’évolution de l’être humain tout en traitant de cette question du bonheur intime et de la pensée positive. Vaste sujet qui parfois peut faire penser à un puits sans fond, mais sujet aussi passionnant que difficile vu l’ampleur de la tâche.

Le Bien

C’est quoi le Psycho – Feng Shui ?

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Il y a quelques semaines, j’ai été chanceuse. On m’a fait rencontrer Carole Pillet, thérapeute qui a eu la bonne idée de méler l’art du feng-shui à la psychologie. Au début, quand on m’a parlé de feng-shui dans mon appartement que j’ai entièrement fini de décorer il y a à peine 1 an, j’étais plutôt réticente à l’idée de tout changer si je m’étais complètement plantée niveau déco. Finalement je me suis dit qu’il serait intéressant d’avoir le retour d’une experte. Et comme je suis une éternelle curieuse, je voulais absolument découvrir cette nouvelle technique de développement personnel appelée Psycho-Feng Shui

 

Le Feng-Shui c’est quoi ?

Vous l’aurez compris j’ai donc un peu revu ma copie avant de placer un premier rendez-vous avec Carole pour qu’elle vienne décortiquer mes deux intérieurs, en l’occurrence le mien (merci la psychologie !) et celui de mon appartement (vive le feng-shui !). J’ai lu avec attention le communiqué de presse que j’avais reçu histoire de savoir dans quoi je m’embarquais. Même si en ayant bossé dans la décoration, je croyais avoir quand même quelques notions concernant le feng shui. Que nenni !
Oubliez tout ce que vous savez et tout ce que vous avez lu sur le Feng Shui car vous êtes comme moi, victimes de la banalisation de cet art millénaire qui, au fil des décennies, a tellement été vulgarisé qu’il en a perdu tout son sens.

Le Feng Shui est une façon de vivre, un exercice de bien-être qui consiste à laisser circuler les énergies. Cette technique orientale est associée de la même manière à d’autres savoir-vivre tels que le yoga ou encore l’acupuncture. Le Chi est au centre de tout. Cette énergie cosmique qui régit nos sens, nos ressentis, notre intuition doit circuler et il faut l’optimiser de la meilleure manière qu’il soit pour en tirer tous les bénéfices au quotidien.

Bien plus qu’une simple approche de décoration intérieure qui nous dirait quelle couleur associer avec quel matériau, le Feng Shui se base tout d’abord sur la carte de votre appartement. 
Pour cela il faut connaître la date de construction du lieu. Me concernant ce fut le parcours du combattant entre les Archives de Paris et les appels à différents architectes. En effet nous avons découvert, après multiples péripétie, que l’immeuble a été construit avant l’ouverture de la rue…C’est finalement la date de la relève des 1ers impôts de mon immeuble qui a permis à Carole de définir cette date.

Sans cette date de construction, il est difficile d’établir une carte car comme vous vous en doutez, selon les dates rien n’est identique et tout cycle est different. Pour ceux qui sont dubitatifs pensez bêtement à nos anciens fermiers qui, avant, ne se référaient qu’aux calendriers lunaires et aux mouvements cosmiques.
Une fois la date récupérée, j’ai dû fournir le plan détaillé de l’appartement et Carole a pu calculer le degré d’inclinaison de la façade et de la déclinaison magnétique.

Ces informations permettent de définir les huit différents secteurs énergétiques du lieu. Cette technique est la seule qui révèle le véritable Feng Shui traditionnel et qui agit sur un site : elle est appelée la technique des étoiles volantes et lorsque l’on s’appuie sur ce qu’elle vous dit, il est alors possible de ré-énergiser le lieu en conséquence en apportant les modifications nécessaires.

 

Concrètement ça se passe comment une analyse de Psycho-Feng Shui ?

