3 kifs par jour

Le Bien

L’art des bonnes résolutions

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L’an dernier, 1er janvier 2017, j’avais débuté la nouvelle année sans bonnes résolutions bien définies. A vrai dire, je démarre les nouvelles années toujours ainsi. Pas du tout en me contraignant dès la 1e heure d’une nouvelle aube mais plutôt en lançant des voeux par ci par là pour moi et mes proches. Des voeux de santé, beaucoup, d’éclats de rires, de bonheur absolu et de voyages infinis.

Si vous tapez « bonnes résolutions » dans Google, vous trouverez des centaines d’articles sur l’art de la résolution. Comment les prendre, comment les tenir et qu’en faire une fois le mois de janvier touchant à sa fin ?
Personnellement, la première question qui me vient à l’esprit est : « qui est celui ou celle qui a inventé cette tradition que l’on essaye de nous faire manger à toutes les sauces chaque fin décembre ? »
Si, comme moi, vous n’écoutez cela que d’une oreille inattentive, sachez tout de même qu’il y a peu de chance que la coutume prenne fin car elle perdure déjà depuis l’Antiquité. Merci aux Babyloniens qui essayaient de s’acquitter de leurs dettes auprès des Dieux de l’époque, histoire de démarrer une année d’espoir et sans culpabilité aucune.
Les Romains ont ensuite repris le concept et nos anciens l’ont arrangé pour en faire un rite quasi obligé avant de sauter à pieds joints dans une nouvelle année remplie d’inconnu.

L’an dernier, 1er janvier 2017, j’ai démarré l’année en prenant pour objectif de remplir de joyeux moments un gros bocal de cuisine. Plusieurs semaines avant, j’avais terminé la lecture de 3 kifs par jour de Florence Servan-Schreiber et d’un paquet d’autres livres de développement personnel, comme vous le savez déjà si vous avez lu mon post sur La lecture et la psychologie positive.
J’avais bien aimé l’idée, pas trop contraignante, de prendre 20 secondes tous les soirs pour noter sur un petit bout de papier la chose ou l’événement qui avait pu me mettre particulièrement en joie dans la journée. Et, début 2018, d’ouvrir ce bocal en verre qui s’était inlassablement rempli de belles choses pour nous rappeler que l’année précédente avait été sacrément sympa avec nous. Malgré tout. Il parait que c’est cela voir le verre à moitié plein.
Ici, le bocal était plus que bien rempli. Mais pour être tout à fait honnête, je n’ai pas encore ouvert les petits papiers un à un. Sûrement un brin de nostalgie et le temps qui défile depuis les premières heures de 2018. J’attends le moment opportun pour me poser tranquillement, un bon verre de Côtes du Rhône à la main, et sourire à l’idée de ces journées passées.

Cette année encore, pas de bonnes résolutions. J’ai juste décidé de profiter au maximum de cette vie de nomade digital que je me suis octroyée, non sans risques mais avec beaucoup de certitudes et d’intuition. En plus des rires, du bonheur et de la santé pour tous, c’est la seule chose que je me suis souhaitée quand les aiguilles de l’horloge ont passé minuit. Pour le reste, Mektoub, Let it Be, comme disaient les sages. Moi, je dis : « Fais confiance à ton nez et tu verras bien… »

Et si j’avais imaginé que ce carnet de voyages, reçu en cadeau par mes parents, allait se remplir plus rapidement qu’espéré et sonner le 1er départ d’une série que j’espère très longue, j’aurais déjà commencé à faire mes bagages. Mes premiers bagages de l’année pour le vrai pays des sages : L’inde. Et eux ils diront quoi à votre avis ?

Alors dîtes Adieu aux bonnes résolutions et oui aux Rêves et à l’Espoir.  Il n’y a pas de limites pour ces concepts-là !  Bien qu’ils ne soient pas des coutumes établies universellement, ils devraient être reconnus d’utilité publique. Alors fichez un gros coup de pied à ces résolutions que vous vous êtes imposées !
Souriez, rêvez et sautez dans le vide. 

Le Bien

Lecture et psychologie positive

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Suite à mon post concernant les bienfaits de la lecture, une lecture curative en somme, vous avez été plusieurs à m’envoyer des messages pour connaître « ma » liste de lecture et plus précisément celle qui traite de psychologie positive. Celle qui m’a été bénéfique pendant les quelques mois d’hibernation et de maturation qui ont passé. Pour être tout à fait honnête, je me suis posée la question de comment vous transcrire quelque chose qui ne soit pas une suite de livres fade et sans intérêt. Car la liste est longue, vraiment longue.
Je me suis donc décidée à traiter la chose comme une série à plusieurs épisodes, dans laquelle vous pourriez piocher en fonction de vos préférences.  Cette suite de posts suivra tout bêtement l’ordre chronologique de mes découvertes et je vous ferai un focus uniquement sur certaines d’entre elles avec ensuite une liste d’autres ouvrages pour approfondir le sujet si vous le désirez.

C’est donc bien normal que je commence cette série des livres avec des lectures plutôt orientées développement personnel.
Comme je vous l’avais expliqué, mon envie subite de me « nourrir » à nouveau s’est matérialisée par le besoin pressant d’ingurgiter un maximum de connaissances à un moment de ma vie où je n’avais que le sentiment désagréable de stagner dans une dynamique négative et donc de couler. M’ouvrir à d’autres idées m’a alors permis d’entreprendre un voyage insensé qui ne cesse de m’étonner car les chemins ne sont jamais droits. Soyez-en convaincus !

