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Le Bien

Feng-shui et psycho, suite et fin

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Bienvenue dans cette deuxième partie qui traite de l’analyse psycho feng-shui de mon appartement. Il était temps, non ?!  Après vous avoir laissé plusieurs semaines sans vous raconter la suite de cette expérience feng-shui, je prends enfin le temps de me poser. En même temps, j’avais une très bonne raison étant donné que, si vous me suivez sur IG, vous avez pu voir que j’ai arpenté les rues de Prague pendant près d’une semaine donc je cours après le temps. 

Mais revenons-en à nos moutons ! Rappelez-vous, dans la première partie, je vous avais expliqué ce qu’était cette nouvelle pratique de feng-shui et comment s’était déroulée ma séance avec la praticienne Carole Pillet. Quinze jours plus tard, je me suis donc dirigée d’un bon pas jusque chez elle, impatiente de connaître les conclusions de notre premier rendez-vous et les solutions à mettre en place pour ré-équilibre et optimiser les énergies de mon habitation.

L’importance du thème Bazi dans le psycho-feng shui

Lorque je suis arrivée, Carole m’a tendu un document d’une douzaine de pages qui résumait ses commentaires et ses conclusions par rapport à ma problématique psycho et feng-shui. La première partie de l’analyse développait mon thème Bazi, science développée par les sages chinois qui date de plusieurs millénaires. Le Bazi permet de dresser le portrait énergétique d’une personne, ce qui lui fait prendre conscience de ses forces et faiblesses et donc des actions à mettre en place.
Le Bazi est composé des 5 éléments : Terre, feu, Métal, Eau et Bois, du Yin et du Yang ainsi que les animaux de l’astrologie chinoise. Chaque élément représente aussi les axes de lectures suivants : Richesse, Influence, Amis, Production et Ressource et sont analysés différemment selon leur association avec le Yin ou le Yang.  

Si vous êtes comme moi, friand(e) de ce « genre » de sciences, je vous conseille vivement de faire faire votre thème Bazi, une analyse qui va se baser sur votre date, heure et lieu de naissance.
Evidemment, je ne vais pas vous faire le résumé complet de mon thème car cela n’intéresserait personne mais les conclusions qui en ressortent sont assez flagrantes et criantes de vérité. 80% de mon thème est composé de seulement 2 couleurs, le vert et le bleu qui représentent le Bois et l’Eau et n’a pas du tout d’élément Feu. Je me demandais pourquoi j’avais choisi d’instinct cette thématique sur mon feed Instagram, maintenant je comprends mieux ! Et sur 5 piliers, 4 sont Yin (féminin) quand la moyenne est de 3. Pas très équilibré tout cela…

Selon les chinois, c’est avec le thème le plus équilibré possible que l’on arrive au bonheur. Mon thème « Eau » étant noyé par le Bois (créativité, écriture, projets, travail, intelligence, nature, animaux, enfants…) doit être rééquilibré par plus de sociabilité, de mouvements, de voyages et d’Eau sous toutes ses formes (les racines du Sud qui ressortent !).

Enfin, sachez que depuis le jour où nous sommes nés, nos piliers sont inéchangeables car régis par notre jour de naissance qui est lui-même unique. Mais ils sont aussi influencés par des périodes de 10 ans chacune, qui nous sont plus ou moins bénéfiques en fonction des éléments qui composent ces périodes. C’est tout l’art de s’adapter et d’un « équilibre » à cultiver.

 

L’analyse feng-shui du lieu

J’ai choisi l’appartement où je vis pour son côté atypique. Il est en « L » et il n’y a littéralement aucun mur droit et des courbes dans tous les sens. La révélation de son année de construction a été aussi secrète que ce qu’il est original. Carole a mis plus de 3 semaines à écumer les différents bureaux administratifs de la ville pour découvrir que les premières pierres de cet immeuble montmartrois ont été posées en 1878 ! Tellement secret qu’elle a aussi découvert que des Juifs avaient été cachés dans nos caves pendant la Seconde Guerre Mondiale. 

La carte énergétique

Carole m’a remis le plan de mon appartement gribouillé de différentes combinaisons de chiffres. Ceci représente la carte énergétique feng-shui de l’habitation, carte qui a été calculée en fonction des coordonnées géographiques et des informations de construction. On peut y voir les 4 points cardinaux ainsi que les sous-points cardinaux (S-O, S-E, N-O, N-E…) et le centre de gravité de l’appartement. A quelques centimètres près, je me retrouvais avec un centre de gravité hors de mes murs ! Sachez que si c’est le cas pour vous, cela signifie que votre habitation ne sera qu’un lieu de passage et de transition dans votre vie. 
Le centre de gravité doit être laissé libre pour que les énergies se promènent en toute tranquillité et sans encombre. Il est ultra-important. 

Exemple d’actions à mettre en place 

tabouret charpoy de jamini

Ensuite, chaque pièce et chaque façade sont analysées et donnent cette fameuse suite de combinaisons de chiffres. Chaque chiffre a une signification différente en fonction de la combinaison dans laquelle il se trouve. 

Je ne vais pas vous faire le détail complet de « mon chez Moi » mais je vais prendre en exemple l’analyse feng-shui du salon et plus particulièrement du côté « mur bleu-vert » qui est orienté en Sud-Ouest. La combinaison des chiffres explique que cet espace est déjà trop nourri par l’élément Eau et sa couleur n’arrange pas les choses. Comme il est hors de question que je change de couleur vu que je l’adooooooore, il va falloir mettre en place différents outils pour remédier à cela.
Notamment enlever le petit bar à whisky 😉 et si possible rajouter une plante « qui boit toute cette eau qui déborde ». J’avoue que  les plantes ce n’est vraiment pas mon truc. Je peux compenser par quelques fleurs séchées comme des hortensias mais vu que je suis une bonne élève, j’ai regardé de plus près l’offre « jungle ». Et pour ce faire, je me suis inspirée de Pinterest et notamment de mon tableau déco où j’avais déjà compilé plusieurs inspirations. 

 

Inspirations pinterest pour des plantes feng-shui

 

Ce secteur S-O qui est aussi en nombre « 1 » représente en particulier les relations, quelles qu’elles soient. Pour favoriser cet « aspect »,  il faut donc faire de cet espace un lieu encore plus cocooning et douillet. De ce point de vue-là, la couleur du mur est idéale car c’est un bleu-vert qui apaise. Mais pour rendre cet espace encore plus agréable, il faudrait peut-être en faire également un coin lecture. Ce qui tombe plutôt bien vu que j’ai dans l’idée de déplacer le tabouret Jamini et mettre un fauteuil à côté de la grande bibliothèque mais j’hésite encore entre les 3 dessous….

fauteuil type Acapulco maisons du monde

Fauteuil en rotin compagnie française de l'orient de la chine

fauteuil en lin la redoute intérieurs

Vous l’aurez compris, Carole Pillet intervient en fonction d’une problématique un peu « psy » et grâce à ses outils de magicienne du feng-shui, elle vous donne des actions à mettre en place pour favoriser un apaisement ou carrément une résolution. L’art du feng-shui réside également dans le fait de ne pas accumuler trop de choses car l’énergie doit circuler le plus possible et de la meilleure façon qu’il soit. Pour ceci il faut éviter de garder des choses et objets qui nous sont néfastes ou offerts par des personnes avec qui il y a, ou aurait eu, des conflits car cela engendre de nombreuses ondes négatives et pollue l’énergie ambiante.  C’est donc l’heure de trier et de réorganiser l’espace !
Serait-ce le début du minimalisme ? Peut-être n’y a-t-il qu’un pas ? Affaire à suivre…

…………………

 

Les Joyeux

Sophie Trem de TOAOL – Les Joyeux #2

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Et voilà…
La deuxième parution du Web Magazine Les Joyeux….Après Ali di Firenze pour le lancement, qui d’autre que Sophie Trem du blog The Other Art of Living pour insuffler la Joie pour ce deuxième opus ? Tout le monde connaît son grand sourire, sa verve et ses convictions d’éternelle optimiste ! Elle nous en dit un peu plus sur ce qu’elle cultive au quotidien pour préserver cet état d’esprit. Pour ceux qui ne la lisent pas encore, vous allez découvrir une vraie personnalité pimpante et attachante.

