novembre 2017

Le Beau

Un court séjour à Prague en hiver

voiture-prague-pont-charles copy
views
402

Si vous me suivez sur Instagram, vous avez probablement vu passer quelques photos aux couleurs hivernales de la ville aux 100 clochers. Il y a quelques temps, je me suis octroyée quelques jours de pause à Prague. Un break de saison. Un break photographique, seule, juste pour explorer la capitale tchèque en long et en large à la recherche des meilleurs angles et des plus jolies lumières. 
Etant une vraie fille du Sud qui vibre aisément face aux couleurs des capitales ensoleillées, je suis tout aussi émerveillée par les villes du Nord en l’hiver. L’ambivalence de ma personnalité fait que j’adore aussi cette saison. L’hiver est la saison idéale pour visiter ces villes enchanteresses et c’est encore mieux si elles sont cernées de brume ou envahies de neige.

cygnes au bord du fleuve de Prague

 

ponts-prague 

Voyager jusqu’à Prague

J’ai organisé mon départ sur un coup de tête.
Ayant reçu du nouveau matériel photo, j’ai eu envie de m’accorder quelques jours dans un endroit particulièrement photogénique pour tester tout cela. Je voulais également que la destination choisie soit nouvelle pour moi, plutôt économique, belle en terme d’architecture et pas trop éloignée de Paris. Par ailleurs, j’avais tellement d’autres préoccupations à ce moment-là que pour la première fois je suis passée par une société pour un voyage clé en main (vol + hôtel), en l’occurrence Vente Privée.

le fleuve vltava de prague

 

 

 

 

Prague est à 1H45 de vol de Paris. Une fois le pied posé sur le sol tchèque, en moins d’une demi-heure vous êtes dans le centre de la capitale. 
Autant dire que l’embarquement jusqu’à Charles de Gaulle est bien plus contraignant !
Pour rejoindre le centre ville, il y a divers transports en commun mais je vous conseille vivement de réserver à l’avance une voiture partagée qui vous amène jusqu’à la porte de votre hôtel. Le prix est dérisoire et il n’y a rien à redire sur ce service.
N’oubliez pas que vous arrivez dans un pays qui ne parle pas du tout votre langue et qui n’utilise pas votre monnaie. Faciliter le premier contact dans un pays étranger est toujours de très bonne augure pour la suite.

immeuble-prague
compo-biscuits-prague

Que voir sur place ?

Une fois les affaires posées à l’hôtel, je n’aime pas du tout que mes séjours soient rigidement organisés quand je m’apprête à découvrir de nouvelles contrées. En général, je pars avec Google Map, mon appareil photo et je suis le flot des gens dans la ville.
C’est littéralement la curiosité et l’intuition qui me guident. Parfois un détail me fait aller à droite, un bruit me fait continuer tout droit et je me retrouve facilement à parcourir une quinzaine de kilomètres chaque jour.
Prague est un ville attachante, historiquement et culturellement riche pour ceux qui apprécient ces côtés-là. Ils sont quasiment intarissables. C’est une vraie ville typique de l’Est qui nous rappelle son histoire au gré des différents courants architecturaux que l’on remarque, parfois avec ironie.
Il y a des nuances de couleurs infinies sur les façades du centre historique. Et des ponts partout qui nous permettent d’enjamber facilement son fleuve aussi long qu’imprononçable, le Vltava.

pont-prague-statue

rue-couleurs-prague

 chevaux-tramway-prague

 La rive gauche

panorama-prague

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pont-charles-prague

Il est très facile de se déplacer à Prague. Personnellement j’ai privilégié la marche à pied pendant 5 jours mais le réseau de transports en commun est facilement utilisable. La rive gauche et son quartier Malà Strana est l’endroit le plus charmant de la ville, en tout cas celui que j’ai préféré et où je suis retournée plusieurs fois. Véritable village, il est possible de s’y balader une bonne journée et d’apprécier toute la quiétude qui s’en dégage. Beaucoup d’ambassades sont nichées ici dans de belles demeures d’époque, ce quartier étant le 2e construit après la Vieille Ville de Prague.