Il y a maintenant quasiment un mois, Carole est venue une première fois chez moi.
Cette première séance a pour but de présenter le lieu et également de faire un point sur des blocages ou des réticences que l’on rencontre dans sa vie. Ceci, vous l’aurez compris c’est la partie « Psycho ».
Carole qui est une thérapeute vous écoute attentivement et sait déceler les petites zones d’ombre qui nécessitent d’être mises en avant pour les éradiquer. 
Pour celles et ceux qui n’ont jamais suivi de thérapie, pas de crainte. Ici il ne s’agit pas d’une psychothérapie qui vous fera sortir la boite de mouchoirs au bout du premier quart d’heure. A vous de laisser aller ce que vous souhaitez donner, à vous de trouver le juste équilibre entre ce qui doit être dit et ce qui doit rester enfoui pour tirer au maximum les bénéfices d’une telle pratique.
Dans un second temps et après avoir fait connaissance avec la thérapeute, arrive la visite des lieux qui va permettre de « sentir » l’espace et d’analyser son agencement.
Cette première séance dure en tout et pour tout deux grosses heures et vous vous rendez au compte au final que Carole a un don pour vous faire parler…ce qui aidera par la suite puisque votre thème chinois sera également analysé pour le mêler au feng-shui. Chacun sa carte !

La suite de l’analyse au prochain épisode…

 

En attendant vous pouvez consulter la chaîne Youtube de Carole qui démocratise la psychologie. Elle y interroge des thérapeutes et experts sur différents thèmes afin de rendre cette science si utile accessible au plus grand nombre.

 

décoration de salon avec affiches en mode feng shui

salon côté TV

le dictionnaire amoureux de l'inde

Oeufs et épices dans la cuisine

Dressing dans la chambre

coiffeuse avec bijoux dans la chambre

bouquet dans la salle de bains

 

Le Bien

Les lectures de l’été pour mieux buller

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Vu le temps que nous avons sur Paris depuis mon retour de Barcelone début septembre, j’essaye tant bien que mal de prolonger l’été. Prolonger l’été autant dans le style que dans les activités. Vous savez, ces activités d’été qui font un bien immense une fois allongée à buller sur le sable. Concernant la mode, avec les 14 degrés ambiants, on repassera pour les gambettes à l’air.
En revanche, continuer le rythme effréné des lectures de l’été mais plus en mode « automne life » c’est un loisir beaucoup plus simple à entretenir. J’ai pas mal de lectures à vous détailler pour faire suite à l’article La lecture, cette tendre amie mais pour l’heure je voulais faire un petit point sur les livres qui m’ont accompagnée tout au long de ces dernières semaines. Parce-que, mine de rien, c’est quand on ne fait rien que l’on revient à des activités slow Life. Prendre le temps c’est quand même la base de l’art de vivre, vous ne trouvez pas ?

Loin de moi l’idée de me présenter en critique littéraire, chaque avis détaillé ci-dessous n’est que l’interprétation d’un ressenti au gré de pages souvent très personnelles.  Face au travail si riche d’un auteur qui a mis tant dans son oeuvre, je me garderais bien de juger le style.
 

La tresse – Laetitia Colombani

Ce premier livre m’avait été conseillé par une amie avec qui je pars bientôt en Inde. Forcément il y avait une certaine résonance derrière cette recommandation d’autant qu’elle est elle-même d’origine indienne et très sensible à la cause des femmes. Un samedi matin alors que j’aime bien flâner, notamment dans les librairies, je me suis retrouvée par hasard face à la couverture. cette couverture jaune qui m’a sauté aux yeux. Comme je crois fort aux signes, j’ai tendu le bras et je suis repartie avec.
Le livre se lit d’une traite et on a envie de comprendre comment la vie de ces trois femmes se mêle. C’est finalement assez tard dans le récit que l’on découvre le fil rouge.
Les trois histoires qui ont pour paysage trois continents différents m’ont chacune réveillé quelque chose pour diverses raisons.
Bien que j’ai trouvé l’écriture plutôt simpliste, je comprends aisément pourquoi ce livre est devenu un best-seller en si peu de temps, notamment pour une lecture d’été toute en légèreté. L’histoire est attachante mais je ne classerais pas ce livre dans ma catégorie « best » même si ce fut un bon moment.