Blogueuse depuis plusieurs années dans la sphère parisienne, elle est assez reconnue dans le milieu et surfe sur une Good Vibes attitude qui prend de plus en plus d’importance.
Elle en même fait son credo avec toute sa team en créant les Good Mood Class. J’y avais participé à Lyon et je vous conseille de faire un petit tour sur le post Joie et Bonne Humeur avec la Good Mood Class. Cela vous donnera déjà une bonne idée de la demoiselle qui s’éclate à distiller sa bonne énergie à tous. 

Bonne lecture xx

Interview de sophie Trem sur le web magazine Les Joyeux couverture

Interview de sophie Trem sur le web magazine Les Joyeux page 1

Mantra de sophie trem

Interview de sophie Trem sur le web magazine Les Joyeux page 3

Interview de sophie Trem sur le web magazine Les Joyeux page 4

portrait chinois de Sophie trem

Photos : ©Emilie de SweetCabane
©AudreyMills

Le Bien

Les lectures de l’été pour mieux buller

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Vu le temps que nous avons sur Paris depuis mon retour de Barcelone début septembre, j’essaye tant bien que mal de prolonger l’été. Prolonger l’été autant dans le style que dans les activités. Vous savez, ces activités d’été qui font un bien immense une fois allongée à buller sur le sable. Concernant la mode, avec les 14 degrés ambiants, on repassera pour les gambettes à l’air.
En revanche, continuer le rythme effréné des lectures de l’été mais plus en mode « automne life » c’est un loisir beaucoup plus simple à entretenir. J’ai pas mal de lectures à vous détailler pour faire suite à l’article La lecture, cette tendre amie mais pour l’heure je voulais faire un petit point sur les livres qui m’ont accompagnée tout au long de ces dernières semaines. Parce-que, mine de rien, c’est quand on ne fait rien que l’on revient à des activités slow Life. Prendre le temps c’est quand même la base de l’art de vivre, vous ne trouvez pas ?

Loin de moi l’idée de me présenter en critique littéraire, chaque avis détaillé ci-dessous n’est que l’interprétation d’un ressenti au gré de pages souvent très personnelles.  Face au travail si riche d’un auteur qui a mis tant dans son oeuvre, je me garderais bien de juger le style.
 

La tresse – Laetitia Colombani

Ce premier livre m’avait été conseillé par une amie avec qui je pars bientôt en Inde. Forcément il y avait une certaine résonance derrière cette recommandation d’autant qu’elle est elle-même d’origine indienne et très sensible à la cause des femmes. Un samedi matin alors que j’aime bien flâner, notamment dans les librairies, je me suis retrouvée par hasard face à la couverture. cette couverture jaune qui m’a sauté aux yeux. Comme je crois fort aux signes, j’ai tendu le bras et je suis repartie avec.
Le livre se lit d’une traite et on a envie de comprendre comment la vie de ces trois femmes se mêle. C’est finalement assez tard dans le récit que l’on découvre le fil rouge.
Les trois histoires qui ont pour paysage trois continents différents m’ont chacune réveillé quelque chose pour diverses raisons.
Bien que j’ai trouvé l’écriture plutôt simpliste, je comprends aisément pourquoi ce livre est devenu un best-seller en si peu de temps, notamment pour une lecture d’été toute en légèreté. L’histoire est attachante mais je ne classerais pas ce livre dans ma catégorie « best » même si ce fut un bon moment.

 

L’interprète des maladies – Jhumpa Lahiri

Alors là on est tout de suite sur un autre registre. Déjà, je dois avouer qu’en matière de littérature contemporaine j’ai toujours été plus réceptive à la littérature étrangère. Sûrement une déformation dûe à ma formation classique. J’adule tellement les grands auteurs français que je trouve souvent fades nos contemporains. 
C’est donc en commençant à préparer notre voyage en Inde, que j’ai découvert par hasard cette auteure lauréate du Pulitzer en 2000 avec L’interprète des maladies. 
Le livre est composé de 10 nouvelles qui s’emploient particulièrement à décortiquer la psychologie de ces personnages souvent déracinés, perdus et en même temps fortement à l’équilibre entre leurs racines et le nouveau pays qui les a accueillis. Forts et faibles en même temps, l’auteure tourne autour de ces vies qui sont analysées avec empathie dans des récits courts et vibrants de vérité.
Riche en couleurs et majestueux dans l’analyse. Tout ce que j’aime !
 
 

Ta deuxième vie commence quand tu comprendras que tu n’en as qu’une – Raphaëlle Giordano

Cet opus de Raphaëlle Giordano est le livre curatif par excellence pour rêveurs chroniques en quête de bonheur. Ce petit livre hyper-facile fait partie de cette nouvelle catégorie de romans type « développement personnel » en mode romancé. Comme je suis friande de développement personnel, je ne vais pas lancer la pierre à ce genre qui essaye d’intéresser le plus grand nombre.
Le sujet classique d’une quadragénaire qui remet toute sa vie en question et qui veut ficher un grand coup de pied à sa routine menaçante permet de vulgariser le mal de notre siècle : la déprime. 
Ce petit livre contre la routine peut s’avérer être un très bon premier compagnon de chemin pour ceux qui s’intéressent au genre. Pour ma part je m’intéresse à des livres un peu plus aboutis quand cela traite de ce sujet. Je vous avais d’ailleurs fait une première liste dans le post Lecture et psychologie positive.

 
 

Tir aux pigeons – Nancy Mitford

Comme je vous le disais la littérature anglaise est un genre à part entière que je dévore et quand le cadre mèle l’Histoire avec un grand H à cela, je suis ravie !
L’histoire se passe au début de la Seconde Guerre mondiale quand l’héroïne s’ennuie ferme dans le carcan de l’Aristocratie anglaise et rêve d’espions et d’histoires sous le manteau pour se distraire. Le roman est plus une satire de cette « caste » qu’un vrai roman historique mais on se délecte. Bref beaucoup de finesse…à l’anglaise.
 
 

Les femmes de Brewster Place – Gloria Naylor

C’est en lisant une interview d’Oprah Winfrey, qui a produit l’adaptation cinématographique de cette perle, que j’ai eu envie de partir acheter illico ce roman qui dépeint la banlieue afro-américaine des années 70. Au milieu d’immeubles délabrés on fait la connaissance de plusieurs personnages féminins que l’on suit dans leur quotidien pauvre et militant. Les portraits se mêlent et se démêlent dans une écriture délicate avec un style vraiment personnel. 
Si vous vous intéressez à cette période, sachez que ce roman a connu un succès foudroyant lors de sa sortie aux US dans les années 80 et qu’il est revendiqué haut et fort par toute une génération.

 

Voilà pour les lectures de l’été ! Une belle surprise et de jolis divertissement, le cru était finalement pas mal. Et vous ? Vous avez lu quoi et vous lisez quoi en ce moment ?

Le Bien

Dix petites choses qui font plaisir

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Hello tout le monde, 

Aujourd’hui, avant de partir me mettre au vert quelques jours au UK, j’ai décidé de vous poster un article pèle-mêle intitulé « 10 petites choses »qui me font plaisir.
Je pars dans quelques heures, exactement là où j’ai passé deux ans de ma vie, il y a maintenant 13 ans de cela. Si vous me suivez sur Instagram, je vous amènerais avec moi histoire que vous puissiez également profiter un peu de la fraîche campagne anglaise. Impossible de ne pas faire un petit point météo vu qu’à l’heure où je vous écris, 23H11 pour être exacte, il fait encore 29°C dans ma petite cour parisienne.

Parenthèse refermée, ce sont nos échanges de plus en plus fréquents sur les différentes plateformes qui m’ont donné l’envie de partager avec vous, une fois n’est pas coutume, un contenu un poil plus personnel. Juste histoire de savoir un peu plus à qui vous avez affaire. 