balade-prague

 
A voir :
Mur John Lennon
Château de Prague
Tour Petrin
Vysehrad
Le musée Kafka
Le quartier de Mala Strana
L’église St Nicolas (pour moi la plus majestueuse des 99 autres qui composent la capitale)
La fondation Kampa d’art contemporain
Et le Mandarin oriental parce-qu’il ne faut rien se refuser ! (je m’arrête un moment dans chaque Mandarin Oriental des villes que je visite)

devantures-prague

La rive droite de la ville

pont-charles-prague-ciel

La rive droite de la ville abrite le quartier de la Vieille Ville qui fut le tout premier construit. Il y a un amoncellement de petites rues aux façades typiques et colorées et à chaque coin de rue une merveille historique qui est souvent une église ou une cathédrale. Le clementinum (qui est malheureusement fermé jusqu’en 2020 pour cause de rénovation), l’horloge astronomique de l’hôtel de Ville, la place de la République ou le couvent St Agnès ne sont que quelques exemples des édifices sur lesquels vous pouvez littéralement tomber nez à nez. je ne vous parle même pas du fameux Pont Charles, emblème de la ville comme l’est notre chère Tour Eiffel à Paris. Été comme hiver, ne cherchez pas, il est impossible de prendre une photo de ce point sans un touriste dessus. Si vous êtes comme quoi, têtu, rabattez-vous sur une affiche de la ville 😉

rue-colorees-prague
Prague est aussi une ville qui a souffert. Le quartier Josefov en est la preuve vivante. Depuis toujours, le quartier juif de Prague a vu et subi l’Histoire de plein fouet jusqu’à nos jours. 
Si vous souhaitez exploiter ce pan de la ville, il y a de nombreux monuments, synagogues et musées à visiter. Pour ma part j’ai consacré une journée entière à la visite du camp de concentration et ghetto de Terezin. Je suis passionnée d’Histoire et j’ai profité de cette occasion pour aller « au fond des choses ». 
Quoiqu’il en soit si c’est cette partie de la ville que vous souhaitez exploiter, pas besoin forcément de vous enfoncer dans la campagne tchèque comme je l’ai fait. La visite du quartier juif inclut un tour complet de 6 sites qui ont marqué cette période…
Après cela, je vous conseille un arrêt bien mérité dans un des nombreux coffeeshop de la ville pour y déguster un gâteau du coin si le coeur vous en dit.

compo-prague-fleurs

Les 10 choses à faire à Prague en hiver

Je ne regrette absolument pas d’avoir choisi l’hiver pour partir à la découverte de cette ville. Cela confirme mon intérêt pour ces villes qui ont un caractère encore plus fort une fois leurs vêtements d’hiver revêtis. Si vous aussi, vous vous décidez à partir à Prague en hiver voici une petite liste de 10 choses à faire impérativement pendant cette saison : 

  • Visiter Prague en calèche emmitouflée dans une bonne couverture relève du vrai film romantique mais ça provoque toujours son petit effet.
  • Explorer la ville un vin chaud épicé à la main.
  • Prendre ses jambes à son cou et monter les x marches du Parc de Letna pour voir la suite des ponts bien alignés sur le fleuve embrumé.
  • Monter jusqu’au château de Prague qui date de 880 et prendre un verre ou déjeuner sur la terrasse d’un des restaurants en contemplant le panorama.
  • Traverser le Pont Charles au crépuscule quand la ville n’est pas encore réveillée et que la brume du fleuve s’élève dans les airs (peut-être que vous aurez un peu de chance…).
  • Goûter le Trdelnik cuit sur des braises et rempli de glace à la vanille. C’est LA pâtisserie qui est vendue à tous les coins de rue !
  • Laisser une trace de soi sur le mur John Lennon.
  • Se laisser porter en traversant la ville à bord d’un des tramways old school du réseau tchèque.
  • Partir en quête des plus jolies marionnettes en bois pour Noël. 
  • Et bien évidemment aller écouter un des nombreux concerts de musique classiques qui se jouent tous les jours dans les nombreuses églises de Prague, et si possible du Vivaldi.

vitrines-prague

L’objectif du séjour ayant été de faire un break hivernal pour faire de la photo, encore et encore, je ne suis absolument pas déçue de la destination choisie. Prague regorge de petites et grandes merveilles qui nous forcent à bien ouvrir les yeux que l’on soit encombré de matériel ou juste prêt à s’émerveiller, gants et chapka de sortie.
Si vous prévoyez de partir, je ne peux que vous conseiller le site du Routard qui m’avait pas mal éclairé sur la ville avant de faire mon choix et dont les différents services que j’ai utilisés se sont avérés très biens. 
Pour le reste, si j’ai réussi à vous transmettre un peu de la beauté de cette ville, alors je n’en suis que plus ravie !