 

L’interprète des maladies – Jhumpa Lahiri

Alors là on est tout de suite sur un autre registre. Déjà, je dois avouer qu’en matière de littérature contemporaine j’ai toujours été plus réceptive à la littérature étrangère. Sûrement une déformation dûe à ma formation classique. J’adule tellement les grands auteurs français que je trouve souvent fades nos contemporains. 
C’est donc en commençant à préparer notre voyage en Inde, que j’ai découvert par hasard cette auteure lauréate du Pulitzer en 2000 avec L’interprète des maladies. 
Le livre est composé de 10 nouvelles qui s’emploient particulièrement à décortiquer la psychologie de ces personnages souvent déracinés, perdus et en même temps fortement à l’équilibre entre leurs racines et le nouveau pays qui les a accueillis. Forts et faibles en même temps, l’auteure tourne autour de ces vies qui sont analysées avec empathie dans des récits courts et vibrants de vérité.
Riche en couleurs et majestueux dans l’analyse. Tout ce que j’aime !
 
 

Ta deuxième vie commence quand tu comprendras que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano

Cet opus de Raphaëlle Giordano est le livre curatif par excellence pour rêveurs chroniques en quête de bonheur. Ce petit livre hyper-facile fait partie de cette nouvelle catégorie de romans type « développement personnel » en mode romancé. Comme je suis friande de développement personnel, je ne vais pas lancer la pierre à ce genre qui essaye d’intéresser le plus grand nombre.
Le sujet classique d’une quadragénaire qui remet toute sa vie en question et qui veut ficher un grand coup de pied à sa routine menaçante permet de vulgariser le mal de notre siècle : la déprime. 
Ce petit livre contre la routine peut s’avérer être un très bon premier compagnon de chemin pour ceux qui s’intéressent au genre. Pour ma part je m’intéresse à des livres un peu plus aboutis quand cela traite de ce sujet. Je vous avais d’ailleurs fait une première liste dans le post Lecture et psychologie positive.

 
 

Tir aux pigeons – Nancy Mitford

Comme je vous le disais la littérature anglaise est un genre à part entière que je dévore et quand le cadre mèle l’Histoire avec un grand H à cela, je suis ravie !
L’histoire se passe au début de la Seconde Guerre mondiale quand l’héroïne s’ennuie ferme dans le carcan de l’Aristocratie anglaise et rêve d’espions et d’histoires sous le manteau pour se distraire. Le roman est plus une satire de cette « caste » qu’un vrai roman historique mais on se délecte. Bref beaucoup de finesse…à l’anglaise.
 
 

Les femmes de Brewster Place – Gloria Naylor

C’est en lisant une interview d’Oprah Winfrey, qui a produit l’adaptation cinématographique de cette perle, que j’ai eu envie de partir acheter illico ce roman qui dépeint la banlieue afro-américaine des années 70. Au milieu d’immeubles délabrés on fait la connaissance de plusieurs personnages féminins que l’on suit dans leur quotidien pauvre et militant. Les portraits se mêlent et se démêlent dans une écriture délicate avec un style vraiment personnel. 
Si vous vous intéressez à cette période, sachez que ce roman a connu un succès foudroyant lors de sa sortie aux US dans les années 80 et qu’il est revendiqué haut et fort par toute une génération.

 

Voilà pour les lectures de l’été ! Une belle surprise et de jolis divertissement, le cru était finalement pas mal. Et vous ? Vous avez lu quoi et vous lisez quoi en ce moment ?