Un contenu plus personnel sur ce qui me met en joie et me procure toujours du plaisir. Ces touts petits bonheurs, ceux qui peuvent vous toucher vous et laisser pantois votre voisin de droite…et même celui de gauche. Sur Instagram il y a un hashtag que j’utilise souvent et qui résume tout particulièrement le sujet de ce post : #nothingisordinary
Voici, dans le désordre, une toute petite liste de joies simples mais qui font toujours leur effet, un peu comme si c’était à chaque fois la première fois

 

La lumière qui filtre à travers les persiennes du Sud

La dernière fois, en quittant le bureau, je n’ai pas pu m’empêcher de prendre une photo de cette lumière d’été si particulière qui filtrait à travers nos persiennes haussmanniennes. Ces rayons-là, eux tout particulièrement, me rappellent les après-midis de sieste dans le Sud où vous n’avez pas d’autre choix que de rester cloîtré quand le soleil est à son zénith. Une persienne se ferme et l’Italie apparaît. 
J’ai toujours rêvé d’avoir des persiennes histoire de me sentir un peu plus proche de là-bas, au moins les longues journées d’été. Bon…pas de chance pour moi, dans mon appartement, il n’y a même pas de volets. 🙂

 

Avoir l’embarras du choix en matière de lectures

Autour du lit, des deux côtés, il doit y avoir au moins dix-huit ouvrages. Si vous avez lu, ici, mon post sur la lecture « curative » vous avez compris que je peux être un poil compulsive avec ce passe-temps. Je peux y passer des heures ou bien être incapable de me concentrer sur le moindre ouvrage pendant plusieurs jours. Heureusement c’est encore une des seules activités qui me « coupe » littéralement et pour « de bon » de toutes les sollicitations extérieures.
Ceci étant, se coucher le soir avec l’embarras du choix me met toujours en joie. Avoir le choix d’être transportée où on le désire et selon l’humeur du moment est un grand luxe. Fermez les yeux et vous êtes où vous voulez. C’est vraiment magique !
 

Embarquer pour un long vol

La passion des voyages ne fait pas de moi quelqu’un de très original, j’en conviens. Par contre l’excitation qu’un long vol me procure n’est pas monnaie courante. Il y a celle d’avant le vol. La préparation la veille, les répétitions pour être sûre de n’avoir rien oublié, le transport stressant jusqu’à l’aéroport, dans cette zone interdite à ceux qui ne font pas partie de l’aventure et puis surtout la parenthèse spatio-temporelle que l’on vit pendant toute la durée du vol. Coupée du monde, dans un moment suspendu, comme si on avait réussi à arrêter le temps pour de bon.
 

Les sons qui montent dans la cour

Un peu à la manière des rayons de soleil qui traversent une pièce, les sons qui montent dans ma cour intérieure me manqueraient si ils n’existaient pas. Quand j’ai visité cet appartement pour la première fois, le fait qu’il soit sur cour ne m’avait pas ravi plus que cela. Jusqu’à ce qu’un jour de printemps j’ouvre les fenêtres, étendue sur le lit, et que je me mette à écouter la vie qui se baladait de fenêtre en fenêtre. 
Les bruits de casserole qui tintaient dans tous les sens, la publicité trop forte de la radio d’en face, le nourrisson du 1er qui pleure un peu trop à mon goût et surtout les différentes langues qui se mélangeaient les unes aux autres. Et par chance la voisine d’en face qui se plaît encore à téléphoner en Italie, en en italien (!), accoudée à sa fenêtre. En vrai je me suis tout de suite sentie chez moi dans ce curieux tintamarre. 
 

La semaine entre Noël et le Jour de l’An

En bonne épicurienne que je suis j’ai l’impression qu’il m’est moins difficile que certains d’arriver à ne rien faire. Le principe-même de la Slow Life pour ma part. Savoir s’arrêter ou bien ne faire qu’une chose à la fois.
Chaque année j’attends donc avec impatience cette semaine précieuse. La seule de l’année où j’ai l’impression que tout le monde est au même rythme : celui de la paresse et des plaisirs gustatifs.
J’adore littéralement le « cocon » que me procure ces quelques jours de récupération en mode « grosse feignante ». Aucune obligation, juste le plaisir.
 

L’effervescence d’un événement sportif

Bon,  je vais vous apprendre quelque chose. Quelque chose qui ne se reflète ab-so-lu-ment pas dans mon fil Instagram mais je dois vous dire que je suis une inconditionnelle de sport. Pour faire rapide, je suis née dedans et depuis ce moment-là c’est le sport qui a façonné mon quotidien. Autant la pratique, que la vie dans ce milieu. Du coup il se passe toujours quelque chose quand le sport me touche de près ou de loin. Je crois bien que je ne me lasserais jamais des cris de rage ou d’espoir, des larmes ou des rires et de toute cette palette d’émotions décuplées lors de ces instants dramatiques, au sens théâtral. J’ai les mêmes frissons à chaque fois que je fais face à la ferveur des foules. A chaque fois comme si c’était la première fois. Bref je vis sport.
 

La première gorgée de bulles

Et pas n’importe lesquelles. Je déteste la bière mais je suis une fondue de champagne.  Cela fait snob dit comme ça, mais j’aime bien.
A chaque première gorgée la finesse des bulles qui caressent le palais me transportent. Je n’ai pas besoin de plusieurs verres pour apprécier la finesse de la chose.
Il y a d’ailleurs un auteur contemporain que j’apprécie beaucoup, Philippe Delerm, qui décrit très bien cette extase dans son livre La première gorgée de bière, et autres plaisirs minuscules. Son style d’écriture explique bien mieux que moi ce que les petites joies du quotidien nous procurent.
Je vous conseille vivement cet ouvrage…et vous comprendrez aisément mon propos.
 

Une terrasse au soleil un samedi matin

Dernièrement j’ai échangé sur le sujet avec Manon (@__dreamcatcher) via Instagram. Manon, qui semble avoir cette passion commune pour les jolies tables et les cafés au soleil.
Démarrer le 1er jour du weekend en prenant son temps, le temps de lire les journaux et magazines sans aucune contrainte est un luxe inestimable. En gardant à l’esprit que c’est juste le premier jour du weekend et que si on le veut, on peut recommencer demain.
Merci papa, merci maman, pour cette délicieuse habitude. Le samedi est définitivement mon jour préféré.
 

Le premier pas à l’étranger

Une fois le vol fini, le spectacle commence.
Le premier pas posé sur le sol étranger d’un pays connu ou inconnu bat tout de suite la mesure du voyage. L’atmosphère ambiante est perceptible dès ce premier contact.  Tous les sens sont alors en éveil et les repères et autres barrières de protection volent en éclat aux premières lumières et odeurs. Aussi déroutant que merveilleux. Il n’y a aucune sensation pareille qui provoque une telle révolution de nos certitudes et des aisances de notre quotidien. Tout s’en va à ce moment-là, pour reconstruire d’autres repères le temps plus ou moins long d’un voyage.
 

Acheter une nouvelle paire de chaussures

Et oui ! Un peu de légèreté pour finir….
J’ai beau faire des efforts au quotidien pour consommer mieux, personne ne m’enlèvera jamais l’envie d’acheter une paire de chaussures. Rien de plus simple, je les aime toutes. Baskets ou talons, j’en suis tellement folle qu’il m’est déjà arrivée d’acheter une paire juste pour « l’avoir » et la voir.
Par contre je me soigne. J’ai calmé mes excès compulsifs qui me nourrissaient dans ma vingtaine. Je n’achète plus que du beau, donc forcément je ne me le permets pas toutes les semaines.

 

Et vous, quelles sont les petites choses qui vous nourrissent et qui vous procurent cette petite pointr de plaisir que l’on cherche tous et toutes ? A votre tour…

Le Bien

Lecture et psychologie positive

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Suite à mon post concernant les bienfaits de la lecture, une lecture curative en somme, vous avez été plusieurs à m’envoyer des messages pour connaître « ma » liste de lecture et plus précisément celle qui traite de psychologie positive. Celle qui m’a été bénéfique pendant les quelques mois d’hibernation et de maturation qui ont passé. Pour être tout à fait honnête, je me suis posée la question de comment vous transcrire quelque chose qui ne soit pas une suite de livres fade et sans intérêt. Car la liste est longue, vraiment longue.
Je me suis donc décidée à traiter la chose comme une série à plusieurs épisodes, dans laquelle vous pourriez piocher en fonction de vos préférences.  Cette suite de posts suivra tout bêtement l’ordre chronologique de mes découvertes et je vous ferai un focus uniquement sur certaines d’entre elles avec ensuite une liste d’autres ouvrages pour approfondir le sujet si vous le désirez.