prague-pont-charles

graphiti-prague

prague-coucher-soleil

Le Bien

Feng-shui et psycho, suite et fin

elements-bazi-feng-shui
views
519

Bienvenue dans cette deuxième partie qui traite de l’analyse psycho feng-shui de mon appartement. Il était temps, non ?!  Après vous avoir laissé plusieurs semaines sans vous raconter la suite de cette expérience feng-shui, je prends enfin le temps de me poser. En même temps, j’avais une très bonne raison étant donné que, si vous me suivez sur IG, vous avez pu voir que j’ai arpenté les rues de Prague pendant près d’une semaine donc je cours après le temps. 

Mais revenons-en à nos moutons ! Rappelez-vous, dans la première partie, je vous avais expliqué ce qu’était cette nouvelle pratique de feng-shui et comment s’était déroulée ma séance avec la praticienne Carole Pillet. Quinze jours plus tard, je me suis donc dirigée d’un bon pas jusque chez elle, impatiente de connaître les conclusions de notre premier rendez-vous et les solutions à mettre en place pour ré-équilibre et optimiser les énergies de mon habitation.

L’importance du thème Bazi dans le psycho-feng shui

Lorque je suis arrivée, Carole m’a tendu un document d’une douzaine de pages qui résumait ses commentaires et ses conclusions par rapport à ma problématique psycho et feng-shui. La première partie de l’analyse développait mon thème Bazi, science développée par les sages chinois qui date de plusieurs millénaires. Le Bazi permet de dresser le portrait énergétique d’une personne, ce qui lui fait prendre conscience de ses forces et faiblesses et donc des actions à mettre en place.
Le Bazi est composé des 5 éléments : Terre, feu, Métal, Eau et Bois, du Yin et du Yang ainsi que les animaux de l’astrologie chinoise. Chaque élément représente aussi les axes de lectures suivants : Richesse, Influence, Amis, Production et Ressource et sont analysés différemment selon leur association avec le Yin ou le Yang.  

Si vous êtes comme moi, friand(e) de ce « genre » de sciences, je vous conseille vivement de faire faire votre thème Bazi, une analyse qui va se baser sur votre date, heure et lieu de naissance.
Evidemment, je ne vais pas vous faire le résumé complet de mon thème car cela n’intéresserait personne mais les conclusions qui en ressortent sont assez flagrantes et criantes de vérité. 80% de mon thème est composé de seulement 2 couleurs, le vert et le bleu qui représentent le Bois et l’Eau et n’a pas du tout d’élément Feu. Je me demandais pourquoi j’avais choisi d’instinct cette thématique sur mon feed Instagram, maintenant je comprends mieux ! Et sur 5 piliers, 4 sont Yin (féminin) quand la moyenne est de 3. Pas très équilibré tout cela…

Selon les chinois, c’est avec le thème le plus équilibré possible que l’on arrive au bonheur. Mon thème « Eau » étant noyé par le Bois (créativité, écriture, projets, travail, intelligence, nature, animaux, enfants…) doit être rééquilibré par plus de sociabilité, de mouvements, de voyages et d’Eau sous toutes ses formes (les racines du Sud qui ressortent !).

Enfin, sachez que depuis le jour où nous sommes nés, nos piliers sont inéchangeables car régis par notre jour de naissance qui est lui-même unique. Mais ils sont aussi influencés par des périodes de 10 ans chacune, qui nous sont plus ou moins bénéfiques en fonction des éléments qui composent ces périodes. C’est tout l’art de s’adapter et d’un « équilibre » à cultiver.

 

L’analyse feng-shui du lieu

J’ai choisi l’appartement où je vis pour son côté atypique. Il est en « L » et il n’y a littéralement aucun mur droit et des courbes dans tous les sens. La révélation de son année de construction a été aussi secrète que ce qu’il est original. Carole a mis plus de 3 semaines à écumer les différents bureaux administratifs de la ville pour découvrir que les premières pierres de cet immeuble montmartrois ont été posées en 1878 ! Tellement secret qu’elle a aussi découvert que des Juifs avaient été cachés dans nos caves pendant la Seconde Guerre Mondiale. 

