Le Bien

Marche pour le climat : et après ?

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Il y a une quinzaine de jours, je participais à la Marche pour le climat, répondant à l’appel citoyen de Maxime dont le ton et l’objectif me plaisaient bien. En me dirigeant en métro vers l’Hotel de Ville, j’espérais fortement que plusieurs personnes ordinaires comme moi aient été soulevées par cet appel. C’est en entendant les conversations alentour que je pouvais mesurer l’ampleur de cet élan écologique qui se ressentait à travers les dires des uns et des autres. Deux semaines ont passé depuis cette marche verte. C’est un bon début, mais maintenant on fait quoi ?

Pourquoi une marche pour le climat ?

Force est de constater que beaucoup ont été saisis par l’urgence du sujet pour marcher ensemble le long des rues d’une ville qui n’appartient à personne. Pourquoi cette marche ? Sûrement pour rappeler qu’il est temps de ne plus faire comme si nous étions immortels, pour rappeler à tous qu’il est temps d’arrêter de se cacher derrière son petit doigt et se rémunérer aussi quelques chiffres qui font froid dans le dos et qui avancent bien plus vite que nous :

– On apprenait, il y a deux jours, dans Le Monde, qu’il n’avait pas gelé depuis 100 jours sur le Pic du Midi. Chose qui n’est jamais arrivée depuis que la météo existe ! ;
– 2018 est l’année record d’impacts de foudre ;
– L’été 2018 est le plus chaud de l’Histoire de France ;
– 100 000 km2 de terres, soit 3 Belgique en tout, disparaissent chaque année de la surface de la Terre ;
– Les ressources en eau potable par personne sont moins de la moitié de ce qu’elles étaient au début des années 1960 ;
– Les populations de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens et poissons ont décru de 59% entre 1970 et aujourd’hui.

Quand on a une vision holistique comme celle que je cultive et qui consiste à voir le Un dans son ensemble, impossible de ne plus se sentir concerné, ne serait-ce que pour sauver sa peau si on ne pense même pas à enfanter et voir plus loin. Pas besoin d’arborer une quelconque étiquette politique, si on veut bien vivre et envisager le long terme, cela n’a rien à voir avec telle ou telle forte gueule de l’Assemblée Nationale. C’est bien de réfléchir à comment survivre à la retraite ou comment faire fructifier les profits, encore faudrait-il arriver jusque là. Je suis toujours stupéfaite de cette vision courte-termiste, comme si nous avions affaire à de petits garçons qui mettent leurs mains sur leurs yeux dans la cour de l’école, sourires malicieux et mensonges en poche.

L’histoire du colibri

Cet été, je suis tombée sur une rediffusion d’un portrait de Pierre Rabhi dont j’avais déjà lu quelques livres mais auquel je ne m’étais jamais intéressée en détail. Souvent, je me demandais comment des hommes pareils peuvent rester aussi convaincus quand 1 seul homme compte pour si peu face à la puissance du nombre. A croire que Nicolas Hulot a répondu à mon questionnement craintif : il a jeté l’éponge.

Du moins, l’éponge politique qui, si on oublie le choc et la frustration de cet échec, nous rappelle aussi et surtout que le changement c’est Nous et le système c’est aussi Nous. Comme le disait très justement Pierre Rabhi dans ce documentaire, ce ne sont pas les grandes entreprises du Cac40 qui vont changer un modèle de business qui marche comme sur des roulettes. En revanche, c’est bien en devenant un client qui consomme différemment, un consomm’acteur, que leurs parts de marché fondront comme neige au soleil ou, devrais-je dire, comme glaciers sous effet de serre. Dans un tel contexte, ils comprendront aisément qu’ils devront changer leur fusil d’épaule. N’oublions pas que s’ils ne sont pas forcément tous convaincus par le bien de la planète, ils sont tous convaincus par le bien des chiffres.

La légende en veut pour preuve que c’est parce-que le colibri montre le chemin qu’il emmène la foule avec lui, même les plus sceptiques. Au final, cette légende a encore plus de sens que celui qui pourrait s’époumoner seul dans son coin. Voyons plutôt en lui un colibri prophétique, beaucoup plus fort et harassant, dont il faut suivre éperdument la voie.

Les initiatives à suivre, chacun à sa manière

Personnellement, il y a plusieurs choses en mode « green » que je fais automatiquement et qui ne sont pas des contraintes pour mon quotidien. C’est à partir de là que le challenge devient intéressant, justement quand il devient challenge. Par conséquent, je me suis dit, au lieu de consigner 3 kifs par jour ou l’émerveillement du jour dans un pot en verre, pourquoi ne pas faire la même chose en notant ce qu’on fait de bien au quotidien en pensant autant à la terre, qu’à Soi et qu’à l’Autre ?

Si l’on regarde le verre à moitié plein, one st obligé de constater que dans ce même élan, de nombreux mouvements prennent, d’autres grossissent et chacun essaie de se retrouver pour partager les bonnes idées. Rester positif est primordial pour ne pas sombrer dans le fatalisme écologique ou dans le positivisme extrémiste. La culpabilité, le mélenchonisme ou toutes ces choses trop extrêmes en -isme n’ont pas lieu d’être car l’Histoire a prouvé, à maintes reprises, que seul l’équilibre est la voie de la réussite, et ce, pour n’importe quel sujet. A nous de nous accorder de ce qui nous semble adéquat, utile et réalisable pour faire du mieux que l’on peut.

Je ne serai pas celle qui vous jette la pierre mais j’aime à penser qu’un geste après l’autre, l’engouement collectif nous sauvera de l’individualisme néfaste. Pêle-mêle, je vous donne ainsi quelques initiatives qui ont le mérite d’avoir été posées. Autant faire vivre celles qui résonnent le plus en nous.

– Privilégier la marche ou le vélo pour les trajets courts ;
– Acheter des produits bio autant que possible ;
– Trier le verre, plastique et carton ;
– Utiliser un moteur de recherche utile : Ecosia, par exemple, s’engage à planter des arbres à chaque requête…
– Soutenir une asso en jouant sur son téléphone ou sa tablette ;
– Donner ses vieux livres dans une boite à livres ;
– Faire ressemeler mes chaussures ;
– Acheter du papier toilette compact ;
– Acheter les fruits et légumes en circuit court ;
– Courir pour une association ;
– Refuser la fast-fashion autant que possible ;
– Ramasser les déchets dans les villes lors de journées dédiées ;
– Réduire sa consommation de viande ;
– Sauvegarder la biodiversité : ex Un toit pour les abeilles ;
– Devenir un entrepreneur du changement…

Si le sujet de l’écologie commence, comme moi, à vous titiller, il y a 1001 possibilités de suivre ce nouvel élan. Vous pouvez rejoindre la page Facebook lancée à la suite de la Marche pour le Climat où tout le monde échange des solutions citoyennes et parfois même politiques afin de devenir un autre petit colibri. Il y a aussi les blogs green, écolos de toutes ces filles positives et engagées. Et puis, je vous prépare également un petit quelque chose sympa, histoire de vivre mieux en toute conscience….

Alors, vous aussi, vous voulez voler tel un colibri
?

 

★ Les blogs Green ★

Mango and Salt
Banana Pancakes (ma copine Julie avec qui on a organisé un concours Instagram cet été )
L’atelier Green
Green Me Up
Echos verts
Take It Green
Friendly Beauty
BioBeauBon
Mamzelle emie

 

 ★ La légende du colibri ★

Audrey
written by: Audrey
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