Le Bien

Lecture et psychologie positive

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Suite à mon post concernant les bienfaits de la lecture, une lecture curative en somme, vous avez été plusieurs à m’envoyer des messages pour connaître « ma » liste de lecture et plus précisément celle qui traite de psychologie positive. Celle qui m’a été bénéfique pendant les quelques mois d’hibernation et de maturation qui ont passé. Pour être tout à fait honnête, je me suis posée la question de comment vous transcrire quelque chose qui ne soit pas une suite de livres fade et sans intérêt. Car la liste est longue, vraiment longue.
Je me suis donc décidée à traiter la chose comme une série à plusieurs épisodes, dans laquelle vous pourriez piocher en fonction de vos préférences.  Cette suite de posts suivra tout bêtement l’ordre chronologique de mes découvertes et je vous ferai un focus uniquement sur certaines d’entre elles avec ensuite une liste d’autres ouvrages pour approfondir le sujet si vous le désirez.

C’est donc bien normal que je commence cette série des livres avec des lectures plutôt orientées développement personnel.
Comme je vous l’avais expliqué, mon envie subite de me « nourrir » à nouveau s’est matérialisée par le besoin pressant d’ingurgiter un maximum de connaissances à un moment de ma vie où je n’avais que le sentiment désagréable de stagner dans une dynamique négative et donc de couler. M’ouvrir à d’autres idées m’a alors permis d’entreprendre un voyage insensé qui ne cesse de m’étonner car les chemins ne sont jamais droits. Soyez-en convaincus !

C’est lors d’un weekend dans la campagne normande, pour me « changer les idées », comme mes amis avaient eu la délicatesse de dire, que je suis tombée totalement par hasard sur le best-seller de Florence Servan-Schreiber qui fut le point de départ incontestable de mes pérégrinations. Le point de départ d’une envie irrépressible de creuser à la manière d’un scientifique ce que j’allais découvrir dans le bouquin de cette fervente disciple de Martin Seligman. J’étais arrivée pour 4 jours de repos complet sans réseau, avec pour seuls compagnons de lecture quelques numéros du magazine Happinez dont je venais de découvrir l’existence. Je crois que j’étais donc dans de bonnes conditions, prête à accueillir autre chose…
 

3 kifs par jour – Florence Servan-Schreiber

Florence Servan-Schreiber s’est initialement formée à la PNL et en a fait son premier métier en inculquant cette technique aux employés dans les entreprises. C’est en 2009 qu’un séisme professionnel l’a obligé à changer de voie pour se former à la psychologie positive en suivant les cours du Tal Ben-Shahar. Elle décide alors de se diriger vers la positive attitude dans ce livre intitulé 3 kifs par jours.
Elle nous y apprend comment nous sommes constitués et aussi conditionnés pour être acteur passif ou actif de ce qui nous arrive. On découvre avec simplicité ce qui se passe dans notre tête et comment on peut appréhender ou redouter les choses de la vie. Toutes les découvertes qu’elle a faites sont racontées au fur à mesure qu’elle en eut fait elle-même l’expérience en changeant de voie. La reconsidération de sa propre vie a pris une telle ampleur qu’elle en a fait son métier pour inculquer à nous tous des trucs et astuces afin d’apprendre à voir le verre toujours à moitié plein. Astuce toute bête avant de vous coucher, obligez à penser à 3 choses qui vous ont donné le sourire, volé un moment de joie ou même totalement comblé. C’est une gymnastique assez intéressante à mettre en place pour s’endormir sur une bonne note et l’obligation de dédramatiser des situations qui ne sont souvent pas si graves quand on arrive à prendre du recul et à rééquilibrer le dosage du « plus » et du « moins ».


Power patate – Florence Servan-Schreiber

Dans cette autre livre du même auteure, elle se concentre plus sur la recherche des caractéristiques positives qui nous constituent et comment les utiliser pour en faire des forces. Même si beaucoup de choses de son premier opus sont reprises, ce qui est logique puisque la théorie reste la même, il est assez intéressant d’avoir une vision de l’humain envisagé par rapport à ses forces et non pas ses faiblesses et/ou névroses.
C’est finalement le principe-même de la psychologie positive. Concentrer les études neuroscientifiques sur le positif plutôt qu’analyser la personne dans sa douleur.