C’est donc bien normal que je commence cette série des livres avec des lectures plutôt orientées développement personnel.
Comme je vous l’avais expliqué, mon envie subite de me « nourrir » à nouveau s’est matérialisée par le besoin pressant d’ingurgiter un maximum de connaissances à un moment de ma vie où je n’avais que le sentiment désagréable de stagner dans une dynamique négative et donc de couler. M’ouvrir à d’autres idées m’a alors permis d’entreprendre un voyage insensé qui ne cesse de m’étonner car les chemins ne sont jamais droits. Soyez-en convaincus !

C’est lors d’un weekend dans la campagne normande, pour me « changer les idées », comme mes amis avaient eu la délicatesse de dire, que je suis tombée totalement par hasard sur le best-seller de Florence Servan-Schreiber qui fut le point de départ incontestable de mes pérégrinations. Le point de départ d’une envie irrépressible de creuser à la manière d’un scientifique ce que j’allais découvrir dans le bouquin de cette fervente disciple de Martin Seligman. J’étais arrivée pour 4 jours de repos complet sans réseau, avec pour seuls compagnons de lecture quelques numéros du magazine Happinez dont je venais de découvrir l’existence. Je crois que j’étais donc dans de bonnes conditions, prête à accueillir autre chose…
 

3 kifs par jour – Florence Servan-Schreiber

Florence Servan-Schreiber s’est initialement formée à la PNL et en a fait son premier métier en inculquant cette technique aux employés dans les entreprises. C’est en 2009 qu’un séisme professionnel l’a obligé à changer de voie pour se former à la psychologie positive en suivant les cours du Tal Ben-Shahar. Elle décide alors de se diriger vers la positive attitude dans ce livre intitulé 3 kifs par jours.
Elle nous y apprend comment nous sommes constitués et aussi conditionnés pour être acteur passif ou actif de ce qui nous arrive. On découvre avec simplicité ce qui se passe dans notre tête et comment on peut appréhender ou redouter les choses de la vie. Toutes les découvertes qu’elle a faites sont racontées au fur à mesure qu’elle en eut fait elle-même l’expérience en changeant de voie. La reconsidération de sa propre vie a pris une telle ampleur qu’elle en a fait son métier pour inculquer à nous tous des trucs et astuces afin d’apprendre à voir le verre toujours à moitié plein. Astuce toute bête avant de vous coucher, obligez à penser à 3 choses qui vous ont donné le sourire, volé un moment de joie ou même totalement comblé. C’est une gymnastique assez intéressante à mettre en place pour s’endormir sur une bonne note et l’obligation de dédramatiser des situations qui ne sont souvent pas si graves quand on arrive à prendre du recul et à rééquilibrer le dosage du « plus » et du « moins ».


Power patate – Florence Servan-Schreiber

Dans cette autre livre du même auteure, elle se concentre plus sur la recherche des caractéristiques positives qui nous constituent et comment les utiliser pour en faire des forces. Même si beaucoup de choses de son premier opus sont reprises, ce qui est logique puisque la théorie reste la même, il est assez intéressant d’avoir une vision de l’humain envisagé par rapport à ses forces et non pas ses faiblesses et/ou névroses.
C’est finalement le principe-même de la psychologie positive. Concentrer les études neuroscientifiques sur le positif plutôt qu’analyser la personne dans sa douleur.

 

Choisir sa vie – Tal Ben-Shahar

Le mentor de Florence Servan-Schreiber a écrit toute une ribambelle de livres sur cette spécialité qu’il enseigne à tant de personnes. Il est vrai que face aux rayonnages portant son nom c’est plutôt difficile de choisir. Pour ma part, avec le souci de ne pas souhaiter retrouver ce que j’avais déjà pu lire auparavant, je me suis orientée vers le titre évocateur de « Choisir sa vie ». 
Face à 101 situations simples de la vie de tous les jours, il nous démontre que nous avons deux choix précis : orienter le curseur du côté positif ou bien du côté négatif. Tout est donc question de perception et encore de positionnement face à la réalité.
Le positionnement c’est un aspect que nous aurons l’occasion de revoir, je pense plusieurs fois, sur ce blog. Je crois que si j’avais orienté mes études vers la psychologie (idée qui bien évidemment m’avait traversé l’esprit à une époque), j’aurais pu passer des années de recherche sur cette thématique cruciale dans les relations humaines et si vous y réfléchissez bien, qui peut s’étendre à environ toutes les problématiques majeures de notre société actuelle.
Pour revenir aux situations qui sont abordées dans le livre, laissez-moi vous donner un exemple concret : « Fuir les challenges – ou – S’engager à surmonter les obstacles. »
Tout un programme…

 

A million Miles in a thousand Years : How I learned to live a better Story – Donald Miller

Je termine avec ce livre autobiographique d’un chemin personnel vers la découverte du bonheur. Cet ouvrage m’avait été conseillé il y a plus d’un an par un ami cher de plus de 10 ans rencontré pendant mes années fastes de vie au UK. J’ai plaisir à penser que cet ami avait décelé avant moi certaines faiblesses pour m’orienter, avec toute la bienveillance et la délicatesse qui le caractérisent, vers cet ouvrage, best-seller anglo-saxon incontestable.
Donald Miller y raconte comment il a donné une seconde chance à sa vie après un succès littéraire qui lui fit perdre la tête jusqu’à ne plus se lever de son lit. Le succès lui ayant fait perdre tout intérêt, c’est le coup de fil de deux producteurs de film qui le relève et le révèle pour de bon. En parcourant son existence de long en large pour donner forme au film sur sa propre vie,  il fait alors face à des révélations majeures sur la beauté de l’ordinaire, sur la beauté de la Vie en soi.

La liste est encore longue mais voici déjà quelques pistes, quelques outils, quelques « cannes ».

Et vous quels sont vos secrets pour aller bien ?

Vous activez quel(s) pouvoir(s) magique(s) ?


 

Pour approfondir :
Les fabuleux pouvoirs de la psychologie positive – Yves-Alexandre Thalmann
La fabrique du bonheur – Martin Seligman (le père de la psychologie positive)
Les 4 saisons de la bonne humeur – Michel Lejoyeux (si si c’est vrai, c’est bien son nom…)
Vivre la psychologie positive – Martin Seligman
Et n’oublie pas d’être heureux, Abécédaire de psychologie positive – Christophe André

 

 

Happy Dose

Happy Dose #4

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Les amis,

Je ne vais pas vous mentir je vous écris cette Happy Dose de mon lit et les sentiments qui m’accompagnent sont plutôt mitigés. Tout d’abord c’est lundi de Pentecôte, donc quasiment un jour férié pour la majorité des français. Rien qu’en cela vous n’avez pas forcément besoin de cette Happy Dose pour démarrer une nouvelle semaine.
Et pourtant impossible de ne pas penser aux événements survenus à Londres, ce Royaume-Uni qui m’est cher depuis maintenant plus d’une décennie. J’ai discuté avec beaucoup de mes amis anglais depuis l’attentat de Manchester, j’étais même au UK il y a 3 jours puisque je travaille pour une société anglaise, et j’ai eu plaisir à constater leur état d’esprit si positif et en tout point. Comme ils m’ont dit « The show must go on » et j’aime beaucoup ce point de vue.
Au UK, tout, absolument tout, peut être illustré par une chanson et celle de Queen en est le témoin parfait. Témoin de cet état d’esprit positif et plein d’espoir, qui ne doit jamais se dissoudre. N’oubliez jamais ces paroles.