La carte énergétique

Carole m’a remis le plan de mon appartement gribouillé de différentes combinaisons de chiffres. Ceci représente la carte énergétique feng-shui de l’habitation, carte qui a été calculée en fonction des coordonnées géographiques et des informations de construction. On peut y voir les 4 points cardinaux ainsi que les sous-points cardinaux (S-O, S-E, N-O, N-E…) et le centre de gravité de l’appartement. A quelques centimètres près, je me retrouvais avec un centre de gravité hors de mes murs ! Sachez que si c’est le cas pour vous, cela signifie que votre habitation ne sera qu’un lieu de passage et de transition dans votre vie. 
Le centre de gravité doit être laissé libre pour que les énergies se promènent en toute tranquillité et sans encombre. Il est ultra-important. 

Exemple d’actions à mettre en place 

tabouret charpoy de jamini

Ensuite, chaque pièce et chaque façade sont analysées et donnent cette fameuse suite de combinaisons de chiffres. Chaque chiffre a une signification différente en fonction de la combinaison dans laquelle il se trouve. 

Je ne vais pas vous faire le détail complet de « mon chez Moi » mais je vais prendre en exemple l’analyse feng-shui du salon et plus particulièrement du côté « mur bleu-vert » qui est orienté en Sud-Ouest. La combinaison des chiffres explique que cet espace est déjà trop nourri par l’élément Eau et sa couleur n’arrange pas les choses. Comme il est hors de question que je change de couleur vu que je l’adooooooore, il va falloir mettre en place différents outils pour remédier à cela.
Notamment enlever le petit bar à whisky 😉 et si possible rajouter une plante « qui boit toute cette eau qui déborde ». J’avoue que  les plantes ce n’est vraiment pas mon truc. Je peux compenser par quelques fleurs séchées comme des hortensias mais vu que je suis une bonne élève, j’ai regardé de plus près l’offre « jungle ». Et pour ce faire, je me suis inspirée de Pinterest et notamment de mon tableau déco où j’avais déjà compilé plusieurs inspirations. 

 

Inspirations pinterest pour des plantes feng-shui

 

Ce secteur S-O qui est aussi en nombre « 1 » représente en particulier les relations, quelles qu’elles soient. Pour favoriser cet « aspect »,  il faut donc faire de cet espace un lieu encore plus cocooning et douillet. De ce point de vue-là, la couleur du mur est idéale car c’est un bleu-vert qui apaise. Mais pour rendre cet espace encore plus agréable, il faudrait peut-être en faire également un coin lecture. Ce qui tombe plutôt bien vu que j’ai dans l’idée de déplacer le tabouret Jamini et mettre un fauteuil à côté de la grande bibliothèque mais j’hésite encore entre les 3 dessous….

fauteuil type Acapulco maisons du monde

Fauteuil en rotin compagnie française de l'orient de la chine

fauteuil en lin la redoute intérieurs

Vous l’aurez compris, Carole Pillet intervient en fonction d’une problématique un peu « psy » et grâce à ses outils de magicienne du feng-shui, elle vous donne des actions à mettre en place pour favoriser un apaisement ou carrément une résolution. L’art du feng-shui réside également dans le fait de ne pas accumuler trop de choses car l’énergie doit circuler le plus possible et de la meilleure façon qu’il soit. Pour ceci il faut éviter de garder des choses et objets qui nous sont néfastes ou offerts par des personnes avec qui il y a, ou aurait eu, des conflits car cela engendre de nombreuses ondes négatives et pollue l’énergie ambiante.  C’est donc l’heure de trier et de réorganiser l’espace !
Serait-ce le début du minimalisme ? Peut-être n’y a-t-il qu’un pas ? Affaire à suivre…

…………………

 

Le Bien

Relancer les dés et être bien

photo-thailande-mer
views
747

En ce moment, autour de moi, il y a un mouvement infini.
Il paraît qu’en astrologie nous sommes à la fin d’un cycle qui a pas mal chamboulé. Ca bouge encore un peu histoire de bien remettre tout en place pour démarrer un nouveau cycle et être bien. Vous en êtes là vous aussi ?
En tout cas dans ma sphère, qu’elle soit personnelle ou professionnelle, c’est ce qui se passe et ça balance pas mal. Certains quittent tout pour faire le tour du monde, d’autres disent stop à quasi vingt ans de marketing endiablé, ou d’autres encore ne s’y retrouvent plus et cherchent encore. En tout cas chacun à leur manière, ils sortent de leur zone de confort pour rebattre les cartes et trouver une partie qui leur sied mieux.