 

Choisir sa vie – Tal Ben-Shahar

Le mentor de Florence Servan-Schreiber a écrit toute une ribambelle de livres sur cette spécialité qu’il enseigne à tant de personnes. Il est vrai que face aux rayonnages portant son nom c’est plutôt difficile de choisir. Pour ma part, avec le souci de ne pas souhaiter retrouver ce que j’avais déjà pu lire auparavant, je me suis orientée vers le titre évocateur de « Choisir sa vie ». 
Face à 101 situations simples de la vie de tous les jours, il nous démontre que nous avons deux choix précis : orienter le curseur du côté positif ou bien du côté négatif. Tout est donc question de perception et encore de positionnement face à la réalité.
Le positionnement c’est un aspect que nous aurons l’occasion de revoir, je pense plusieurs fois, sur ce blog. Je crois que si j’avais orienté mes études vers la psychologie (idée qui bien évidemment m’avait traversé l’esprit à une époque), j’aurais pu passer des années de recherche sur cette thématique cruciale dans les relations humaines et si vous y réfléchissez bien, qui peut s’étendre à environ toutes les problématiques majeures de notre société actuelle.
Pour revenir aux situations qui sont abordées dans le livre, laissez-moi vous donner un exemple concret : « Fuir les challenges – ou – S’engager à surmonter les obstacles. »
Tout un programme…

 

A million Miles in a thousand Years : How I learned to live a better Story – Donald Miller

Je termine avec ce livre autobiographique d’un chemin personnel vers la découverte du bonheur. Cet ouvrage m’avait été conseillé il y a plus d’un an par un ami cher de plus de 10 ans rencontré pendant mes années fastes de vie au UK. J’ai plaisir à penser que cet ami avait décelé avant moi certaines faiblesses pour m’orienter, avec toute la bienveillance et la délicatesse qui le caractérisent, vers cet ouvrage, best-seller anglo-saxon incontestable.
Donald Miller y raconte comment il a donné une seconde chance à sa vie après un succès littéraire qui lui fit perdre la tête jusqu’à ne plus se lever de son lit. Le succès lui ayant fait perdre tout intérêt, c’est le coup de fil de deux producteurs de film qui le relève et le révèle pour de bon. En parcourant son existence de long en large pour donner forme au film sur sa propre vie,  il fait alors face à des révélations majeures sur la beauté de l’ordinaire, sur la beauté de la Vie en soi.

La liste est encore longue mais voici déjà quelques pistes, quelques outils, quelques « cannes ».

Et vous quels sont vos secrets pour aller bien ?

Vous activez quel(s) pouvoir(s) magique(s) ?


 

Pour approfondir :
Les fabuleux pouvoirs de la psychologie positive – Yves-Alexandre Thalmann
La fabrique du bonheur – Martin Seligman (le père de la psychologie positive)
Les 4 saisons de la bonne humeur – Michel Lejoyeux (si si c’est vrai, c’est bien son nom…)
Vivre la psychologie positive – Martin Seligman
Et n’oublie pas d’être heureux, Abécédaire de psychologie positive – Christophe André

 

 

Le Bien

La lecture, cette tendre amie

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Il y a plusieurs mois, je me suis retrouvée à un moment-clé, celui qui vous dit : « Ma chère amie, il va falloir penser à revoir certaines choses » !
Après dix années de frénésie et de déménagements dans tous les sens, j’ai forcément mis un peu de temps à comprendre ce qui m’arrivait. Un besoin incandescent de faire une pause et de réfléchir pour de vrai à la suite des choses. Une pause pour faire table rase, retrouver le plaisir et comprendre l’essentiel.
Mais croyez-moi dix années d’une routine assurément bien ancrée ne se bousculent pas aussi facilement. Un peu paumée face à une procrastination à outrance, face un puits sans fond, je me suis tournée vers « mes » fondamentaux. Sans certitude aucune quant à la méthode, ce sont des repères familiers que je recherchais et une méthode qui m’avait formée et avait finalement pas trop mal fonctionné. Comble de malchance, un semi-marathon achevé et un lumbago persistant m’empêchaient de me « noyer » dans le sport comme j’aurais eu tendance à le faire.