 

The show must go on
The show must go on
Yeah
Inside my heart is breaking
My make-up may be flaking
But my smile still stays on

 

 
ADORE
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© Michael de Adder

 

En effet la semaine dernière était une semaine compliquée…d’autant plus que Mr Trump ne s’est pas gêné pour nous rajouter un coup de massue sur la tête avec a décision de sortir de l’Accord de Paris. 
Bien que je ne comprenne absolument pas cette possibilité de « se rétracter si aisément d’accords unilatéraux et internationaux parce-qu’on est nouveau dans la partie…(dois-je vous rappeller que nous, nous sommes engagés 24 mois avec nos opérateurs de téléphonie mobile pour des dossiers un poil moins épineux…?), la bonne nouvelle ait venue du fait qu’il faudra tout de même 4 années et d’ici là j’ai bon espoir que l’homme soit reconnu sénile.
J’ai adoré cette illustration (trouvée sur FB) de Michael de Adder qui l’a très intelligemment nommée « Bouffe-le ».

 

VU

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© All you need is Rose

 

Grâce à Sophie de The other art of Living, j’ai découvert la super initiative de All you need is rose
Je ne suis pas une beauty addict et encore moins une box addict. Je préfère vous prévenir vous ne verrez pas beaucoup de produits de beauté présentés ici à part quand cela part d’une super initiative, et heureusement il y a encore des marques qui sont assez judicieuses pour mêler l’utile à l’agréable. Alors là je dis oui à 100%.
All you need is Rose s’est allié avec Entreprise et Cancer  pour concocter une box bien-être pour les femmes atteintes d’un cancer. La box est composée de 7 produits de soin et de 4 produits de beauté pour une routine des pieds à la tête qui favorise la bienveillance pour son corps et son esprit. De très belles marques participent à l’opération : Diptyque, Guerlain, Uriage
La boîte 2017 est bien évidemment en vente sur le site All you Need is rose au pris de 39,90€. L’acheter pour soi ou l’offrir à une personne malade est une belle opportunité de « résister » à sa façon puisque tous les bénéfices de la Box sont reversés à la fondation Entreprise et Cancer pour accompagner les personnes touchées dans leur combat et dans leur maintien et retour au travail.

 

LU

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© Les Allumettes

 

J’ai découvert grâce à Facebook la page Les Allumettes qui est tenue par 3 filles et qui, comme elles le disent : « veulent créer des étincelles et rallumer des flammes en partageant ce qu’elles découvrent sur la vie et sur elles-mêmes pour inspirer les autres à suivre leurs envies et leurs rêves ! »
Les textes qui sont publiés régulièrement sur leur page sont hyper inspirants et pour ma part une vraie dose de motivation qui fait la part belle au bonheur. Les demoiselles organisent également des événements sous différents formats pour atteindre toujours le même but : Etre plus heureux car elle sont des « bonheur makers » !
J’aime énormément ce qu’elles distillent et je vous encourage à aller liker leur page facebook qui est une pépite. Pour vous donner encore plus envie, voici un de leur texte qui résonne avec mon dernier post ici

Aujourd’hui, on voudrait vous dire … 
… qu’il n’y a pas de hasard ! Il n’y a que des rencontres ! Des cœurs qui se rencontrent.
Lorsque la tête a trop parlé, lorsque le bruit devient intolérable, lorsque les choix ne se font plus facilement, il devient temps de tout couper, de tout lâcher, de se poser et de souffler.
Alors il redevient possible d’entendre ce que le cœur nous dicte. Entendre ce dont le cœur a besoin.
Faire taire le bruit des pensées, celles qui veulent réfléchir, trouver des solutions, mettre en place des stratégies. Mais le temps n’est plus à la stratégie. Le temps est au cœur, à la douceur, à la magie.

Le temps où utiliser sa raison pour faire des choix et prendre des décisions est révolu.
Plus le temps de rien faire de nos jours ! Il est venu le temps de l’intuition, de l’inspiration, des élans. Elan du corps, élan du cœur, élan soudain, furtif, naturel. Il est venu le temps de la confiance, de la confiance en soi, de la confiance en la Vie.
Il est venu le temps de revenir à l’essence, à la beauté, à la pureté, à l’innocence.
Oublier les devoirs, oublier les contraintes, oublier les efforts. Revenir à soi, au plaisir, à la simplicité, à la joie.
Je ne veux que du beau, je ne veux que du léger, je ne veux plus que de la magie dans ma vie.
Le pouvoir magique de l’intention !
Et vous les Allumé(e)s ? Que voulez-vous ?

 

MANTRA

« Dans toutes les larmes s’attardent un espoir ».
Simone de Beauvoir

 

A ECOUTER

On a commencé cette Happy Dose avec le refrain de Queen…évidemment on finit cette chronique avec la chanson en live, en vrai….Inside my heart is breaking, My make-up may be flaking, But my smile still stays on, The show must go on…

Le Beau

La belle histoire

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Il y a certaines histoires qui méritent qu’on s’y attarde, que l’on ouvre les yeux et le cœur un peu plus grand qu’à l’habitude. De ces histoires-là on est juste saisi par la beauté de l’émotion avant même d’avoir pu exprimer la moindre pensée.

C’est avec le sourire aux lèvres et le coeur joyeux que, samedi dernier, j’ai eu la chance d’être l’un des nombreux témoins de l’union de deux êtres qui, de prime abord, n’avaient absolument aucune chance de se croiser.

Julie et Ijal se sont rencontrés, il y a peu, dans un mariage en Indonésie et ce fut le début de la belle histoire.
Ijal est un grand bonhomme toujours heureux. Un bonhomme qui rayonnait encore plus samedi, affublé d’un gros noeud papillon en batik et de son sourire à toute épreuve.
Julie s’est laissée charmer par quelques chansons douces à la guitare, dans un pays alors inconnu. A ce moment-là seuls les regards échangés et les premiers papillons de la rencontre ont fait office de langage. Aucun des deux ne sachant maîtriser la langue de l’autre, ils se sont apprivoisés différemment pour faire vivre la force de l’évidence et le soleil de leurs deux cultures mélangées. 

Et puis deux ans plus tard ils se sont dits le fameux « Oui« , celui qui scelle l’engagement sur un papier officiel et dans les yeux de tous ceux qui en sont témoins.
Dans cette salle de la mairie du 17ème, il y a eu quelques notes de musique, une traductrice indonésienne officielle, des baisers échangés, une adjointe au maire enchantée par l’événement, des enfants qui couraient partout, le portable du marié qui a sonné dès le début de la cérémonie (parce-que l’Indonésie voulait suivre cela en direct), des filles qui avaient mal aux pieds avec leurs talons trop hauts, des flashs inopportuns, du soleil, de la pluie, et de la Vie, beaucoup de Vie.

Voilà, il y a de belles histoires comme celles-là que certains adoreraient s’amuser à filmer.
L’histoire de deux anonymes parmi tant d’autres, faits de la même argile et dans le même moule que vous, moi, nous. Des histoires qui ont pour vocation de remettre le bonheur et l’espoir en perspective. Quand on regarde le monde sous cet angle, le champ des possibles apparaît comme une magnifique aire de jeux bien trop immense pour être explorée de fond en comble. Mais surtout remplie de promesses infinies.
S’en priver quelles qu’en soient les raisons c’est comme dire non à l’exploration de l’Univers, dire non à la curiosité et à la découverte, et refuser le réel et l’impalpable. 

Alors ne dites NON à rien.

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Le Bien

Les 11 solutions inratables au bonheur 

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Hello tout le monde…et tout d’abord Bon week-end !!…

Comme j’en avais parlé ici, Paris a la chance d’accueillir depuis hier le salon de l’optimisme, ce sentiment qui fait que l’on place et/ou ressent toujours le Bien avant le Mal. Bref un vrai chemin de vie en somme, une gymnastique quotidienne qui demande un certain effort et même des fois plus pour certains. Pas de bol, nous ne sommes pas tous faits du même bois, notre constitution n’est pas la même, il doit y avoir 2% en tout et pour tout qui nous différencie de notre voisin (Je trouve que ça fait toujours du bien de se le rappeler…)
Du coup ça m’a fait un peu réfléchir sur la question à 100 000 : Comment se sentir mieux ?
Quels sont les « trucs » qui garantissent à 100% bonheur et joie ? Vaste question…

Alors évidemment les premières choses qui nous viennent en tête sont souvent des activités, des moments, des rencontres et d’autres choses qui peuvent même être futiles mais qui sont autant de diffuseurs de joie à un instant T. On peut même se dire qu’il pourrait y avoir autant d’exemples que de gens sur terre car la notion de joie et de bonheur est très-très-très subjective.