Lorsque je vous racontais, dans le post La lecture cette tendre amie, qu’il y a certaines prises de conscience qui vous permettent de faire le point et certaines de changer carrément de chemin, je voulais en venir à cela. Je ne sais pas si ce thème est générationnel et ne touche que cette fameuse tranche de la population appelée Y, génération Y dont je fais partie. Nous avons connu le Avant-Internet, la naissance d’Internet et nous sommes déjà si éloignés des Millenial qui sont nés dedans…Sociologiquement parlant, le sujet est grandiose.
Ca ressemble à une petite crise de la quarantaine en avance. Une crise qui aurait des contours digitaux et qui se baladerait pour toujours dans des montagnes russes. Il n’y a plus de station terminus. On est en mouvement, chassant l’instabilité et y retournant sans cesse. Gare à celui qui aime le confort plan-plan. Mieux vaut aimer le changement et ne pas craindre l’instabilité. Notre génération doit composer avec des acquis, des valeurs et une éducation reçus durant une période qu’on appelle déjà le siècle dernier et les adapter à une société qui n’est déjà plus celle pour laquelle nous avons été préparés.

C’est une conversation qui revient souvent autour de moi. Pas toujours sous la même forme, avec des personnes de milieu et d’expériences différentes et pourtant avec la même conclusion. Une conclusion banale et terre-à-terre : on a perdu le fil, alors il est temps de ralentir, de réaligner et d’être bien.
Avec quelques décennies dans les dents, on fait un petit bilan et on voit mieux toutes les perspectives. Celles de derrière et celles qui nous tendent les bras pour la suite. On comprend mieux la structure, les tenants et les aboutissants de ce concept qui s’appelle « Vie ». Et il y a alors une volonté de relancer les dés en se disant « Eh oh maintenant c’est bon. Stop tout ça ! L’ego, les titres ronflants, la société qui va trop vite, j’aimerais juste « être bien ». Bref il faut composer.

On peut y aller à coup de Hygge, de slow life, de yoga, de Respire, de Happinez, de Psychologies Magazine, de méditation, de voyages initiatiques, de vote insoumis, de « je quitte tout et je pars m’installer dans les montagnes (russes ?) », de detox digital, de jeûne, de développement personnel, de smoothies en tout genre, de consommation équitable, de blog qui sentent bon les initiatives joyeuses….bref on compose. Chacun à sa manière pour être bien.

Personnellement j’ai relancé les dés en me disant que je m’étais trompée de route professionnelle. J’ai fait le point sur ce qui me faisait rêver quand j’étais plus jeune en y donnant le crédit que cela méritait et j’ai comparé le tout avec l’endroit où j’étais à un certain « Instant T ». 
A ce moment-là, je ne me suis pas dit que je m’étais trompée ou que j’avais échoué. Je ne voulais juste plus travailler pour la futilité dans le seul but d’avoir un salaire confortable pour accumuler, mais plutôt mettre mes capacités au service de choses qui me font vibrer si possible en faisant le Bien. J’ai aussi compris que ce n’était pas parce-que l’on était bon dans quelque chose que ce quelque chose était forcément fait pour nous ou du moins fait pour toujours. Que l’on appartient pas à une seule case et qu’il faut défendre cela avec force et vigueur. 
J’ai aussi compris que c’était peut-être les dix dernières années qui m’avaient donné la force de recommencer et la maturité nécessaire pour m’assumer en tant que « Moi, je ». Donc, NON, il n’y a pas d’échec parce-que tout ce que l’on apprend nous sert, toujours. A un moment ou un autre on en a besoin et c’est bien là toute la magie des choses. Que Mandela était visionnaire quand il disait : « Je ne perds jamais, soit j’apprends soit je gagne ».
Bref j’ai appris, j’ai pris conscience, j’ai réajusté en relançant les dés et j’ai déjà gagné.

Et vous, vous avez relancé les dés pour être bien?