Je me donc tournée vers ma deuxième option, l’autre. Celle qui, finalement, me définissait aussi très bien : j’ai repris la lecture et j’ai alors commencé une longue période d’hibernation.
Préférant alors mes pages de livres à la cohue des soirées. C’est mon ambivalence. Je ne rentre dans aucune case, je suis de tout et « en même temps ».
Je me suis donc mise à lire frénétiquement, allant parfois même jusqu’à acheter 3 à 4 nouveaux livres par semaine dans le but d’engloutir des connaissances jusqu’à l’overdose.
A ce moment-là, j’ai retrouvé le plaisir compulsif que j’avais lorsque j’étais étudiante. Celui de fouiller, d’analyser, de surligner au fluo, de faire des fiches, et d’essayer de comprendre pour trouver le bon chemin, ou du moins « un » chemin. Je me suis aussi remise en question car ma formation de littéraire s’est alors révélée à moi comme une évidence que j’avais rendue muette. Je retrouvais ce goût tout particulier qu’à 22 ans j’avais finalement décidé de mettre de côté en m’orientant vers un autre chemin. Orpheline pour un temps, de mon corps et de ma raison, j’ai avalé, et parfois de manière compulsive, des connaissances de tout horizon. Et certaines lectures m’ont amenée vers des terrains bien inconnus.

D’un livre à un autre, j’ai englouti des dizaines d’ouvrages de psychologie positive qui m’ont portée vers des livres plus théoriques de psychanalyse pure, qui m’ont eux-mêmes dirigée vers des manuels plus scientifiques traitant de physique quantique. Il y eut aussi la lecture de ces incroyables thèses sur la pensée qui montrent que la pensée n’est pas une pensée en tant que telle tant que celle-ci n’est pas énumérée. J’ai continué avec des livres d’ésotérique et de philosophie et je suis retombée, par un heureux hasard, sur mon cher Prophète de Khalil Gibran que je n’avais pas ouvert depuis trop longtemps. J’ai aussi relu l’aventure incroyable d’Elizabeth Gilbert à travers l’Italie, l’Inde et Bali. Mange Prie Aime résonnait sacrément en moi.

A ce moment-là, délestée de ma lourde carapace de cartésienne, j’ai compris que tout était possible. Forte de toutes ces nouvelles idées, je me suis tournée vers mon plaisir premier, l’histoire et celle des ses grand Hommes. Je me suis plongée dans la biographie de Churchill pour cultiver son esprit et sa volonté de fer et dans l’autobiographie de Gandhi qui m’a donné envie d’approfondir mes recherches sur la culture orientale et sur le concept de non-violence.
Poussée par une évidence, j’ai alors moi-même « voyagé » en Inde pendant des semaines entières par le biais de romans plus ou moins contemporains, avec aussi des récits de voyages et des anthologies culturelles qui faisaient souvent référence à tout ce que j’avais pu lire auparavant. Parallèlement mon corps encore douloureux m’a obligée à me tourner vers la seule pratique qui pouvait me donner un semblant d’entraînement supportable, le yoga.

Et puis tout d’un coup tout a pris sens et la boucle était bouclée. Toutes les idées et lectures d’univers si différents, ingurgitées ces derniers mois, se reliaient les unes aux autres, aisément et comme par magie. J’avais rééquilibré la balance des connaissances de l’Univers et donc du Soi et mes valises étant un peu plus lourdes d’objets si précieux. Je pouvais maintenant décider de m’en aller aisément vers n’importe quel chemin. J’étais armée et soutenue. Ne restait plus qu’à choisir la destination.