Cependant quand les conditions sont toutes réunies, il est plus facile de sentir une certaine plénitude qui rend forcément les idées plus légères et moins sombres.
Et comme la vie n’est pas trop mal faite, les conditions en question ne sont plutôt pas trop compliquées à mettre en place. Oui, tout est question de volonté…même si c’est vrai que dès fois ce n’est pas toujours évident de résister à l’appel du dernier épisode de Peaky Blinders*. J’en conviens !

Et bien oui parce-qu’une des clés fondamentales de la chose, le socle pour mettre en place le tout réside dans un seul mot : le TEMPS ! Alors prenez le temps et…

 

  • DÉCONNECTEZ

Rien de neuf sur la comète, depuis 2010, avec l’hyper-connectivité et la multiplication des écrans qui « grignotent » de plus en plus le peu de temps libre que nous avons sur une journée de 24 heures, de nombreux scientifiques se penchent tous les jours sur la chose. En 2013, 50 scientifiques lançaient un appel et une prise de conscience car selon eux « l’usage abusif d’écrans induit une hyper-sollicitation permanente, source de stress et de fatigue. Il nous prive du temps de repos, de réflexion et de présence au monde indispensables au bien-être et au bien-penser ».

Lé déconnection technologique engendre le temps et le temps c’est la vie, c’est la connexion à soi et à l’Autre, nécessaire à la survie de la race humaine, je vous le rappelle.

Moi la première, je ne suis jamais contre une petite partie de Juice Jam dans le métro. Par chance je n’ai qu’un bon 40 minutes de métro par jour pour faire le trajet dodo-boulot mais quand même. Quarante minutes c’est un temps long que je ne dois essayer de ne pas gaspiller en m’abrutissant devant des associations de fruits et légumes de toutes les couleurs alors que j’ai décidé de trimballer toute la journée, au cas où, un bon bouquin de 500 pages. Je suis littéralement intoxiquée par mon téléphone qui n’est qu’une extension propre de ma main. Ce toc est terrible ! Du coup j’ai trouvé la solution. J’ai coupé la poire en deux, bouquin à l’aller et fruits et légumes au retour car mon cerveau est déjà bien ramolli à ce moment de la journée.

 

  • LISEZ ET ÉCRIVEZ

Tout cela pour dire que se nourrir de mots qu’on lit ou que l’on écrit est un pur bonheur. On absorbe ceux que l’on veut, on s’oblige à se concentrer sur un/une autre, on trouve des solutions, on extirpe le gris qui veut parfois prendre le dessus et on se sent moins seul, autant face à la page blanche que l’on a décidé d’écrire que face à celle qu’un auteur a bien voulu nous donner.

Cette introspection est nécessaire pour se poser, réfléchir et laisser les choses prendre forme. Une fois la forme établie, quelle qu’elle soit, il est bien plus facile de la modeler à outrance et à notre convenance. C’est encore nous les capitaines de navire.

 

  • OBSERVEZ

Prendre un café en terrasse au soleil. Outre les réminiscences de mon côté sudiste, je peux vous certifier que se poser pour regarder les gens passer et la vie en mouvement tout autour est sacrément gratifiant. Personnellement j’adore me promener à Paris le samedi matin…quand j’ai réussi à me réveiller.

Lunettes de soleil vissées sur le nez (oui, c’est possible…même à Paris !), je regarde ce qui se passe autour de moi. En fait je fais cela tout le temps. J’adore regarder les gens, les situations, écouter les conversations, décortiquer et analyser ce qui m’entoure.

Bref, ouvrir les yeux me permet de voir deux fois plus de choses que les autres qui courent et passent à travers la journée. Je cours aussi mais dès fois je calme le tempo. Tant pis si je loupe le métro parce-qu’ouvrir les yeux deux fois plus me permet de voir deux fois plus de choses sympas et positives qui forcément envoient des ondes positives. C’est le principe de la circulation des énergies.

La photo de ce post en est l’exemple-même. J’ai pris cette photo en allant au bureau à pied hier matin. J’ai pris ce temps-là et comme j’adore la photo je n’ai pas d’autre choix que de regarder ce qu’il se passe autour de moi. La chance !

 

  • NE PENSEZ PAS A DEMAIN

Quand on prend le temps cela veut aussi dire que l’on est en vie à un moment T, on prend le temps de profiter du présent, de le vivre et de le ressentir à 100%. Nos 5 sens sont en action et notre cerveau n’a pas vraiment le temps de se concentrer sur demain. De toute façon qui sait ce qu’il va se passer demain ? Absolument personne et il y a 1 milliard de scénarii possibles donc stop à la procrastination, oui à l’épicurisme ! La journée est déjà asse longue pour se concentrer sur elle en premier lieu.

 

  • ÉCOUTEZ DE LA MUSIQUE

Pharell Williams et son tube Happy (que j’adore ! Lui tout particulièrement et le titre aussi…) a connu un succès planétaire. Titre le plus diffusé dans toute l’histoire des US en 2014, Clip le plus repris au monde avec des milliers de mairies qui se sont inspirées du clip pour faire la promotion de leur ville et Happy est même le titre le plus écouté sur Spotify pour le Nouvel An, comme une ode à la joie et un espoir renouvelé.

Il n’y a pas de secret, de nombreuses études neuroscientifiques se concentrent là-aussi sur les bienfaits de cette succession de notes qui appuierait sur les bons boutons de notre cerveau. Magique !

 

  • SOURIEZ

Lors de mon initiation à la méditation que j’ai racontée ici, il y a un conseil archi-utile que je mets en pratique tous les matins avant même de poser le pied à terre. Parfois avant même d’ouvrir les yeux.

Je souris.

Je suis sûre que certains ont l’habitude de s’étirer pour se dégourdir, alors faîtes la même chose avec votre visage. Ne pensez qu’à cela au réveil. C’est la première pensée que votre cerveau recevra et qu’il devra transformer en action. Et bam une bonne chose dès le réveil, une dose de positif envoyé comme premier message ! Vous n’aurez même pas besoin de réfléchir de quel pied vous lever.

Et surtout continuez. L’idée n’est pas de sourire bêtement mais détendez juste un peu les muscles de vos joues au quotidien, vous verrez le nombre de sourires en retour que vous recevrez et comme chacun de ces sourires vous remplira de bonnes ondes. Je donne, je reçois, je donne, je reçois…Hyper simple !

 

  • SOYEZ CRÉATIF

La créativité c’est être concentré sur une activité particulière. Faire que tout son Soi converge vers un but, modeler une chose que l’on veut rendre visible et audible par tous. S’exprimer d’une manière différente. En psychologie, on appelle cela le Flow. Martin Seligman, un des psychologues les plus influents de notre ère (malgré ses derniers déboires), démontre qu’à travers sa théorie appelée PERMA, la créativité peut impliquer une certaine perte de soi et de notion du temps dû à notre implication dans une activité qui nous remplit pleinement. Un peu comme l’extase et la bonne chose c’est que des tas d’activités permettent cela…il faut juste trouver la/les sienne(s).

 

  • MÉLANGEZ-VOUS

L’introspection est une chose nécessaire. A un moment donné on n’a tous besoin d’un bon verre de vin pour se poser dans son canapé et réfléchir à la direction et à la tournure que les choses prennent. Ce temps dure,par définition, un temps.

Le reste du temps doit être meublé, en tant que bon animal sociable et social, par la connexion avec ses semblables qui est nécessaire à la vigueur et à l’enchantement du quotidien.

Je suis toujours attristée quand je lis des études qui expliquent que de nombreuses personnes âgées sont tellement seules que dès fois elles peuvent rester une semaine entière sans parler à quelqu’un et que leur solitude grandissante est un des facteurs indéniables à la dépression. 

L’interaction avec l’autre nous amène vers d’autres perspectives et nous amène à l’évolution et l’évolution c’est être soi-même en mouvement. Et le mouvement c’est la vie.

 

  • FAITES DU SPORT

En parlant de mouvement, vous n’allez pas y couper, jamais vous ne lirez sur ce blog de ne pas faire de sport, de ne pas bouger. J’aurai l’occasion de revenir longuement dessus mais le malheur de notre société, et ce n’est que mon humble avis, est de dissocier le corps et l’esprit. 

