L’optimisme

Hello tout le monde,

Nous sommes aujourd’hui à près d’une cinquantaine de jours des élections. Elections qui plongent le pays dans une indécision violente qui nous est rabâchée à longueur de journée. Pas facile de chercher les ondes positives et les good vibes au milieu de tout ça, j’en conviens !

Heureusement pendant ce temps-là, la 4ème édition du printemps de l’optimisme se prépare et se déroulera les 17 et 18 mars à Paris.
Oui, oui, à Paris, chez nous en France, alors que notre joli pays ressort dans toutes les études comme celui où les gens sont les plus pessimistes d’Europe, voire du monde !
Vous en pensez quoi vous ?

Si on y regarde de plus près l’optimisme est défini comme une doctrine philosophique parmi laquelle le monde est bon et le bien y tient plus de place que le mal. C’est aussi une disposition d’esprit qui encline à prendre les choses du bon côté. (Merci Larousse !)

L’optimisme étant totalement subjectif, autant par sa définition, que par son ressenti, cette notion est autant influencée par nos racines que par l’environnement dans lequel on vit. On apprend par exemple grâce aux neurosciences que notre cerveau est déjà conditionné à notre naissance à 50% par la génétique, 10% représentent les éléments extérieurs et les 40% restants sont ceux que l’on peut modeler à bon escient.
Donc au final il ne tient qu’à nous d’inverser les curseurs pour que la pensée passe du côté optimiste, le côté Rose de la force.

Chose très intéressante, l’environnement, qui se définit comme la société dans laquelle on vit, ne jouerait qu’un rôle à 10% donc cela veut dire qu’il est automatiquement intégré par notre cerveau comme un facteur négatif ou positif selon où l’on vit mais ne joue pas un rôle primordial et catégorique sur l’optimisme.
Et dans la liste des pays les plus pessimistes du monde on trouve Hong-Kong, la Finlande, la Suède, le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l’Australie…..et la France.
Bizarrement que des sociétés ultra-occidentalisées alors qu’on dénombre encore des casseurs de pierres, des mineurs enfouis jusqu’au cou et des polisseurs de joyaux qui ont à peine 8 ans dans certains pays d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique et qui, donc, modèlent leurs 40% restants du côté positif.

Il semblerait que tous ces pays qu’on « classe » à tort ou à raison dans la catégorie « en développement » ou du « tiers-monde », auraient pas mal de choses à nous apprendre pour voir le bien et le beau un peu plus et partout. Pour illustrer la chose j’en reviens à ce qui était intelligemment dit par un chercheur américain en psychologie dans le doc The True Cost dont je vous parlais ici.

« Ce qu’on sait après 20 ans de recherches et des centaines d’études, c’est que plus les gens se focalisent sur des valeurs hyper-matérialistes, plus ils disent que l’argent et l’image, et le statut et les biens, sont importants à leurs yeux, moins ils sont heureux, plus ils sont déprimés et anxieux. Nous savons que tous ces problèmes psychologiques augmentent au fur et à mesure que les valeurs matérialistes augmentent. Cela vient contredire les milliers de message de publicité que reçoit notre cerveau. »


Encore une fois, à nous de trouver l’équilibre. Un peu de matérialisme et un peu de spiritualisme, ça devrait être pas mal pour se recentrer et ne pas, littéralement, se perdre.

Enfin sachez qu’à l’occasion du printemps de l’optimisme, le dernier sondage de Opinion Ways nous donne les 3 personnalités qui incarnent le mieux l’optimisme pour nous les Français et le tiercé est composé d’Omar Sy, Matt Pokora et de Jean d’Ormesson.
Pour ma part et en toute subjectivité, je donnerais la palme à celui qui est appelé « l’éternel optimiste », Mr d’Ormesson, et qui ressort systématiquement et indéniablement comme le Mr Bonheur de service. Ses nombreuses interviews, son travail et ses réflexions depuis plusieurs décennies autant que son beau regard d’azur et son large sourire le placent, pour moi, tout là-haut dans le classement.
Il n’y a qu’à voir les titres de ses romans, romans qui sont tous teintés d’une douceur certaine et d’une candeur optimiste en toute d’humilité : Ces moments de bonheur, ces midis d’incendie / Comme un chant d’espérance / Je dirai malgré tout que cette vie était belle…
L’idée n’étant pas, bien sûr, d’avoir un discours moralisaeur mais d’ouvrir la voie, chercher la prise de conscience et activer la balance de l’équilibre.

Pour méditer sur la chose et pour bien commencer la semaine, je vous laisse avec un passage d’une interview de Jean d’Ormesson qui était chez Laurent Delahousse et qui avait marqué beaucoup de monde. Le bonhomme y explique que malgré les catastrophes, le bonheur est partout. Attachons-nous donc aussi, un peu ou beaucoup, à la spiritualité car la joie et la tristesse, l’optimisme et le pessimisme, tous créent une symbiose indéniable :

« Je crois qu’il faut, non pas rire toujours et ricaner. Mais essayer de prendre avec une sorte de gaieté, même les catastrophes. La vie naturellement est une vallée de larmes. Elle est aussi une vallée de roses. C’est indiscernable, c’est une fête et c’est un désastre. »

Bonne semaine à tous et cherchez le Rose.

Partout.
xxx

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