C’est lors d’un weekend dans la campagne normande, pour me « changer les idées », comme mes amis avaient eu la délicatesse de dire, que je suis tombée totalement par hasard sur le best-seller de Florence Servan-Schreiber qui fut le point de départ incontestable de mes pérégrinations. Le point de départ d’une envie irrépressible de creuser à la manière d’un scientifique ce que j’allais découvrir dans le bouquin de cette fervente disciple de Martin Seligman. J’étais arrivée pour 4 jours de repos complet sans réseau, avec pour seuls compagnons de lecture quelques numéros du magazine Happinez dont je venais de découvrir l’existence. Je crois que j’étais donc dans de bonnes conditions, prête à accueillir autre chose…
 

3 kifs par jour – Florence Servan-Schreiber

Florence Servan-Schreiber s’est initialement formée à la PNL et en a fait son premier métier en inculquant cette technique aux employés dans les entreprises. C’est en 2009 qu’un séisme professionnel l’a obligé à changer de voie pour se former à la psychologie positive en suivant les cours du Tal Ben-Shahar. Elle décide alors de se diriger vers la positive attitude dans ce livre intitulé 3 kifs par jours.
Elle nous y apprend comment nous sommes constitués et aussi conditionnés pour être acteur passif ou actif de ce qui nous arrive. On découvre avec simplicité ce qui se passe dans notre tête et comment on peut appréhender ou redouter les choses de la vie. Toutes les découvertes qu’elle a faites sont racontées au fur à mesure qu’elle en eut fait elle-même l’expérience en changeant de voie. La reconsidération de sa propre vie a pris une telle ampleur qu’elle en a fait son métier pour inculquer à nous tous des trucs et astuces afin d’apprendre à voir le verre toujours à moitié plein. Astuce toute bête avant de vous coucher, obligez à penser à 3 choses qui vous ont donné le sourire, volé un moment de joie ou même totalement comblé. C’est une gymnastique assez intéressante à mettre en place pour s’endormir sur une bonne note et l’obligation de dédramatiser des situations qui ne sont souvent pas si graves quand on arrive à prendre du recul et à rééquilibrer le dosage du « plus » et du « moins ».


Power patate – Florence Servan-Schreiber

Dans cette autre livre du même auteure, elle se concentre plus sur la recherche des caractéristiques positives qui nous constituent et comment les utiliser pour en faire des forces. Même si beaucoup de choses de son premier opus sont reprises, ce qui est logique puisque la théorie reste la même, il est assez intéressant d’avoir une vision de l’humain envisagé par rapport à ses forces et non pas ses faiblesses et/ou névroses.
C’est finalement le principe-même de la psychologie positive. Concentrer les études neuroscientifiques sur le positif plutôt qu’analyser la personne dans sa douleur.

 

Choisir sa vie – Tal Ben-Shahar

Le mentor de Florence Servan-Schreiber a écrit toute une ribambelle de livres sur cette spécialité qu’il enseigne à tant de personnes. Il est vrai que face aux rayonnages portant son nom c’est plutôt difficile de choisir. Pour ma part, avec le souci de ne pas souhaiter retrouver ce que j’avais déjà pu lire auparavant, je me suis orientée vers le titre évocateur de « Choisir sa vie ». 
Face à 101 situations simples de la vie de tous les jours, il nous démontre que nous avons deux choix précis : orienter le curseur du côté positif ou bien du côté négatif. Tout est donc question de perception et encore de positionnement face à la réalité.
Le positionnement c’est un aspect que nous aurons l’occasion de revoir, je pense plusieurs fois, sur ce blog. Je crois que si j’avais orienté mes études vers la psychologie (idée qui bien évidemment m’avait traversé l’esprit à une époque), j’aurais pu passer des années de recherche sur cette thématique cruciale dans les relations humaines et si vous y réfléchissez bien, qui peut s’étendre à environ toutes les problématiques majeures de notre société actuelle.
Pour revenir aux situations qui sont abordées dans le livre, laissez-moi vous donner un exemple concret : « Fuir les challenges – ou – S’engager à surmonter les obstacles. »
Tout un programme…

 

A million Miles in a thousand Years : How I learned to live a better Story – Donald Miller

Je termine avec ce livre autobiographique d’un chemin personnel vers la découverte du bonheur. Cet ouvrage m’avait été conseillé il y a plus d’un an par un ami cher de plus de 10 ans rencontré pendant mes années fastes de vie au UK. J’ai plaisir à penser que cet ami avait décelé avant moi certaines faiblesses pour m’orienter, avec toute la bienveillance et la délicatesse qui le caractérisent, vers cet ouvrage, best-seller anglo-saxon incontestable.
Donald Miller y raconte comment il a donné une seconde chance à sa vie après un succès littéraire qui lui fit perdre la tête jusqu’à ne plus se lever de son lit. Le succès lui ayant fait perdre tout intérêt, c’est le coup de fil de deux producteurs de film qui le relève et le révèle pour de bon. En parcourant son existence de long en large pour donner forme au film sur sa propre vie,  il fait alors face à des révélations majeures sur la beauté de l’ordinaire, sur la beauté de la Vie en soi.

La liste est encore longue mais voici déjà quelques pistes, quelques outils, quelques « cannes ».

Et vous quels sont vos secrets pour aller bien ?

Vous activez quel(s) pouvoir(s) magique(s) ?


 

Pour approfondir :
Les fabuleux pouvoirs de la psychologie positive – Yves-Alexandre Thalmann
La fabrique du bonheur – Martin Seligman (le père de la psychologie positive)
Les 4 saisons de la bonne humeur – Michel Lejoyeux (si si c’est vrai, c’est bien son nom…)
Vivre la psychologie positive – Martin Seligman
Et n’oublie pas d’être heureux, Abécédaire de psychologie positive – Christophe André