Cette théorie-là me révulse. Apprenez à écouter votre corps. Notez sur un cahier tout ce qu’il vous dit avant même que votre tête vous fasse hara-kiri. Ouvrir les yeux et laisser parler les sensations. Le sport est un des moyens les plus probants pour arriver à cet état.

Dans le sport, c’est le corps qui parle en premier. L’effort physique fait que les premiers signaux qui sont envoyés à notre cerveau sont nos ressentis.

Dans la vie de tous les jours c’est la même chose. Sauf que tout est fait pour oublier cette partie-là. Notre éducation, notre culture et notre société. Il y a une citation que j’adore et qui est sûrement l’une des phrases qui a le plus de sens pour moi : « Apprenez à suivre votre instinct. Il sait ce que votre tête n’a pas encore compris. » A vous de voir.

 

  • RESPIREZ

La première chose qu’un nouveau-né ou nouvel-humain, appelez-le comme vous le voulez, fait est….respirer ! Eh oui incroyable ! Au premier souffle le premier cri et l’humain est. La chose est tellement aisée et évidente qu’on en oublierait presque que c’est notre unique fonction vitale par laquelle tout démarre. Une fois bien ancré dans la vie, elle est malmenée de toutes parts et pour certains bouffée par le stress. Sans forcément vous inciter à rentrer dans des techniques poussées de relaxation et de rituels quotidiens, il y a une méthode fantastique qui permet de nous rappeler que nous sommes bien vivants donc conscients, donc capables. L’unique fait de fermer les yeux et d’essayer de comprendre comment le souffle se balade en nous baisse automatiquement notre rythme (cardiaque et émotionnel) et apporte plus de calme donc de sérénité. Réfléchissez juste à la machine qui vous fait être vivant et cette première fonction qui vous fait respirer 12 000 litres d’air tous les jours….vous verrez comme vous aimerez votre corps en repensant à ça par moment !

 

  • CULTIVEZ LA GRATITUDE

Alors à ce propos sachez que si la chose vous intéresse il y a des centaines de livres qui pullulent là-dessus depuis quelques temps. La gratitude est devenue tendance et c’est TANT MIEUX ! 

C’est le principe même de la psychologie positive qui a basé toute sa doctrine et ses nombreux exercices sur la gratitude. Il n’y a pas de mystère, pensez uniquement au positif de votre vie, réfléchissez-bien vous allez trouver plein de choses…et automatiquement vous sourirez plus facilement et la vie vous sourira aussi par des dizaines d’actions insignifiantes ou par de grandes choses encore inimaginables. Encore une fois c’est le principe des énergies. Personnellement j’ai une « routine gratitude » qui doit me prendre 5 min le matin et 3 min le soir en m’endormant. Cultivons le positif. Il y en a des tonnes autour de nous ou en nous. On aura l’occasion de revenir sur ce grand sujet….

Vous l’aurez remarqué cette liste de choses à picorer à volonté est basée sur le principe de la Slow Life…principe qui m’est cher et vital. Je n’aurai qu’un conseil : Prenez le temps et usez de ce temps à bon escient pour vous. Prenez soin de vous.

Bon week-end xxx

 

* Si tu ne connais pas la série Peaky Blinders dépêche-toi  de remédier à cela !!

Le Bien

L’optimisme

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Hello tout le monde,

Nous sommes aujourd’hui à près d’une cinquantaine de jours des élections. Elections qui plongent le pays dans une indécision violente qui nous est rabâchée à longueur de journée. Pas facile de chercher les ondes positives et les good vibes au milieu de tout ça, j’en conviens !

Heureusement pendant ce temps-là, la 4ème édition du printemps de l’optimisme se prépare et se déroulera les 17 et 18 mars à Paris.
Oui, oui, à Paris, chez nous en France, alors que notre joli pays ressort dans toutes les études comme celui où les gens sont les plus pessimistes d’Europe, voire du monde !
Vous en pensez quoi vous ?

Si on y regarde de plus près l’optimisme est défini comme une doctrine philosophique parmi laquelle le monde est bon et le bien y tient plus de place que le mal. C’est aussi une disposition d’esprit qui encline à prendre les choses du bon côté. (Merci Larousse !)

L’optimisme étant totalement subjectif, autant par sa définition, que par son ressenti, cette notion est autant influencée par nos racines que par l’environnement dans lequel on vit. On apprend par exemple grâce aux neurosciences que notre cerveau est déjà conditionné à notre naissance à 50% par la génétique, 10% représentent les éléments extérieurs et les 40% restants sont ceux que l’on peut modeler à bon escient.
Donc au final il ne tient qu’à nous d’inverser les curseurs pour que la pensée passe du côté optimiste, le côté Rose de la force.

Chose très intéressante, l’environnement, qui se définit comme la société dans laquelle on vit, ne jouerait qu’un rôle à 10% donc cela veut dire qu’il est automatiquement intégré par notre cerveau comme un facteur négatif ou positif selon où l’on vit mais ne joue pas un rôle primordial et catégorique sur l’optimisme.
Et dans la liste des pays les plus pessimistes du monde on trouve Hong-Kong, la Finlande, la Suède, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Australie…..et la France.
Bizarrement que des sociétés ultra-occidentalisées alors qu’on dénombre encore des casseurs de pierres, des mineurs enfouis jusqu’au cou et des polisseurs de joyaux qui ont à peine 8 ans dans certains pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique et qui, donc, modèlent leurs 40% restants du côté positif.

Il semblerait que tous ces pays qu’on « classe » à tort ou à raison dans la catégorie « en développement » ou du « tiers-monde », auraient pas mal de choses à nous apprendre pour voir le bien et le beau un peu plus et partout. Pour illustrer la chose j’en reviens à ce qui était intelligemment dit par un chercheur américain en psychologie dans le doc The True Cost dont je vous parlais ici.

« Ce qu’on sait après 20 ans de recherches et des centaines d’études, c’est que plus les gens se focalisent sur des valeurs hyper-matérialistes, plus ils disent que l’argent et l’image, et le statut et les biens, sont importants à leurs yeux, moins ils sont heureux, plus ils sont déprimés et anxieux. Nous savons que tous ces problèmes psychologiques augmentent au fur et à mesure que les valeurs matérialistes augmentent. Cela vient contredire les milliers de message de publicité que reçoit notre cerveau. »


Encore une fois, à nous de trouver l’équilibre. Un peu de matérialisme et un peu de spiritualisme, ça devrait être pas mal pour se recentrer et ne pas, littéralement, se perdre.

Enfin sachez qu’à l’occasion du printemps de l’optimisme, le dernier sondage de Opinion Ways nous donne les 3 personnalités qui incarnent le mieux l’optimisme pour nous les Français et le tiercé est composé d’Omar Sy, Matt Pokora et de Jean d’Ormesson.
Pour ma part et en toute subjectivité, je donnerais la palme à celui qui est appelé « l’éternel optimiste », Mr d’Ormesson, et qui ressort systématiquement et indéniablement comme le Mr Bonheur de service. Ses nombreuses interviews, son travail et ses réflexions depuis plusieurs décennies autant que son beau regard d’azur et son large sourire le placent, pour moi, tout là-haut dans le classement.
Il n’y a qu’à voir les titres de ses romans, romans qui sont tous teintés d’une douceur certaine et d’une candeur optimiste en toute d’humilité : Ces moments de bonheur, ces midis d’incendie / Comme un chant d’espérance / Je dirai malgré tout que cette vie était belle…
L’idée n’étant pas, bien sûr, d’avoir un discours moralisaeur mais d’ouvrir la voie, chercher la prise de conscience et activer la balance de l’équilibre.

Pour méditer sur la chose et pour bien commencer la semaine, je vous laisse avec un passage d’une interview de Jean d’Ormesson qui était chez Laurent Delahousse et qui avait marqué beaucoup de monde. Le bonhomme y explique que malgré les catastrophes, le bonheur est partout. Attachons-nous donc aussi, un peu ou beaucoup, à la spiritualité car la joie et la tristesse, l’optimisme et le pessimisme, tous créent une symbiose indéniable :

« Je crois qu’il faut, non pas rire toujours et ricaner. Mais essayer de prendre avec une sorte de gaieté, même les catastrophes. La vie naturellement est une vallée de larmes. Elle est aussi une vallée de roses. C’est indiscernable, c’est une fête et c’est un désastre. »

Bonne semaine à tous et cherchez le Rose.

Partout.
xxx

Le Bien

La mode, la mode, la mode…et le TRUE COST

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Bonjour tout le monde,

Cela va faire quasiment 5 années que je travaille dans cette industrie du textile, bref dans la mode qui fait rêver tellement de gens. Poupées de papier glacé et féminins opportuns y contribuent avec malice et au fil des saisons. Pour être tout à fait honnête je me situe du côté des marques et de tout ce que cela implique de la conception du produit à sa réalisation jusqu’à sa distribution sur le marché. J’adore la mode, j’ai toujours aimé le vêtement, l’art de la conception, les matières, la créativité sans fin, la prise de risque des uns et des autres. ♥

Cinq années dans ce secteur de la mode, quelques années dans la décoration avant cela, soit en gros une dizaine d’années à côtoyer et développer le commerce de masse jusqu’à ce qu’un jour le moment arrive, la prise de conscience inéluctable dont je vous parlais ici, me fasse douter de beaucoup de choses, y compris de mon travail.

Alors attention avant de développer je souhaite très clairement expliquer que je ne suis en rien une extrémiste, que je ne l’ai jamais été ni en mes actes ni en mes idées.
Prise de conscience ne veut certainement pas dire pour ma part « on claque tout et on part vivre dans le Larzac…! » Certainement pas mais en tout cas on s’interroge et on essaie de rectifier le tir du mieux que l’on peut pour trouver un certain équilibre en accord avec soi-même. Le bien-être c’est aussi ça.

Bref le glas des 33 ans ayant sonné il y a peu, déjà plus ou moins éveillée et élevée par différents courants spirituels, en tout cas toujours « open-minded » et sacrément curieuse, je furète de plus en plus, à droite à gauche histoire d’essayer d’élever mon débat interne. Sacré programme me direz-vous !

Un jour, alors que je faisais quelques recherches pros, de site en site je tombe sur ces voix qui s’élèvent de plus en plus, pour le mieux, contre la fast-fashion. Concept-de-merde qui tend à multiplier les saisons de 4 à 52. Vous voyez l’aberration.

Une amie me conseille alors de regarder le documentaire anglais The true cost qui avait fait beaucoup de bruit dans le milieu, à l’époque de sa sortie en 2015. Moi aussi je ne peux que vous conseiller VIVEMENT de mettre le nez dedans. Vous en ressortirez avec une autre vision de ce qui nous entoure et pour sûre touché et dubitatif. Le doc en question parle du coût réel de la fast-fashion qui a pris une part importante dans le quotidien des consommateurs.

Petite précision quant à ma situation perso, je travaille dans la Lingerie, parent pauvre du textile avec des produits qui peuvent prendre parfois jusqu’à 1 an et demi de développement. Dieu/univers Merci, le groupe pour lequel je travaille maîtrise 100% de la chaîne de production car les usines appartiennent toutes au propriétaire pour lequel je travaille. Les pressions de marge ne sont donc pas les mêmes puisque nous sommes « cousins » entre entité de la « supply chain ». On se dédouane comme on peut…mais j’y tiens !

Encore une fois l’idée n’étant pas d’être extrémiste mais de réformer la chose par mon propre comportement en tant qu’actrice et consommatrice directe et surtout d’être en accord avec ma propre éthique. L’éthique n’étant que son propre chemin, balisé de convictions à suivre. 

Parenthèse refermée, revenons à nos moutons.
The true cost présente sans filtre les ravages d’une industrie qui est la seconde la plus pollueuse au monde après celle du pétrole. Aie Aie Aie…personnellement ça me fait déjà mal. La fast-fashion est un concept de consommation qui a vu le jour il y a une grosse quinzaine d’années. Hello la génération consommatrices acharnées, coucou ça a été inventé pour nous au départ ! Le concept basé sur le profit à outrance, peu importe les moyens, y est analysé par différents chercheurs allant de la psychologie à l’économie en passant bien sûr par l’écologie.

Monsanto on en parle ou pas ? Les vilains ! On en parle en deux mots pour vous résumer vite fait la chose. Monsanto est donc le seul acteur, le plus gros d’ailleurs, du secteur agro-alimentaire qui ne produit pas d’aliments. Il produit des bonnes graines transgéniques pour le monde entier. C’est pas compliqué il est partout. L’idée étant de nous pourrir le corps jusqu’à la moelle pour ensuite nous soigner avec leurs « bons » médicaments tout aussi pourris que, bien évidemment, ils produisent également. Et bim 360°, la boucle est bouclée. Y a pas à dire, ils sont trop forts !

Donc on achète du coton génétiquement modifié traité avec des supers pesticides pour produire toujours plus parce-qu’il n’y a pas moyen que la fast-fashion nous donne pas 10 nouveaux T-shirts blancs par semaine et sont emmenés dans le même sillage les agriculteurs de coton indiens qui s’endettent jusqu’au cou pour acheter les graines, puis pour acheter les pesticides et enfin acheter les médicaments qui ne leur feront pas perdre la tête, sauf que dans le Pendjab on dénombre 1 suicide de désespoir toutes les 30 minutes.

On file aussi la jaunisse ou d’autres cochonneries aux baigneurs du Gange avec les 50 millions de litres d’eaux usées par jour et déversées dans les rivières, on paye les couturières du Bangladesh 0,30 cts de l’heure pendant que leurs petits attendent par terre la fin du shift de 12 h, et si certains ont le malheur de se plaindre comme au Cambodge on les bat et on réprime les manifestations à balles réelles. Faudrait pas qu’ils parlent trop fort surtout et qu’ils empêchent le prochain départ de l’avion qui nous ravitaillera en nouveautés dans nos rayons préférés. Ouf ! On est sauvé !

Sauf qu’au bout de la chaîne il y a nous.
Consommatrices pas toujours averties qui essayons de dégoter un truc sympa pour notre prochain rencard/dîner, pas trop cher et sans l’étiquette Made in China si possible.
Sauf que tout est fait pour que l’on consomme encore et toujours. On continue à s’appauvrir en multipliant les achats par plaisir et aussi parfois (souvent ?) pour essayer de se sentir mieux. Plus on en voit plus on en veut et on n’est jamais rassasié. Les gentils marqueteurs ont repris le principe tout bête de la boulimie sauf que les parts de cheesecake ont été remplacées par des T-shirts mal taillés.
A côté de ça je vous passe le nombre effroyable de messages subliminaux que le cerveau reçoit chaque jour. Et au final l’envie crée le manque, et le matérialisme non régulé ne fait pas le bonheur. Loin de là.
Dans le meilleur des cas on en vient, comme moi, à l’overdose de consommation et on essaie tant bien que mal de casser le cercle vicieux en trouvant des alternatives et en cherchant le bonheur aussi ailleurs.

Je suis persuadée que réapprendre à consommer, retrouver le plaisir dans l’attente avant l’obtention de cette super jolie robe ou de la moindre chose qui nous fasse envie (ça vaut aussi pour les choses de la vie non-matérielles…), rééduquer son cerveau qui ne nous envoie que des messages négatifs de manque et au final de bonheur usurpé, en gros réinventer un mode, quel qu’il soit, pour se sentir mieux avec soi, avec le rapport que l’on a avec la Terre ou l’Autre, que ce soit par le vêtement ou autre chose, bref c’est aussi ça la quête du bonheur et du bien-être.

Je vous laisse avec ce léger de coup de gueule pour débuter cette nouvelle semaine
que je vous souhaite JOYEUSE…Bientôt on verra quelles sont les solutions, les alternatives, bref y a des ressources vous verrez ! 😉

 

PS :  Si vous voulez approfondir le sujet, notamment sur la vraie valeur des choses je vous conseille très vivement de lire l’article hyper clair et précis de Coline ici.

PS2 :Et enfin si le message vous a touché si petitement soit-il, S’IL VOUS PLAIT partagez un maximum.
Un être averti en vaut deux. Et à plusieurs on va plus loin.